MERE EUGENIE RAVASIO

dimanche 7 août 2016
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MERE EUGENIE RAVASIO
LE PERE PARLE à SES ENFANTS
« APPELEZ-MOI du NOM DE PERE, avec confiance et amour et vous recevrez tout de ce Père, avec amour et miséricorde. »



« DIEU LE PERE, TEL QUIL S’EST REVELE A MERE EUGENIA RAVASIO
le 1er juillet 1932, en latin, langue qui lui était totalement inconnue »

« Ne croyez pas que Je sois ce terrible vieillard que les hommes représentent dans leurs images et dans leurs livres ! Non ! Non ! Je ne suis ni plus jeune, ni plus vieux que Mon Fils et Mon Esprit Saint. C’est pourquoi Je voudrais que tous, depuis l’enfant jusqu’au vieillard, m’appellent du nom familier de Père et d’ami, puisque Je suis toujours avec vous et de frère, puisque Je Me fais semblable à vous, pour vous faire semblables à Moi. Que Ma joie serait grande de voir les Parents apprendre à leurs enfants à M’appeler souvent du nom de Père comme Je Le suis ! Que Je désirerais voir mettre en ces jeunes âmes une confiance, un amour tout filial envers Moi ! J’ai tout fait pour vous. Ne ferez-vous pas cela pour Moi ? »

« Mère Eugénie a été une des plus grandes lumières de ces temps : le petit prophète d’une Nouvelle Eglise, dans laquelle le Père est au centre et au sommet de toute foi, et dont l’unité est le plus grand idéal de toute spiritualité. C’est la lumière que le Père a donné au monde en ce temps chaotique et ténébreux pour que l’on reconnaisse la route à suivre.

Mère Eugénie naquit le 4 septembre 1907 d’une famille de paysans, à San Gervasio d’Adda (maintenant Capriate San Gervasio), petit centre de la Région de Bergamo.
Elle fréquenta seulement l’école élémentaire et après avoir travaillé quelques années dans une usine, elle entra à l’âge de 20 ans dans la Congrégation de Notre-Dame des Apôtres, où son caractère charismatique se développa et la fit élire Mère Générale de cette Congrégation â l’âge de 28 ans.

Mais toute dimension spirituelle mise à part, il suffirait pour la faire rentrer dans l’histoire, de considérer son action dans le domaine social : en 12 ans d’activité missionnaire elle ouvrit plus de 70 centres (avec infirmerie, école, et église) dans les lieux les plus abandonnés de l’Afrique, de l’Asie et de l’Europe.

Elle découvrit le premier médicament soignant la lèpre, extrait d’un germe d’une plante tropicale, remède qui fut ensuite étudié et élaboré par l’Institut Pasteur de Paris.

Elle entraîna à sa suite Raoul Follereau qui fut dès lors considéré comme l’apôtre des lépreux.

De 1939 à 1941, elle réalisa à Azopté (en Côte d’Ivoire) son projet de la « ville des lépreux » : c’est un immense centre de regroupement pour ces malades, qui s’étend sur une superficie de 200.000 m2, qui reste encore aujourd’hui un centre d’avant-garde en Afrique et dans le monde. Pour cette réalisation, la France accorda à la Congrégation des Soeurs Missionnaires de Notre-Dame des Apôtres (dont Mère Eugénie fut Supérieure Générale de 1935 à 1947) la plus grande distinction nationale pour oeuvres à caractère social.

Mère Eugénie retourna vers le Père le 10 août 1990.

L’Oeuvre la plus importante qu’elle nous ait laissée est le message que nous vous présentons ici, « Le Père parle à Ses enfants », qui est l’unique révélation donnée personnellement par Dieu le Père et reconnue authentique par l’Eglise après 10 ans d’examens rigoureux.

Il est important de dire que le Père en 1932, dicta à Mère Eugénie Le Message en latin, langue qui lui était totalement inconnue. C’est en 1981 que nous avons pu obtenir ce message de façon miraculeuse et dès 1982 ( pour le 50e anniversaire) nous avons commencé à le publier en langue italienne.

Ce sont les grâces provenant de ce Message qui nous ont poussé à le répandre gratuitement, surtout dans les prisons, les casernes et les hôpitaux.

