Élections présidentielles : l’Église redit son rôle et rappelle ses fondamentaux

mardi 25 avril 2017
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Élections présidentielles : l’Église redit son rôle et rappelle ses fondamentaux



« A l’issue du résultat du premier tour des élections présidentielles, la Conférence des évêques de France rappelle différents points évoqués à de nombreuses reprises au cours des derniers mois.

SUR LE ROLE DE L’EGLISE CATHOLIQUE

A la lumière de l’Evangile qui inspire son Enseignement social, l’Eglise catholique veut éclairer les consciences en donnant des éléments pour le discernement.

Ainsi, n’appelle-t-elle pas à voter pour l’un ou l’autre candidat mais, en rappelant les enjeux de l’élection, elle souhaite donner à chacun des éléments pour son discernement propre.

Elle redit l’importance du vote : acte citoyen, acte responsable dans une démocratie.

Elle replace ce scrutin présidentiel dans un processus démocratique qui ne s’y limite pas mais qui se prolongera dans les législatives (juin) et les sénatoriales (septembre) ; qui se traduit aussi dans d’autres formes de participation à la démocratie (démocratie participative locale, fonctionnement associatif) ; et qui s’accompagne enfin de l’engagement des citoyens dans la vie sociale.

LES FONDAMENTAUX POUR AIDER AU DISCERNEMENT

Dépositaire du message de l’Evangile qui inspire l’Enseignement Social, l’Eglise catholique en rappelle certains principes fondateurs comme la recherche du bien commun, la destination universelle des biens, la mise en œuvre de la fraternité, l’attention aux plus fragiles, la dignité de la personne humaine et la subsidiarité.
Un an avant le scrutin présidentiel, en juin 2016, dans une déclaration, le Conseil permanent avait souligné 7 points, autant de critères, dans le cadre de cette élection, pour exercer un discernement.

Pour que notre démocratie ne se transforme pas en société de violence, il faut favoriser un véritable débat national sans posture, petite phrase, ni ambition personnelle ; un débat favorisé par un rôle ajusté des médias, qui n’amène pas à l’hystérisation ; un débat dans lequel le fait religieux a une place et les religions ont un rôle.

Quelle société voulons-nous construire ? A quel projet de société pouvons-nous aspirer ? Nous croyons en une société où l’être humain est plus qu’un élément du processus économique ou technologique. La dignité de notre société se reconnait au respect des plus faibles de ses membres depuis le début de leur vie jusqu’à leur fin naturelle.

C’est par un véritable pacte éducatif que les familles et l’école se rapprocheront alors qu’un climat de concurrence ou de méfiance ne peut que les éloigner. Et c’est en soutenant la famille, tissu nourricier de la société, en respectant les liens de filiation, que l’on fera progresser la cohésion sociale.

Une société vivante repose nécessairement sur la recherche du bien commun et la mise en œuvre de moyens de solidarité efficaces. L’État doit intégrer la solidarité dans la construction du projet de société et mettre en œuvre concrètement sa préoccupation des plus pauvres, des personnes âgées, des personnes handicapées, des chômeurs. Négliger les plus fragiles revient à diviser la société. L’Etat doit donc gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale.

Concernant les migrants, l’accroissement du phénomène migratoire, du à de nombreux facteurs, est un constat, pas un combat. Quand certains pays accueillent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ? Notre volonté de solidarité ne peut pas se réduire au cadre restreint de notre pays.

La solidarité doit aussi s’exercer au niveau européen : l’Europe doit s’engager courageusement dans des politiques d’accueil. Elle doit, parallèlement, mettre en œuvre de véritables programmes de soutien dans les pays d’origine des migrations.
C’est une véritable adhésion des peuples d’Europe au projet européen qu’il faut favoriser. Et cette adhésion suppose de respecter davantage le fait historique et culturel des nations qui composent le continent. Enfin, il faut définir et entrer dans une véritable pratique de la subsidiarité où chaque niveau (Etats, Europe) exerce les responsabilités qui lui incombent.

Enfin, ainsi que l’a rappelé le Pape François dans son encyclique Laudato Si (mai 2015) ainsi que les états participants à la Cop 21 à Paris (décembre 2015), nous avons une responsabilité commune envers l’humanité et les générations à venir sur le plan écologique.

La sagesse nous invite à revoir urgemment nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste.

Aujourd’hui, le risque principal serait de renoncer à lutter pour l’avenir et de céder à la tentation du fatalisme.

