14 juillet la prise de la Bastille : un mensonge républicain

jeudi 14 juillet 2016
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14 juillet 1789 : la prise de la Bastille, un mensonge républicain



« Le 14 juillet, la prise de la Bastille est un mythe républicain. Les Français n’étaient ni révolutionnaires, ni républicains : « Nous n’étions peut-être pas à Paris dix républicains le 12 juillet 1789 » Camille Desmoulins

Avant 1789 tous les Français étaient royalistes. La Bastille n’a pas été prise, elle s’est rendue afin de ne pas massacrer les agitateurs. Elle n’était en rien le symbole de l’absolutisme, il n’y avait le 14 juillet que 7 prisonniers : 4 faussaires, 1 libertin et deux fous.

Launey Gouverneur de la Bastille a ouvert les portes aux émeutiers, en remerciement d’avoir voulu négocier avec eux, il s’est fait massacrer : Harcelé de coups, massacré au sabre. Sa tête est coupée au couteau par l’aide cuisinier Desnot, est promenée au bout d’une pique et on but son sang, acte qui va se généraliser.

L’histoire de la Révolution fourmille de légendes fondées sur des événements pourtant peu glorieux, réécrits à des fins de propagande. Commençons par le plus fameux, de circonstance à l’approche du 14 juillet : la Prise de la Bastille.

Pourquoi la fête nationale a-t-elle lieu le 14 juillet ? « Mais voyons, c’est le jour béni où le peuple s’est emparé de l’affreuse Bastille, symbole de l’arbitraire des rois qui enfermaient dans des cachots sordides leurs malheureux opposants, » me répondra-t-on. Et cependant rien n’est plus faux…

La légendaire « veillée d’armes »

Juillet 1789. Paris est livré à l’émeute depuis deux mois déjà, lorsque circulent des rumeurs d’une intervention militaire pour rétablir l’ordre. Le 8, Mirabeau exige l’éloignement des troupes, tandis que Desmoulins appelle le peuple à la révolte. Un nouveau prétexte est trouvé le 12 – le renvoi de Necker – pour exciter davantage la foule parisienne. Les soldats du prince de Lambesc sont vivement attaqués place Louis XV, mais le roi a interdit toute violence, ce que les émeutiers interprêtent comme une faiblesse. Les barrières d’octroi sont incendiées, les boutiques d’armuriers dévalisées.

Le 13, la maison des Lazaristes est pillée par une populace qui vide littéralement les caves. Le lendemain, on y découvrira « un monceau d’ivrognes, hommes et femmes, morts ou mourants ». Certains veulent incendier le Palais Bourbon, d’autres saccagent le garde-meuble. Des bandes avinées arrêtent les passants pour les forcer à boire à la santé de la Nation, tandis que les boutiques des boulangers et des marchands de vin sont mises au pillage. Ces scènes de violence se prolongent toute la nuit, à la lueur des torches des vagabonds qui sèment l’épouvante à travers les rues de la capitale.

Que s’est-il passé le 14 juillet 1789 ?

Le climat insurrectionnel a convaincu les élus des districts parisiens de se réunir sans attendre à l’Hôtel de Ville pour ordonner la création d’une milice bourgeoise à laquelle répondent de nombreux volontaires. Pour armer cette troupe, des bandes de manifestants se ruent, au matin du 14 juillet, sur les Invalides où sont entreposés 28000 fusils livrés sans résistance. Il ne manque plus que les munitions. Or, un arsenal est à porté de main, la Bastille, où reposent 250 barils de poudre.

