En laissant le vandalisme prospérer, le gouvernement insulte la mémoire de nos pères et spolie les générations à venir du bien qui leur était dû

lundi 11 janvier 2016
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En laissant le vandalisme prospérer sur notre sol
le gouvernement n’insulte pas seulement la mémoire de nos pères :
il spolie les générations présentes et à venir du bien qui leur est dû



« Hier matin, en l’église Saint-Louis de Fontainebleau, les pompiers venaient à bout d’un incendie criminel qui laissait derrière lui un spectacle révoltant : un autel classé du XVIe siècle entièrement brûlé, des hosties consacrées jetées au sol, l’Enfant-Jésus de la crèche dérobé. Sans oublier la disparition mystérieuse d’une statue de la Vierge du XIVe siècle, elle aussi classée monument historique, et qui constituait l’une des plus belles vierges à l’enfant de Seine-et-Marne. Au même moment, à quelques kilomètres de là, on retrouvait la Croix de Guise renversée, et l’église de Veneux-les-Sablons en fumée.

Chaque jour, près de deux lieux de culte ou de sépulture chrétiens sont vandalisés en France. Mais ce qu’il y a de plus révoltant, c’est que ce saccage massif de notre patrimoine bénéficie systématiquement de l’indifférence la plus totale, tant de nos responsables politiques que des grandes chaînes d’information. Silence assourdissant hier soir. Le ministre des Cultes, Bernard Cazeneuve s’est fendu d’un simple communiqué. Fleur Pellerin semble quant à elle avoir réservé ses larmes à la disparition de David Bowie plutôt qu’au saccage d’une église classée monument historique par son propre ministère en 1949.

En 2016, en revanche, l’église brûle, et aucun membre du gouvernement ne prend la peine de se rendre sur place. Notre siècle sera-t-il donc celui du saccage et de l’indifférence ?

Beaucoup de grands, pourtant, se seront déplacés à l’église Saint-Louis au cours des siècles. Entre 1611 et 1614, Marie de Médicis et Henri IV posaient les premiers fondements de cette église. En 1661, Louis XIV et Anne d’Autriche érigeaient en son sein une nouvelle chapelle. En 1868, Napoléon III achève les agrandissements du site. En 2016, en revanche, l’église brûle, en silence. Nous espérons que le déplacement de Bernard Cazeneuve à Fontainebleau ce soir sera l’occasion d’une vraie prise de conscience face à l’ampleur du phénomène, et qu’il s’accompagnera enfin de mesures fortes.

Tant que nos dirigeants resteront amorphes, tout sera permis. Tant qu’ils resteront indifférents, ces crimes contre notre histoire et nos édifices religieux continueront. Car se taire, ce n’est pas seulement laisser faire : c’est encourager.

A quoi sert-il d’aller pleurer Palmyre ? À quoi sert-il de dénoncer les destructions en Syrie, quand on refuse de défendre en France ce que les siècles nous ont laissé, à force d’art et de labeur, et qui n’avait pas de prix ? En laissant le vandalisme prospérer sur notre sol, jour après jour, le gouvernement n’insulte pas seulement la mémoire de nos pères : il spolie les générations à venir du bien qui leur était dû ».

Madeleine de Jessey

Madeleine de Jessey est agrégée de Lettres classiques. Porte-parole de Sens Commun, elle est déléguée nationale des Républicains en charge des programmes de formation.

Site source

le Figaro

Les actes antichrétiens représentent de loin la majorité des actes de profanation des lieux de culte en France

Nicolas Bay (FN) affirme que les actes antichrétiens représentent 95% des dégradations des lieux de culte :

Selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur, sur 591 actes contre des lieux de culte recensés en 2014, 467 visaient des sites chrétiens, soit 79%.

En intégrant les profanations de sépultures, le Figaro indiquait, pour sa part, en avril 2015, que ce chiffre montait à 807 exactions, dont 673 à l’encontre de sites chrétiens, soit 83%.

C’est ainsi notre patrimoine religieux chrétien qui est aujourd’hui menacé, ce patrimoine auquel sont attachés tous les chrétiens et tous les français de coeur, et un grand nombre de visiteurs étrangers, touristes et pèlerins.

Une telle situation est inacceptable et ne peut perdurer sans que des mesures appropriées ne soient prises par les pouvoirs publics.

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