Corruption et désinformation dans le domaine de la santé : l’exemple de l’étude publiée dans « The Lancet »

dimanche 7 juin 2020
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Corruption et désinformation dans le domaine de la santé : l’exemple de l’étude publiée dans « The Lancet »



« Le 22 mai, The Lancet, – un des plus grands journaux médicaux du monde, avec le New England Journal of Medecine –, publie un article signé par 4 scientifiques affirmant, sur la base des dossiers médicaux de plus de 96 000 malades du Covid-19 provenant de 617 hôpitaux, que non seulement le traitement proposé par le Pr Didier Raoult, – l’hydoxychloroquine associée à un antibiotique –, n’a aucun effet, mais qu’il est même extrêmement dangereux, provoquant une surmortalité parmi les patients par rapport aux groupes témoins.

Immédiatement, cela déclenche une réaction planétaire. L’OMS arrête les études en cours sur ce traitement, notre Ministre de la Santé Olivier Véran suspend l’autorisation de donner ce traitement et … Donald Trump arrête de prendre de l’hydoxychloroquine à titre préventif ! Pendant une semaine, on entendra de nombreux spécialistes nous vanter la qualité de cette étude, et ceux qui auront quelques doutes, comme Philippe Douste-Blazy, se feront fustiger, entre autres par Laurent Alexandre (qui l’a traité de « Trump de la médecine »).

Mais les données sont bizarres. Les auteurs prétendaient par exemple avoir accès aux dossiers de 65 000 malades aux USA, alors qu’il n’y en avait à l’époque que 67 000 dans tout le pays. Un « exploit » impossible. Autre impossibilité évidente, il y avait autant de diabétiques parmi les dossiers médicaux venant d’Asie que dans ceux provenant des USA, alors qu’il y avait quatre fois plus de personnes en surpoids parmi les américains… Etc. etc.

D’où venait ces fabuleuses données ? D’une petite société inconnue, Surgisphere, dirigée par le Dr Sapan Desai, l’un des 4 auteurs, qui vante sur son site le logiciel d’intelligence artificielle qui lui permet de tirer des conclusions à partir des dossiers médicaux qu’il dit avoir réussi à obtenir de 1 200 hôpitaux à travers le monde, avec lesquels il aurait passé des accords de confidentialité. Un outil unique au monde au service du progrès de la médecine ? …

Face à cette intox cautionnée par des « comités de lecture » prestigieux, Didier Raoult ne se laissa pas impressionner. Il osa dire, dès le 26 mai, – ce qui était très grave pour lui si c’était inexact (de nombreux scientifiques l’insultèrent pour cela, allant jusqu’à le traiter de « m… » sur twitter) – que l’étude était « foireuse » et que les données médicales sur lesquelles reposait cet article étaient forcément fausses, qualifiant ses auteurs de « pieds nickelés ».

Mais la vérité est encore bien plus incroyable qu’il ne pouvait l’imaginer ...
Il faut saluer ici le rôle des réseaux sociaux qui ont permis une enquête rapide sur la société Surgisphere : elle n’a reçu aucun des prix scientifiques qu’elle prétend avoir reçus ; elle affirme avoir 6 puis … 3 salariés, alors qu’il faudrait en avoir des centaines pour récolter toutes les données qu’elle prétend avoir obtenues. Et le plus beau reste à venir : la Directrice scientifique… n’a jamais publié d’articles scientifiques, mais uniquement des contes pour les enfants ! Quant à la Directrice commerciale, c’est une actrice porno en activité !

Hier soir, trois des auteurs de l’article ont demandé au Lancet de retirer cet article sans attendre le déshonneur que celui-ci le fasse de lui-même, le seul restant étant le Dr Sapan Desai, fondateur de Surgisphere. Juste après, le New England Journal of Medecine a lui aussi retiré deux autres articles (dont un nous vantant un médicament pour le traitement du Covid-19) publiés par la même équipe.

Cette incroyable affaire pose de nombreuses questions :

• On ne fera croire à personne que ces pieds nickelés ont pu monter seuls la fraude scientifique du siècle avec 96 000 faux dossiers médicaux. Comme le dit Philippe Douste-Blazy, « Ils ont été instrumentalisés ». Mais par qui ?
• Selon le Dr Jean-François Lemoine : « The Lancet a été payé pour passer cette étude sur l’hydroxychloroquine ». Mais par qui ?
• Pourquoi a-t-il fallu que ce soit des investigateurs amateurs sur Twitter qui montrent le vrai visage de Surgisphere alors que la France et les autres pays possèdent des services de renseignement capables de faire la même chose en quelques minutes ?
• Pourquoi le monde scientifiques n’a-t-il pas réagit quand le Pr Raoult a souligné que le pourcentage de diabétiques, de cardiaques, de fumeurs, etc… était anormalement le même dans les échantillons provenant de chaque continent ?
• Pourquoi une étude négative, certes publiée dans un grand journal, a-t-elle amené à supprimer immédiatement l’autorisation de traiter, alors que beaucoup d’études positives ne débouchent pas sur une promotion du traitement ?
Il y a 10 jours encore, un grand épidémiologiste américain a publié une étude (très sérieuse, elle) dont la conclusion est absolument sans appel en faveur du traitement du Pr Raoult : « Il faut rendre largement accessible ce traitement et le promouvoir pour inciter les médecins à le prescrire ».

Tout le contraire de ce que font les autorités françaises depuis 3 mois… »

Jean Staune

Source : Sélectionné par Association Marie de Nazareth


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