La Bastille n’est plus, à l’époque, qu’une vieille forteresse médiévale que Louis XVI envisageait déjà de raser pour y créer une place. Commandée par le gouverneur de Launay, elle est défendue par 32 Suisses et 82 invalides, pas assez pour soutenir un siège régulier, mais suffisant pour s’opposer à une populace en armes. Pour cela, il suffit de fermer les portes et de laisser tirer les émeutiers sur les épaisses murailles.
A onze heures, une foule se presse aux abords de la Bastille. M. de Launay refuse de leur livrer les munitions qu’elle réclame, mais se montre toutefois conciliant avec la délégation qu’il reçoit en retirant les canons des tours. Soudain une décharge de mousqueterie retentit en provenance des émeutiers. Se croyant attaqué, le gouverneur fait tirer quelques coups de fusil à blanc pour dégager la cour extérieure, faisant déguerpir les assiégeants vers la Place de Grève.

Un assaut digne des guerres picrocholines

Plusieurs d’entre eux reviennent à la charge vers trois heures de l’après-midi et s’emparent du pont-levis, gardé par un seul invalide. Ils peuvent sans peine forcer la première enceinte, d’autant que M. de Launay a donné l’ordre de ne pas tirer sur les assaillants sans les avoir sommés de se retirer – ce qu’on ne pouvait faire, vu l’éloignement. Incapables d’aller plus avant, ceux-ci s’en prennent alors à trois invalides et à une jeune fille qu’ils croient être celle du gouverneur et qu’ils menacent de mort si la citadelle ne se rend pas. La garnison réagit en tirant un coup de canon, le seul de la journée. Les émeutiers détalent à nouveau comme des lapins, laissant quelques-uns des leurs sur le pavé.

Les assiégeants se concertent pour trouver un moyen d’entrer. L’un propose une catapulte, un autre veut neutraliser les fusils des soldats en les arrosant avec des pompes à incendie, un troisième (Santerre) veut incendier la Bastille par des jets d’huile enflammée… La solution vient finalement d’un renfort de déserteurs des Gardes-françaises, munis de canons saisis dans les pillages de la veille. Mais les tirs mal ajustés tombent sur le faubourg Saint-Antoine. C’est à cause de cette maladresse qu’on racontera que Launay avait fait bombarder Paris.

Désireux de mettre un terme à ce siège calamiteux, le gouverneur demande un capitulation acceptable, mençant en cas de refus, de faire sauter les réserves de poudre. Les émeutiers ayant promis qu’aucun mal ne serait fait à la garnison, M. de Launay fait abaisser le pont-levis. Il est 17 heures. La foule se rue aussitôt à l’intérieur de la forteresse. Dans la cohue, des coups de feu sont tirés, le massacre commence. Le gouverneur et plusieurs officiers sont taillés en pièces, des invalides sont pendus, pendant que la Bastille est livrée au pillage. C’est ainsi que la riche bibliothèque du chimiste Lavoisier, à l’époque directeur des poudres et salpêtres, a été brûlée.

A leur grande surprise, les vainqueurs de la Bastille n’ont trouvé là que sept prisonniers. On est loin de l’effroyable prison politique que les historiens-romanciers ont décrite. Les cellules n’étaient même pas fermées, les détenus pouvant ainsi aller à leur guise dans l’enceinte du bâtiment.

Qui sont donc ces « victimes de l’arbitraire royal » ?

Parmi eux figurent quatre escrocs condamnés pour avoir falsifié des lettres de change. Il s’agit de Jean Béchade, Bernard Laroche, Jean La Corrège et Jean-Antoine Pujade. Mais c’est le Parlement de Paris, et non le roi, qui a les embastillés. Ils ne profiteront, du reste, pas longtemps de leur liberté, puisqu’ils retourneront en prison seulement quelques jours après.

On trouve aussi un certain Auguste Tavernier, complice du fameux Damiens qui tenta s’assassiner Louis XV en 1757. Mais lui aussi fut condamné par le Parlement de Paris, pas par le roi. Tavernier ne profitera guère de la liberté. Il finira à Charenton où l’on enfermait les malades mentaux.

Les deux derniers prisonniers, de haute naissance, ne sont pas des frondeurs dont le roi aurait voulu taire la rebellion. Le comte Hubert de Solages fut embastillé à la demande de son père pour « crimes atroces » et « action monstrueuse » selon les documents de l’époque. Quant au comte de Whyte de Malleville, celui-ci fut enfermé lui aussi à la demande de sa famille à cause de sa démence. Tous les deux finiront également à Charenton.