Notre foi chrétienne nous appelle à l’Espérance : les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement. Au contraire, elles nous invitent à investir toutes nos capacités pour construire une société plus juste, plus fraternelle dans ses diversités et plus respectueuse de chacun. »

Mgr Olivier RIBADEAU DUMAS
Secrétaire général et Porte-parole

Décryptage par un membre du Forum catholique

« la CEF : Quelle société voulons-nous construire ? A quel projet de société pouvons-nous aspirer ? Nous croyons en une société où l’être humain est plus qu’un élément du processus économique ou technologique. La dignité de notre société se reconnait au respect des plus faibles de ses membres depuis le début de leur vie jusqu’à leur fin naturelle

réponse : Justement, la libération totale des frontières voulue par Macron « avec l’appui de la haute finance et des médias à son service, qui n’ont pas hésité à manipuler totalement l’opinion pour désigner celui qu’ils ont choisi... consiste à ouvrir la France à tous vents, avec l’appui de politiciens de tous bords avides de pouvoir, pour les plus grands intérêts de la haute finance mondiale ». Je cite là la lettre « les 4 vérités » qui termine donc par « Cet homme est dangereux. » En outre pour Macron, « cette ouverture des frontières convient bien au collectivisme et bien sûr à l’islam, idéologies hégémoniques mondialistes »

En revanche, Mme le Pen n’a de cesse de s’adrsser au « peuple », aux petites gens, son projet de société consiste à mettre les TPE (très petites entreprises) c-a-d les artisans, les agriculteurs, les petits commerçants et entrepreneurs au centre de son projet. La prise des réalités des frontières participe de cette protection des « petits » souhaités par la CEF !

La CEF : C’est par un véritable pacte éducatif que les familles et l’école se rapprocheront alors qu’un climat de concurrence ou de méfiance ne peut que les éloigner. Et c’est en soutenant la famille, tissu nourricier de la société, en respectant les liens de filiation, que l’on fera progresser la cohésion sociale.

réponse : Ici, il est clair que les projets de Macron sont totalement condamnés puisqu’il s’est prononcé en faveur de la PMA, de la GPA, de la non-abrogation du pseudo-mariage, de l’euthanasie, ainsi que pour la remise en cause du projet éducatif de l’école catholique

Il est inutile de préciser que le projet de Mme le Pen colle parfaitement par son aspect chrétien au projet de la CEF celle-ci ayant décidé de laisser la liberté aux familles de pouvoir élever leurs enfants comme ils l’entendent. Mme le Pen reviendra en outre sur la filiation concernant l’enfant telle qu’elle a été mise en place avec Mr Hollande. Pour Marine le Pen, il faut abroger la loi sur le pseudo-mariage !

la CEF : Une société vivante repose nécessairement sur la recherche du bien commun et la mise en œuvre de moyens de solidarité efficaces. L’État doit intégrer la solidarité dans la construction du projet de société et mettre en œuvre concrètement sa préoccupation des plus pauvres, des personnes âgées, des personnes handicapées, des chômeurs. Négliger les plus fragiles revient à diviser la société.

Le projet de Macron vise à instaurer une société communautariste aux antipodes des souhaits de la CEF ; c’est lui d’ailleurs qui veut « construire une autoroute entre l’Algérie et la France », ne reconnaît pas aux Français leur spécificité culturelle ; et instaurera le voile dans l’entreprise. Ce qui impliquera nécessairement le port du voile pour nos femmes et nos filles contraintes sous la pression de s’éxecuter. En outre Mr Macron a été l’inspirateur de la politique de Hollande . Or avec lui, les chomeurs sont passé de 5 millions à 6 millions. Il a su prouver par ailleurs avec la vente de Alstom à General Electric via la banque Rotschild dans laquelle il avait des intérêts alors qu’il était au service de l’Etat (ce qui est illégal) qu’il se moquait totalement du bien commun !

Mme le Pen en revanche a su faire ses preuves dans les mairies que son parti détient et le peuple peut mettre sa confiance en elle puisqu’elle n’a jamais participé à aucune des magouilles dont se sont rendues responsables les autres politiciens dont il est question

la CEF : Concernant les migrants, l’accroissement du phénomène migratoire, du à de nombreux facteurs, est un constat, pas un combat. Quand certains pays accueillent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ? Notre volonté de solidarité ne peut pas se réduire au cadre restreint de notre pays....... La solidarité doit aussi s’exercer au niveau européen : l’Europe doit s’engager courageusement dans des politiques d’accueil. Elle doit, parallèlement, mettre en œuvre de véritables programmes de soutien dans les pays d’origine des migrations.

