Au CESE, MRJC, JOC, SGDF n’ont pas dit non à l’euthanasie

vendredi 13 avril 2018
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Au CESE, MRJC, JOC, SGDF n’ont pas dit non à l’euthanasie



L’édito – MRJC, JOC, SGDF, le point de non retour ?

Par Pierre Selas

« Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a donc rendu un avis favorable à l’euthanasie, même s’il s’est ingénié à trouver des circonlocutions pour atténuer la vérité. Ce qui montre au passage que la vérité leur fait peur et qu’ils ne sont pas très au clair avec elle, comme avec l’opinion publique. Mais ils ne sont pas les seuls à manquer de clarté et à avoir un problème avec la vérité, comme avec le réel. Parmi la quarantaine d’abstentionnistes, trois associations revendiquées chrétiennes ont avancé des arguments pour le moins lunaires, allant du « nous ne sommes pas concernés » à « ce n’est pas l’esprit du CESE ».

Des mouvements qui ont fait régulièrement parler d’eux et encore récemment, quant à leurs positions « pas très catholiques » sur la défense de la vie, le gender et autres nouveautés bioéthiques. Alors que l’épiscopat français a été unanime pour défendre la fin de vie et condamner l’euthanasie, comment expliquer que des mouvements affichés catholiques et pour certains subventionnés par la conférence épiscopale et/ou les diocèses tiennent des positions contraires à celles des évêques parce que radicalement opposées à la foi catholique ? Nous arrivons là au pot de pu qui s’est tellement rempli qu’il déborde dans les instances catholiques au point de rendre malade le corps tout entier.

Il devient intenable de cacher que ces mouvements et d’autres ne sont plus en accord avec la foi catholique, tout comme il devient de plus en plus scandaleux pour les fidèles qu’ils soient financés par le denier de l’Eglise. De plus en plus d’évêques avouent leur malaise, condamnent ces dérives et nombre de laïcs ruent dans les brancards menaçant de ne plus payer leur denier. N’avons-nous pas atteint là un point de non-retour ? Les évêques vont-ils encore longtemps devoir accepter d’être ainsi manipulés, pris de haut et méprisés par des mouvements qui vivent à leurs crochets, à nos crochets ?

Ce qui est certains, c’est que majoritairement les fidèles catholiques n’en veulent plus et exercent une pression croissante pour que la situation soit clarifiée vis-à-vis de groupuscules minoritaires qui n’ont plus rien à voir avec l’Eglise catholique. On se demande bien pourquoi ces minorités qui ne représentent quasiment plus rien font si peur à nos évêques ? »

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