Mgr Gollnisch : Daech mène « très clairement une guerre contre l’Europe »

jeudi 1er octobre 2015
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Mgr Gollnisch : Daech mène « très clairement une guerre contre l’Europe »



« Devant une salle comble à la mairie du XVIIe arrondissement de Paris, Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Œuvre d’Orient, a remis en cause la politique de Laurent Fabius :

• Alors que le parquet de Paris, vivement encouragé par le Quai d’Orsay, vient d’ouvrir une enquête préliminaire pour « crimes contre l’humanité » visant le régime de Bachar el-Assad, Mgr Gollnisch a insisté sur l’urgence de négocier avec le président syrien.
• Tandis que Laurent Fabius suspecte la Russie d’avoir lancé ses premières bombes en Syrie contre des rebelles et non contre Daech, Mgr Gollnisch affirme que les rebelles bombardent chaque jour Damas. Mgr Gollnisch rappelle en outre que Laurent Fabius soutient al Nosra, la branche d’Al Qaida en Syrie

• Mgr Gollnisch signale qu’aucune des prévisions des diplomates français portant sur le conflit syrien ne se sont réalisées.
Un extrait de son intervention (que vous pouvez écouter ici) :
"Quand vous avez des terroristes dans un avion, vous essayez de les neutraliser, vous ne commencez pas par vous dire :

- « Est-ce que c’est bien conforme aux droits de l’Homme ? »
- « Non, ce n’est pas le moment ».
- « Est-ce que les frappes aériennes suffisent à les neutraliser ? »
- « Non, de toute évidence. Donc il faut mettre des gens sur le terrain. »

Je ne crois pas beaucoup à l’intervention de la Turquie et de l’Iran ds le monde arabe. Mais il faut fonctionner avec eux. Et il faut arrêter d’être obnubilés par la question de la personnalité d’Assad. Combien de morts on va faire à cause de ça ?

J’étais à Damas y a quelques jours. Tous les jours, des obus tombent sur Damas, envoyés par les rebelles. Ça, on n’en parle pas. C’est envoyé à l’aveugle, un obus qui a failli tomber dans la cour de récréation des Filles de la Charité. Il a failli y avoir 100 enfants tués, au dernier moment, c’est tombé de l’autre côté du mur.
Il faut arrêter cette guerre, qui menace non seulement l’Irak et la Syrie mais l’ensemble du Moyen-Orient, et au-delà, l’ensemble du monde Méditerranéen. Le décapiteur en chef de ces malheureux coptes – pourquoi sont-ils décapités sur la plage ? Parce que c’est face à l’Europe – pointe son poignard vers l’Europe en disant : « c’est un signal pour le Règne de la Croix ». Le porte-parole du Daech, en octobre dernier, a appelé les musulmans de France à tuer les Français. Heureusement que la plupart des musulmans n’entendent ni ne veulent cela. Mais c’est très clairement une guerre contre l’Europe. Nous devons être conscients de cela et prendre les moyens. Et dire qu’on trouvera une solution pour que monsieur Assad aille passer des vacances ailleurs, c’est – à mon sens – incompréhensible.

• Depuis le début de cette crise, les diplomates français disent : on ne fait qu’anticiper, M. Assad va bientôt partir. Ce n’est qu’une question de semaines. Il est toujours là.

• Depuis le début de cette crise, les diplomates français me disent : M. Poutine est en campagne électorale, il parle à son électorat, dès qu’il sera élu, il rejoindra l’Occident. Il est toujours là, n’a pas rejoint l’Occident, n’a pas bougé d’un millimètre.

• On nous disait : les rebelles, voici l’avenir de la Syrie, l’opposition, voici le pluralisme démocratique etc. On voit bien que cette opposition « dite modérée », elle n’existe plus. Elle n’est plus consistante en Syrie.

Il faut absolument prendre les moyens, si on veut sauver ces pays.

Et c’est en sauvant ces pays qu’on sauvera les Chrétiens. C’est urgent. Le Daech est aux portes des grandes villes de Syrie. Il est déjà dans Alep, aux portes de Homs, aux portes de Damas. Le prochain progrès du Daech, c’est la prise de ces villes et ce seront des bains de sang. Des centaines de milliers de gens qui vont fuir. Maintenant, on a fini de tergiverser, nous n’avons plus de temps, il faut agir maintenant. Sans ça, nous allons au devant de drames plus épouvantables que ce que nous avons vu jusqu’ à maintenant.

Ce n’est pas que le Daech, c’est Al Qaïda aussi. On est allés le combattre en Afghanistan. Des soldats français sont morts en combattant Al Qaïda. Et maintenant, on trouve très bien d’avoir Al Qaïda en Syrie. C’est fou ! Al Qaïda est un groupe extrêmement violent, qui a aussi une visée totalement fondamentaliste et qui expulsera aussi les minorités.

Je m’arrête là. Nous sommes devant un vrai drame. Il y a des morts tous les jours, il faut vraiment arrêter ces jeux qui n’ont pas de sens : « Assad, Assad oui. Assad plus tard. Assad jamais… » Ce n’est pas ça la question.

La question c’est d’arrêter cette guerre, de prendre les moyens sur le terrain, puisqu’on a prouvé que les frappes aériennes ne suffisaient pas. Moi, je suis prêtre, pas militaire. Ce n’est pas à moi de dire comment. Je ne suis pas un va-t-en guerre, simplement, il y a urgence, presque humanitaire, pour rétablir un minimum de paix dans cette région. »

Source :

le salon beige

Alors que l’organisation dite Etat islamique au Levant mène une guerre totale contre la civilisation, contre l’Occident européen, la diplomatie française actuelle en est encore à vitupérer contre le régime de Bassar El Assad, seul rempart à Damas contre ces islamistes barbares. Dernière initiative en date du Quai d’Orsay : l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « crimes contre l’humanité » visant le régime de Bachar el-Assad ! ….C’est comme si, durant la seconde guerre mondiale, la Grande-Bretagne avait décidé de ne pas coopérer avec l’Union soviétique à raison des atteintes gravissimes aux droits de l’homme dans ce Pays totalitaire… Nul doute qu’en pareille occurrence, le régime nazi aurait perduré encore un long moment ! Les errements de la politique étrangère française dureront-ils encore longtemps ?

Jean-François