Sur le plan des migrants, la réflexion des évêques de France est proche de Mme le Pen mais elle se situe sur le plan européen :

Marine le Pen propose quant à elle d’aider ces pauvres chez eux en négociant des accords politiques avec les pays concernés pour développer ces régions soumises aux guerres provoquées par la Haute Finance en vue de l’exploitation de ces masses. Son projet est par ailleurs en adéquation avec les souffrances du peuple Français .

A mon avis, son projet est plus cohérent que celui proposé par les évêques car, retrouvant sa souveraineté monétaire et diplomatique, notre pays retrouvera des moyens pour agir... moyens que l’Europe n’a jamais mis en œuvre sinon de façon idéologique...

La CEF : C’est une véritable adhésion des peuples d’Europe au projet européen qu’il faut favoriser. Et cette adhésion suppose de respecter davantage le fait historique et culturel des nations qui composent le continent

Pour le projet Européen, il me semble évident que les évêques sont plus proches des thèses de Mme le Pen qui est en faveur d’une Europe des nations. La CEF semble se prononcer à mon avis contre le projet de Macron sur le sujet

Elle réaffirme que l’Eglise croit « en une société où l’être humain est plus qu’un élément du processus économique ou technologique ». Société qui montre sa « dignité » par « le respect des plus faibles (...) depuis le début de leur vie jusqu’à leur fin naturelle ». »

Position prise à titre personnel par le directeur de ce site

A titre personnel, il me semble que cette élection est capitale pour l’avenir de la France et des générations à venir et que les catholiques doivent prendre position, sur la base du choix à présent limité qui leur est soumis.

S’agissant de la France, il me semble juste, fondé et souhaitable de vouloir renégocier la place et le rôle de la France en Europe et de renégocier les traités actuels de l’Union européenne, dont la mise en oeuvre conduit à la déstructuration et au démantèlement inexorable de notre tissu économique, à la disparition de nos entreprises et à un chômage de masse, dont la progression n’a pas été stoppée. C’est un pro-européen de conviction qui l’écrit : l’Europe doit être repensée, en laissant davantage de place aux Nations, actuellement en cours de démantèlement.

Le chômage de masse (6,5 millions de chômeurs actuellement), la pauvreté galopante (9 millions de pauvres en France) signent l’échec des politiques menées, sous l’égide de l’Union européenne et des majorités de gauche et de centre droit, au cours des vingt dernières années au moins.

Dans un tel contexte, l’accueil de migrants, acte de solidarité, doit être assuré pour autant que nous soyons en mesure d’accueillir dignement et d’offrir un travail à ceux-ci. Aller au-delà ne fait que déplacer les problèmes. En tout état de cause, il faut impérativement une politique d’accueil contrôlée et maîtrisée, ce qui n’est pas le cas actuellement. Il importe en outre de mettre en place une politique d’aide au développement sérieuse, contrôlée dans son application, généreuse mais avec une aide « liée », au bénéfice de nos entreprises. Une politique de soutien aux chrétiens d’Orient, premières victimes des guerres, qui fait actuellement défaut, s’impose également.

Pour ce qui est de l’accueil de la vie, la procréation, la GPA, aucun des deux programmes n’est parfait, loin de là, mais celui de Marine Le Pen semble le plus proche des positions de l’Eglise (dont il faut bien rappeler que cette dernière ne s’est guère opposée en son temps à l’adoption de la loi Veil de 1975 sur l’IVG, IVG plus exactement dénommé avortement).

Les questions d’environnement et notamment d’environnement liées à la santé, sont elles aussi essentielles, mais ceci n’impose pas de soutenir pour autant le parti écologiste.

S’agissant des questions cruciales de sécurité face au terrorisme islamiste et aux attentats, une politique plus adaptée s’impose également, avec notamment des contrôles aux entrées sur notre territoire national et l’expulsion des personnes fichées « S », convaincues de radicalisation.

Pour atteindre ces buts, je fais personnellement davantage confiance à Marine Le Pen qu’à M. Macron, qui s’inscrit plutôt dans la continuité des politiques actuellement menées.

Dans ces conditions, après avoir voté au premier tour pour François Fillon, à raison de son programme très construit, je voterai au deuxième tour- et je conseille à tous ceux qui aiment la France et recherchent le Bien commun à voter- pour Marine Le Pen.

Jean-François
Directeur de ce site

Sites à consulter

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