être apôtre de l’amour ne signifie pas se compromettre et taire la vérité

mardi 24 janvier 2017
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Frère Clément-Marie : « Demain, en France, nous irons en prison pour avoir rappelé que l’embryon est une personne humaine »
être apôtre de l’amour ne signifie pas se compromettre et taire la vérité



« Extrait de l’homélie prononcée par le frère Clément Marie, prêtre de sein de la Famille Missionnaire de Notre Dame, qui, comme chaque année, a participé à la Marche pour la Vie :

"(...) La proclamation de l’Évangile est à la fois un appel à la conversion, le don d’une guérison et l’annonce d’une bonne nouvelle, d’une « grande joie pour tout le peuple » (Lc 2, 10). Voilà où s’enracine notre démarche de cet après-midi. Voilà le sens de notre marche pour la vie : elle fait partie de l’appel à la conversion que – comme chrétiens – nous avons le devoir de lancer à la suite de Jésus. Et elle est aussi, et inséparablement, un appel à la guérison et un témoignage rendu à la beauté et à la joie de la vie.
Notre marche cette année revêt une importance particulière, pour deux raisons. D’abord parce que nous entrons dans une année d’élections importantes. Or ceux qui vont se présenter pour nous gouverner doivent voir, entendre et prendre en compte une autre France : la France pour la vie, la France pour la famille, la France des valeurs, la France chrétienne. C’est-à-dire la France de demain. Une seconde raison nous mobilise cette année : le gouvernement s’applique en ce moment à faire passer en urgence une loi au caractère totalitaire, interdisant d’informer sur ce qu’est l’avortement. On veut faire taire les messagers de l’évangile de la vie. Nous devons être courageux : plus on voudra nous faire taire, et plus nous parlerons. Comme le dit le Cardinal Sarah dans son dernier livre, La force du silence : « Quand les barbares s’acharnent et emploient les moyens les plus raffinés pour détruire la morale, la famille et le mystère, il est nécessaire de parler avec force. En tant qu’enfants de Dieu, il faut savoir choisir son temps, ses mots, les armes de la foi et de la charité. Les nobles combats ont horreur de la vulgarité et des bavardages inutiles. Quelques phrases suffisent pour dire la vérité. »

Concernant l’avortement, ces quelques phrases sont simples : l’embryon est un enfant. Il est une personne humaine. Il a droit à la vie. L’avortement est la suppression de cette vie. Il est donc un crime. Aussi, quitte à enfreindre la loi avant qu’elle ne soit votée – et nous continuerons après – nous devons être clairs : notre combat ira jusqu’à l’abolition de la loi Veil.

Parce qu’on ne peut pas prétendre défendre la liberté en supprimant ou en écrasant une autre liberté, celle d’un enfant. La réalité est difficile, mais elle est là : demain, en France, nous irons en prison pour avoir rappelé une vérité scientifique, à savoir : l’embryon est une personne humaine. Ira-t-on aussi en prison pour avoir dit : « Madame, vous attendez un enfant » ?

Voilà pourquoi nous marchons, cette année encore, pour la vie. Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Ce combat, nous voulons le mener dans l’esprit du Professeur Jérôme Lejeune. Il rappelait souvent : « Je combats des idées, pas des hommes. »

Aussi, en même temps qu’avec une totale détermination, nous combattons avec un immense respect de toutes les personnes. Plus encore, avec un profond amour pour chaque personne. Nous sommes les disciples de Celui qui est l’Amour. Nous voulons être apôtres de l’amour. Mais, en dictature du relativisme, être respectueux ne signifie pas se taire ; et être apôtre de l’amour ne signifie pas se compromettre et taire la vérité. C’est pourquoi nous devons faire retentir cet appel à la conversion, en considérant aussi que c’est à nous d’abord qu’il est adressé (...) »

Retransmis par Philippe Carhon pour le Salon beige