Jésus, vrai roi et vrai maître de la France

jeudi 18 mai 2017
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Jésus à Soeur Marie Lataste : « Le premier roi, le premier souverain de la France, c’est moi. Je suis le maître de tous les peuples, de toutes les nations, de tous les royaumes, de tous les empires, de toutes les dominations ; je suis particulièrement le maître de la France »



" Le premier roi, le premier souverain de la France, c’est moi. Je suis le maître de tous les peuples, de toutes les nations, de tous les royaumes, de tous les empires, de toutes les dominations ; je suis particulièrement le maître de la France. Je lui donne prospérité, grandeur et puissance au dessus de toutes les autres nations quand elle est fidèle à écouter ma voix. J’élève ses princes au dessus de tous les autres princes du monde quand ils sont fidèles à écouter ma voix. Je bénis ses populations plus que toutes les autres populations de la terre quand elles ont fidèles à écouter ma voix. J’ai choisi la France pour la donner à mon Église comme sa fille de prédilection.

A peine avait-elle plié sa tête sous mon joug qui est suave et léger, à peine avait-elle senti le sang de mon cœur tomber sur son coeur pour la régénérer, pour la dépouiller de sa barbarie et lui communiquer ma douceur et ma charité, qu’elle devint l’espoir de mes pontifes, et bientôt après, leur défense et leur soutien. Ils lui donnèrent le nom bien mérité de Fille aînée de l’Église. Or, vous le savez, tout ce qu’on fait à mon Église, je le regarde comme fait à moi-même. Si on l’honore, je suis honoré en elle ; si on la défend, je suis défendu en elle ; si on la trahit, je suis trahi en elle ; si on répand son sang, c’est mon sang, qui coule dans ses veines.

Eh bien, ma fille, je le dis à l’honneur, à la gloire de votre patrie, pendant des siècles la France a défendu, protégé mon Église ; elle a été mon instrument plein de vie, le rempart indestructible et visible que je lui donnais pour la protéger contre ses ennemis. Du haut du ciel, je la protégeais, elle, ses rois et leurs sujets. Que de grands hommes elle a produits, c’est-à-dire que de saints dans toutes les conditions, sur le trône comme dans les plus humbles chaumières ! Que de grands hommes elle a produits, c’est-à-dire que d’intelligences amies de l’ordre et de la vérité ! Que de grands hommes elle a produits, c’est-à-dire que d’esprits uniquement fondés pour leurs actions sur la justice et sur la vérité ! Que de grands hommes elle a produits, c’est-à-dire que d’âmes embrasées du feu brûlant de la charité ! C’est moi qui lui ai donné ces hommes qui feront sa gloire à jamais.

Ma générosité n’est point épuisée pour la France ; j’ai les mains pleines de grâces et de bienfaits que je voudrais répandre sur elle. Pourquoi a-t-il fallu, faut-il encore et faudra-t-il donc que je les arme de la verge de ma justice ?

Quel esprit de folle liberté a remplacé dans son cœur l’esprit de la seule liberté véritable descendue du ciel, qui est la soumission à la volonté de Dieu ! Quel esprit d’égoïsme sec et plein de froideur a remplacé dans son coeur l’esprit ardent de la charité descendue du ciel, qui est l’amour de Dieu et du prochain ! Quel esprit de manœuvres injustes et de politique mensongère a remplacé dans son cœur la noblesse de sa conduite et la droiture de sa parole, conduite et parole autrefois dirigées par la vérité descendue du ciel, qui est Dieu lui-même !

Je vois encore, je verrai toujours dans le royaume de France des hommes soumis à ma volonté, des hommes enflammés de charité, des hommes amis de la vérité, mais, à cette heure, ma fille, le nombre en est petit. Aussi elle brise le trône de ses rois, exile, rappelle, exile encore ses monarques, souffle sur eux le vent des tempêtes révolutionnaires, et les fait disparaître comme les passagers d’un navire englouti dans les abîmes de l’Océan. A peine leur reste-t-il dans ce naufrage une planche de salut qui les mène quelquefois au rivage. Je lui ai suscité des rois ; elle en a choisi d’autres à son gré. N’a-t-elle point vu, ne voit-elle pas que je me sers de sa volonté pour la punir, pour lui faire lever les yeux vers moi ? Ne trouve-t-elle aujourd’hui le joug de son roi pénible et onéreux ? Ne se sent-elle pas humiliée devant les nations ? Ne voit-elle pas la division parmi les esprits de ses populations ? Elle n’est point en paix. Tout est dans le silence à la surface ; mais tout gronde, tout mugit, tout fermente en dessous, dans le peuple, dans ceux qui se trouvent immédiatement au dessus du peuple comme parmi les grands. L’injustice marche tête levée et semble être revêtue d’autorité ; elle n’a pas d’obstacle, elle agit comme elle veut agir. L’impiété fait ses préparatifs pour dresser son front orgueilleux et superbe dans un temps qu’elle ne croit pas éloigné et qu’elle veut hâter de tout son pouvoir. Mais, en vérité, je vous le dis, l’impiété sera renversée, ses projets dissipés, ses desseins réduits à néant à l’heure où elle les croira accomplis et exécutés pour toujours.

« France ! France ! Combien tu es ingénieuse pour irriter et pour clamer la justice de Dieu. Si tes crimes font tomber sur toi les châtiments du ciel, ta vertu de charité criera vers le ciel : Miséricorde et pitié, Seigneur ! Il te sera donné, ô France, de voir les jugements de ma justice irritée, dans un temps qui te sera manifesté et que tu connaîtras sans crainte d’erreur ; mais tu connaîtras aussi les jugements de ma compassion et de ma miséricorde, et du diras : Louange et remerciements, amour et reconnaissance à Dieu à jamais dans les siècles et dans l’éternité ! » Oui, ma fille, au souffle qui sortira de ma bouche, les hommes, leurs pensées, leurs projets, leurs travaux disparaîtront comme la fumée au vent.

« Ce qui a été pris sera rejeté, ce qui a été rejeté sera pris de nouveau. Ce qui a été aimé et estimé sera détesté et méprisé, ce qui a été méprisé et détesté sera de nouveau estimé et aimé. » Quelquefois, un vieil arbre est coupé dans une forêt, il ne reste plus que le tronc ; mais un rejeton pousse au printemps, et les années le développent et le font grandir ; il devient lui-même un arbre magnifique, l’honneur de la forêt.

« Priez pour la France, ma fille, priez beaucoup, ne cessez point de prier. »

Lettre 26 de Soeur Marie Lataste, religieuse coadjutrice du Sacré-Coeur

Soeur Marie Lataste, religieuse coadjutrice du Sacré-Coeur (1822-1847)

Ouvrages à consulter

La vie et les oeuvres de Marie Lataste, religieuse coadjutrice du Sacré-Coeur, par l’Abbé Pascal darbins, seconde édition, 1866, avec l’approbation de Mgr l’évêque d’Aire

Les lettres de Marie Lataste :

Rosaire de Marie lettres de soeur Marie Lataste


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