Le bien commun de notre Pays passe par le fait de réguler l’immigration

mardi 12 janvier 2016
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Le bien commun de notre Pays passe aussi par le fait de réguler l’immigration

Le phénomène migratoire pose un sérieux problème culturel, auquel on ne peut se dispenser de répondre



Extraits du discours du pape François devant les représentants du Corps diplomatique réuni à Rome à l’occasion des voeux :

« [...] À Philadelphie, à l’occasion de la Rencontre mondiale des familles, comme aussi au cours du voyage au Sri Lanka et aux Philippines et avec le récent Synode des Évêques, j’ai rappelé l’importance de la famille, qui est la première et la plus importante école de miséricorde, où l’on apprend à découvrir le visage affectueux de Dieu et où notre humanité grandit et se développe.

Malheureusement, nous connaissons les nombreux défis que la famille doit affronter en ce temps, où elle est « menacée par les efforts croissants de certains pour redéfinir l’institution-même du mariage à travers le relativisme, la culture de l’éphémère et un manque d’ouverture à la vie » [ Rencontre avec les familles, Manille, 16 janvier 2015].

Il y a aujourd’hui une peur diffuse face au caractère définitif que la famille exige et en font les frais surtout les plus jeunes, souvent fragiles et désorientés, et les personnes âgées qui finissent par être oubliées et abandonnées. Au contraire, « de la fraternité vécue en famille, naît (…) la solidarité dans la société » [ Rencontre avec la société civile, Quito, 7 juillet 2015.], qui nous porte à être responsable les uns des autres. Cela est possible seulement si dans nos maisons, de même que dans nos sociétés, nous ne laissons pas se sédimenter les peines et les ressentiments, mais donnons place au dialogue, qui est le meilleur antidote à l’individualisme si largement répandu dans la culture de notre temps. [...]

Les personnes ne sont plus perçues comme une valeur fondamentale à respecter et à protéger, surtout celles qui sont pauvres ou avec un handicap, si elles “ne servent pas encore” – comme les enfants à naître -, ou “ne servent plus” – comme les personnes âgées. Nous sommes devenus insensibles à toute forme de gaspillage, à commencer par le gaspillage alimentaire, qui est parmi les plus déplorables, quand il y a de nombreuses personnes et familles qui souffrent de la faim et de la malnutrition. [...]
[J]e voudrais dédier une pensée spéciale à l’Europe. En effet, au cours de l’année passée, elle a été concernée par un flux important de réfugiés – beaucoup d’entre eux ont trouvé la mort en essayant de l’atteindre –, qui n’a pas de précédent dans son histoire récente, pas même à la fin de la seconde guerre mondiale. Beaucoup de migrants venant de l’Asie et de l’Afrique, voient dans l’Europe un point de référence pour des principes comme l’égalité devant le droit et les valeurs inscrites dans la nature même de tout homme, dont l’inviolabilité de la dignité et de l’égalité de chaque personne, l’amour du prochain sans distinction d’origine ni d’appartenance, la liberté de conscience et la solidarité envers ses semblables. [...]

En affrontant la question migratoire, on ne pourra pas négliger, en effet, les aspects culturels connexes, en commençant par ceux qui sont liés à l’appartenance religieuse. L’extrémisme et le fondamentalisme trouvent un terrain fertile, non seulement dans une instrumentalisation de la religion à des fins de pouvoir, mais aussi dans le vide d’idéaux et dans la perte d’identité – aussi religieuse – que connaît dramatiquement l’Occident. D’un tel vide nait la peur qui pousse à voir l’autre comme un danger et un ennemi, à se refermer sur soi-même en se retranchant sur des positions préconçues. Le phénomène migratoire pose donc un sérieux problème culturel, auquel on ne peut se dispenser de répondre. L’accueil peut donc être une occasion propice pour une nouvelle compréhension et ouverture d’horizon, tant pour celui qui est accueilli, lequel a le devoir de respecter les valeurs, les traditions et les lois de la communauté qui l’héberge, que pour cette dernière, appelée à valoriser tout ce que chaque immigré peut offrir à l’avantage de toute la communauté. [...] »

Pape François

Source :

vatican

Marion Maréchal-Le Pen : le bien commun passe aussi par le fait de réguler l’immigration

Marion Maréchal-Le Pen réagit sur LCI aux propos du pape François sur les réfugiés dans ses vœux au corps diplomatique :

« Je ne suis pas contre le fait d’accueillir des réfugiés mais des réfugiés réels. Or, force est de constater qu’une grande partie d’entre ne sont pas de réels réfugiés.

Le droit d’asile est dévoyé (...) Maintenir le droit d’asile et le réformer de telle manière qu’il bénéficie à des réels réfugiés politiques, oui. Mais faire du droit d’asile une espèce de droit universel à l’accueil de l’ensemble des populations du monde entier qui ne viennent pas de l’Union européenne, là ça devient complètement délirant.

Quand on est catholique, on recherche le bien commun. Je crois que le bien commun de notre pays passe aussi par le fait de réguler l’immigration »

Philippe Carhon

Posté le 12 janvier 2016 par le salon beige

Source :

le salon beige