Comment une telle pantalonnade serait-elle devenue fête nationale ?

Aussi pitoyable fût-elle, la prise de la Bastille eut des conséquences terribles dans les provinces. Elle fut le signal d’alarme qui engendra de nombreux crimes et pillages inspirés par cet événement parisien. Malgré cela, elle fut célébrée un an plus tard, par la Fête de la Fédération. L’Histoire, réécrite par les vainqueurs, en avait fait l’épisode fondateur – pour ne pas dire légendaire – de la Révolution. Cependant cette commémoration ne se perpétua pas et tomba même dans l’oubli sous les régime qui se succédèrent.

C’est la IIIe République qui la ressortit des culs-de-basse-fosse où le 14 juillet avait sombré, en instituant en 1880 une fête nationale à cette date. Celui de 1789, ruisselant de sang et de vin, semblait difficile à faire admettre. On choisit par conséquent le 14 juillet 1790, moins meurtrier, pour fixer cet anniversaire. Ce qui n’empêche pas les nostalgiques de la pique, aujourd’hui encore, de glorifier ce grotesque fait d’armes que fut la supposée prise de la Bastille. »

Ouvrage à consulter

- Gustave Bord, la prise de la Bastille et les conséquences de cet événement dans les provinces jusqu’aux journées des 5 et 6 octobre 1789

- Philippe Pichot-Bravard, La Révolution française, Ed. Via Romana :

« Cette histoire de la Révolution française n’a pas pour but de narrer à nouveau des événements ou des anecdotes mille fois ressassées. Son ambition ? Susciter une relecture complète de la Révolution nourrie par les recherches récentes publiées au cours de ces dernières décennies. »

Site source

www.democratie-royale.com et Vendéens & Chouans

Cette affreuse journée a commencé en fait la série des assassinats publics dont il devait être fait, pendant six ans, un si grand usage

« La légende révolutionnaire a commencé par la prise de la Bastille représentée ainsi que le symbole de l’émancipation de la nation française plongée dans les fers par ses tyrans, les rois, qui, en réalité, l’avaient faite et sauvegardée.

Cette affreuse journée a commencé en fait la série des assassinats publics dont il devait être fait, pendant six ans, un si grand usage, les uns opérés par la foule rendue à la sauvagerie de ses instincts, les autres consécutifs à des faux jugements rendus par des tribunaux d’exception, ou plus exactement à des abattoirs, que commandaient les maniaques de la tuerie et dont le représentant type fut Fouquier-Tinville. Un historien pour rire – mais pour rire largement M. Seignobos, a prétendu que c’était le peuple français qui avait créé la France et fait d’elle, sous Louis XIV, la reine de la civilisation.

Certes le peuple français a travaillé, d’un vaste labeur collectif à la vie matérielle de notre pays, à son agriculture, à son armée, à sa culture, à ses monuments, mais à la façon des matelots d’un navire que commandait et dirigeait, suivant les mêmes principes à travers les âges, le roi héréditaire.

Les masses populaires n’entendent rien à la politique, ignorent les leçons de l’Histoire et, si on leur remet le pouvoir, ne savent que le gaspiller et consommer en vagues besognes ou en discussions sans issue. La preuve à l’heure où j’écris en est faite.

La prétendue souveraineté du suffrage universel n’aboutit qu’à des lois hagardes et bâclées, aussitôt oubliées que promulguées quand elles ne sont pas sapées, dès leur début, par l’amendement, ce fléau des assemblées législatives.

