Aux Invalides, la Nation a rendu hommage aux 13 militaires morts pour la France

jeudi 5 décembre 2019
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Aux Invalides, la Nation a rendu hommage aux 13 militaires morts pour la France



(Source : Ministère des Armées).

« S’inscrivant dans la continuité du roi Henri III, qui en 1575, avait fondé la « Maison Royale de la Charité chrétienne », une oeuvre hospitalière réservée aux militaires infirmes, Louis XIV sensible au triste sort de ses soldats tombés dans la misère décide, dans un geste d’humanité, la construction de l’Hôtel des Invalides. La Solidarité nationale sera désormais une valeur étatique.

Ainsi, selon l’édit royal du 12 mars 1670 l’Institution sera destiné aux militaires âgés, blessés ou inaptes à la guerre, afin que tous « ceux qui ont exposé leur vie et prodigué leur sang pour la défense de la monarchie (…) passent le reste de leurs jours dans la tranquillité ».

Ce sera un lieu de vie avec sa manufacture de confection d’uniformes, son hospice pour les retraités, son hôpital militaire et en son coeur : son église.

Plus de trois siècles d’Histoire de France habitent ses murs. Sous la voûte céleste de la nef, tourné vers le Ciel, le passé nous contemple avec ces étendards pris à l’ennemi sur les champs de batailles. Au moment de la messe, autour de l’autel, tourné vers Dieu, le douloureux présent avec ces militaires en fauteuil roulant poussé par des bénévoles de Malte ou de la Croix Rouge. Mais, lorsqu’ils sont mariés, les soldats infirmes « tombés » en opération peuvent compter sur le solide soutien de leurs affectueuses épouses toujours « debout », restées fidèles au serment du mariage de vivre « pour le meilleur et pour le pire » dans les épreuves et les blessures de la vie.

Dans la cathédrale, on y entend de belles homélies, on y célèbre de beaux mariages et on s’y retrouve pour les hommages nationaux. Le 14 juin 2012, devant le nouveau et l’ancien Président de la République, Mgr Luc Ravel, évêque aux Armées, célèbre une messe pour 4 militaires tombés au Champ d’honneur en Afghanistan, il prononce une homélie en rappelant un témoignage de la Grande Guerre : « Il y a quelques mois, un aumônier m’envoyait des lettres de son grand père, écrites entre le 6 août 1914 et le 8 octobre 1914, jour où il meurt pour la France, laissant une femme et une toute petite fille. J’y trouve ces mots où s’entendent déjà le grondement des canons : » Je ferai tout ce qu’il faut pour être fort… Il faut être énergique et surmonter ses peines, comme tu le feras toi aussi, douce chérie, car ton devoir est aussi noble à remplir que le mien. « Deux jours plus tard, il complète : » si je ne te reviens pas demain, je partirai faire mon devoir avec toi sur mon cœur, ne te quittant pas un instant de ma mémoire. « » Par ces mots, femmes de France, tout est dit de ce que pensent vos militaires chéris. S’ils appartiennent à la Nation par leur état, s’ils savent s’arracher à votre tendresse pour une aventure incertaine, si leur attention se concentre sur les ordres, leur amour les porte vers vous. Si leur vie est à la France, leur cœur est à vous. Et personne n’oublie que certaines d’entre vous affrontent les mêmes risques. L’Armée ne vous les prend pas. Ils donnent leur vie. Ils osent prendre un rude chemin, celui de l’action. Ils ne veulent pas assister impuissants à la débâcle de l’humanité.

Le maréchal Lyautey écrivait : « il y a deux catégories d’êtres, ceux qui absorbent, les parasites, ceux qui rayonnent, l’élite. » Et rayonner comporte toujours un risque : ici, il est mortel. Avec l’amour, Femmes de France, le goût du risque habite le cœur du soldat. " »

Nicolas Chotard,

Président des Lys de France,
Trésorier de la Chouannerie du Maine,
Administrateur du Bal de la Saint-Nicolas.

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