La persécution des chrétiens plus forte aujourd’hui que dans les premiers siècles de l’Église

mercredi 20 janvier 2016
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La persécution des chrétiens plus forte aujourd’hui que dans les premiers siècles de l’Église



« Je suis convaincu que la persécution des chrétiens est plus forte aujourd’hui que dans les premiers siècles de l’Église », assure le pape François.

Il y a plus de martyrs que par le passé. Et ce n’est pas de l’imagination, mais des chiffres » (Pape François, La Vanguardia, le 13 juin 2014).

Pas moins de six attaques terroristes ont eu lieu sur le territoire français en 2015. Résultat : 148 morts et trois fois plus de blessés, physiques et psychologiques. Le souvenir de ces terribles événements est encore brûlant dans nos mémoires. Pourtant ce n’est rien comparé aux chiffres croissants des victimes des conflits qui laminent notre planète.

En ce début d’année, le bilan de la situation est atterrant.

75% des victimes de la persécution pour motifs religieux sont des chrétiens
Qu’importe que les territoires soient déchirés par guerre ou plus paisibles, les croyants sont la cible particulière d’un nombre inimaginable/incalculable de violences. Dans ces persécutions religieuses, 75% des victimes sont des chrétiens, et on estime à 200 millions ceux qui ne peuvent vivre leur foi librement. Corée du Nord, Irak, Érythrée, Afghanistan, Syrie… Voici le début d’une trop longue liste de pays où les chrétiens sont tyrannisés.

L’Agence Fides enregistre une recrudescence (inouïe) des religieux tués, avec 22 morts sur quatre des cinq continents en 2015 : 13 prêtres, quatre religieuses et cinq laïcs. Depuis l’an 2000, ce sont 396 opérateurs pastoraux qui ont perdu brutalement la vie, dont cinq évêques. Certains membres du clergé sont aussi portés disparus depuis plusieurs années. À ce tragique constat, s’ajoutent toutes celles et ceux qui souffrent ou paient de leur vie leur foi en Jésus Christ, et dont nous ne connaîtront jamais le nom.

En de telles circonstances, nous ne pouvons rester inactifs. C’est pourquoi la Fondation Aide à l’Église en détresse propose cette année encore, une Nuit des Témoins. « Les missions de la fondation sont d’informer, prier et partager, explique Nathalie Chambon, porte-parole de l’AED. Cette soirée représente un de nos piliers, car nos prières comptent pour eux, pour tous ces chrétiens en peine. »

Hommages aux martyrs de la foi

La Nuit des Témoins est un hommage et un lieu de prise de conscience des drames que vivent nos frères et sœurs dans la foi au Christ. L’histoire de 14 hommes et femmes, morts en martyrs cette année, seront présentés. Parmi eux, une carmélite de 69 ans, Sœur Amala Valummel, frappée à mort au visage dans sa cellule dans le Sud de l’Inde, le père Dennis Osuagwu abattu lors une embuscade routière au Nigeria et le père Fernando Meza Luna qui, au cours d’une violente tentative de vol, a été assassiné à l’entrée de son presbytère en Colombie.

Pour nous permettre de mieux comprendre les différentes réalités de nos frères malmenés à travers le monde, quatre témoins, venant de lieux ravagés par la haine, seront présents pour partager leurs combats.

Mgr Jeanbart, archevêque depuis 20 ans de l’un des plus vieux diocèses de l’Église Universelle, Alep en Syrie, qui est aussi sa ville natale, expliquera comment aujourd’hui, après avoir été délogé de son archevêché détruit par les obus, il se veut un rempart contre l’exode. « On cherche à nous détruire, nous cherchons à bâtir. On cherche à nous expatrier, nous cherchons à rester. »

Mgr Coutts, archevêque de Karachi, président de la Conférence des évêques du Pakistan, travaille en faveur de la liberté religieuse et lutte pour le droit des chrétiens, sans hésiter à dénoncer les manquements gouvernementaux. « Nous devons construire la culture de la paix avec courage et plénitude de foi. »
Sœur Dominique Marooki, dominicaine mélomane de 37 ans, vit à entre Erbil et Ankawa, en Irak. Elle se consacre sans relâche à redonner de l’espoir aux réfugiés et tous ceux éprouvés par l’exil.

Le père Fernandez préside Solidarité Internationale Trinitaire, dont le charisme est le dévouement au service des chrétiens prisonniers des musulmans. Notamment des enfants soudanais chrétiens vendus par des marchands d’esclaves islamiques. « Au Soudan, un garçon peut coûter 300 euros et une fillette 250. »

Cinq villes, cinq dates

« Si notre prière est résolument unie à celle de Jésus, dans la confiance et l’audace filiale, nous obtenons tout ce que nous demandons en son nom, bien d’avantage que ceci ou cela : l’Esprit Saint Lui-même, qui contient tous les dons » (CEC 2741).
Depuis 2009, l’événement a vu défiler plus de 7 000 personnes, tous âges et milieux confondus. Vous pouvez vous aussi à cette 8e édition de la Nuit des Témoins. Un temps de prière et d’adoration, entre chants et témoignages, pour honorer la mémoire des défunts et soutenir ceux qui, en ce moment même, luttent pour survivre.

La Nuit des témoins, vendredi 29 janvier 2016 à la cathédrale Notre-Dame de Paris.
- Paris : Vendredi 29 janvier, 18 h 30 ; messe à 20 h veillée, cathédrale Notre-Dame de Paris avec Mgr Chauvet. L’adoration sera animée par le Jeune chœur liturgique et la Maîtrise de la cathédrale de Chartres.

- Nancy : Dimanche 31 janvier. 18 ; basilique Saint-Èpvre avec Mgr Papin.

- Orléans : Lundi 1er février, 19 h 30, église Saint-Paterne avec Mgr Blaquart.

- Rennes : Mercredi 3 février, 20 h 30 ; cathédrale Saint-Pierre avec Mgr d’Ornellas.

- Toulon : Jeudi 4 février à 20 h ; église Saint-Louis avec Mgr Rey.

Site à consulter :

aleteia la nuit des témoins