(…) La légende du 14 juillet, anéantie dans les faits par tous les historiens sérieux, donne cette journée comme une explosion spontanée de la colère populaire qu’animait l’esprit de justice. Rien de plus faux ; elle fut organisée par le duc d’Orléans [ franc-maçon ], aidé de Choderlos de Laclos, qui, par la suite devint secrétaire des Jacobins et rédacteur en chef de leur journal. Celui qui devait s’encanailler en Philippe- Égalité [franc-maçon] disposait d’une énorme fortune, plusieurs millions de revenu et des recettes du Palais-Royal, bordels et tripots. Il avait eu la tête tournée par les acclamations de la populace à l’ouverture des États généraux. Il convoitait à la fois la reine et la couronne. Il avait, nous venons de le voir, commandé les piques destinées à promener les têtes du gouverneur de Launay, de Flesselles, de Foulon, Berthier et des autres victimes désignées.

Lui et Laclos devaient, aux 5 et 6 octobre de la même année, reprendre leur criminelle besogne, avec la ruée à Versailles d’hommes de main travestis en tricoteuses et que conduisait la putain Terwagne, dite Théroigne de Méricourt, la fille à tout faire de l’émeute et la meurtrière de François Suleau, l’héroïque directeur des Actes des Apôtres. Ce furent encore ces deux misérables qui organisèrent, aux portes de Paris, des fausses famines destinées à soulever la population.

La démocratie d’après 70 a pris à son compte cette légende, l’a enseignée dans les écoles, inculquée aux pauvres enfants qu’elle abrutit et qu’elle empoisonne, en leur représentant la Révolution de 1789 comme la fin de la barbarie et le début d’une ère nouvelle, alors qu’elle fut barbare par excellence et demeure la source de tous nos maux.

Aux apologistes de la Révolution, censée étape du « progrès » humain, il n’y a que deux noms à répondre André Chénier, un de nos plus grands poètes, Lavoisier, un de nos plus grands savants, l’un et l’autre guillotinés par la Bête surgie dans les Droits de l’Homme.

(…) A coup sûr n’a-t-elle [la République] pas besoin de religieux ni de religieuses (voir le pamphlet de Diderot) ni de rien de ce qui fait l’honneur et, malgré ses vicissitudes, la pérennité d’un peuple et de son langage.

Toute la soirée un garçon boucher se promena, avec la tête sanglante du gouverneur de Launay, félicité par les copains. C’était là une espèce de rite, pratiqué de nouveau au 10 août, avec la tête de Mandat, chef des défenseurs des Tuileries, aux massacres de septembre, avec la tête de la princesse de Lamballe, tranchée sur une borne de la rue Pavée-au-Marais, conduite au Temple avec stations dans les cabarets et présentée à la fenêtre de Marie-Antoinette épouvantée.

Après la décapitation rituelle on présentait à la foule les têtes des suppliciés et, si ceux-ci étaient de marque, le bourreau ou son aide les souffletait. Dans la dernière révolution espagnole, celle de 1936, on déterra des Carmélites, et on leur mit par dérision des cigarettes entre les maxillaires.

On sait qu’à la démolition de la Bastille il s’institua une vente de ses débris, considérés comme des amulettes. Les entrepreneurs durent faire ainsi une bonne opération. Ainsi se propagea la légende de la délivrance d’une tyrannie qui n’existait pas.

(…) La légende du 14 juillet ne s’est pas étendue au Tribunal révolutionnaire, création de Danton et que celui-ci maudit avant son exécution, d’ordre de Robespierre . La plaisanterie eût été un peu forte. M. Wallon a écrit, sur textes, l’Histoire complète du Tribunal révolutionnaire, ses effroyables séances, ses faux témoins, ses ignobles. jugements. Aucune réfutation n’était possible. Aucune n’a été tentée. En province des tribunaux analogues furent fondés et fonctionnèrent de façon identique. Là aussi la légende se tut. C’était ce qu’elle avait de mieux à faire. Ces tribunaux, souvent improvisés, arrêtaient les gens au petit bonheur, sur une simple dénonciation. Ce furent l’enfer des créanciers et le paradis des débiteurs. »

Blanche Belleroy pour Royalistes.Net – Extrait de : « Deux idoles sanguinaires » de Léon Daudet

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