Grâce aux collaborateurs que le Seigneur nous a donnés, nous avons pu assurer l’impression en français, albanais, anglais, allemand, arabe, espagnol, polonais, russe, ukrainien. »

Voici maintenant, précédant le Message, le Témoignage de Son Excellence Monseigneur Alexandre Caillot, Evêque de Grenoble.
Paix à vous.

Témoignage de Son Excellence Mgr. Caillot, évêque de Grenoble, a la suite du Rapport établi pendant l’enquête canonique, faite au sujet de Mère Eugénie élisabeth Ravasio

Dix années se sont écoulées depuis que, comme évêque de Grenoble, j’ai décidé l’ouverture d’une enquête, sur le cas de la Mère Eugénie.

Je possède maintenant des éléments suffisants pour apporter à l’église, mon témoignage d’évêque.

1° - Une première certitude se dégage en pleine clarté de l’enquête. Celle des vertus solides de Mère Eugénie.

Dès le début de sa vie religieuse, la Soeur avait attiré l’attention de ses Supérieures, par sa piété, son obéissance, son humilité.

Les Supérieures déroutées par le caractère extraordinaire des faits qui s’étaient produits pendant le noviciat de la Soeur, étaient décidées à ne pas la garder au couvent. Elles hésitaient et durent renoncer â leur projet, devant la vie exemplaire de la Soeur.

Tout le long de l’enquête, Soeur Eugénie fit preuve d’une grande patience et d’une docilité parfaite, - en se soumettant à tous les examens médicaux sans se plaindre,
- en répondant aux interrogatoires, souvent longs et pénibles, des commissions théologiques et médicales, - en acceptant les contradictions et les épreuves.
Tous les enquêteurs ont loué surtout, sa simplicité.

Plusieurs circonstances ont permis aussi, de découvrir que la Soeur était capable de pratiquer la vertu â un degré héroïque, au témoignage des théologiens, notamment l’obéissance dans l’enquête du Révérend Père Auguste VALENCIN, en juin 1934, et l’humilité dans la douloureuse journée du 20 décembre 1934.

Dans ses fonctions de Supérieure générale, je puis attester que je l’ai trouvée très appliquée à son devoir d’état, se donnant â sa tâche, qui devait cependant lui paraître d’autant plus difficile qu’elle n’y était pas préparée, avec un amour des âmes, de sa Congrégation et de l’église. Ceux qui la voient vivre de près sont frappés, comme je le suis moi-même, de sa force d’âme au milieu des difficultés.

Ce ne sont pas seulement les vertus qui m’impressionnent, ce sont les qualités que la Mère révèle dans l’exercice de l’autorité qu’une religieuse, peu instruite, en arrive à occuper la plus haute fonction de sa Congrégation ! Il y a là, déjà quelque chose d’extraordinaire, et, à ce point de vue, l’enquête faite par mon Vicaire Général Mgr GUERRY - le jour de l’élection - est fort suggestive. Les réponses des capitulantes, toutes, supérieures et déléguées des diverses missions, ont montré qu’elles choisissaient Mère Eugénia comme Supérieure générale, malgré son jeune âge et les obstacles canoniques qui devaient écarter normalement l’idée de sa nomination, en raison de ses qualités de juge-ment, d’équilibre, d’énergie et de fermeté. La réalité semble bien avoir dépassé l’espérance que les électrices mettaient en celle qu’elles choisissaient.

Ce que j’ai le plus remarqué chez elle, c’est d’abord, son intelligence claire, vive, pénétrante. J’ai dit que son instruction avait été déficiente, d’ailleurs, pour des raisons extérieures indépendantes d’elle-même : la maladie prolongée de sa mère, l’avait obligée à prendre, très jeune, les soucis du ménage et, à manquer la classe très souvent. Puis, se furent, et jusqu’à son entrée au couvent les rudes années de la vie à l’usine, comme ouvrière tisseuse.

Malgré ces lacunes premières, dont les conséquences se font évidemment sentir dans sa composition et l’orthographe, Mère Eugenia fait à sa Communauté de nombreuses conférences. Elle a rédigé elle-même notamment, ses circulaires à sa Congrégation et, les contrats conclus avec es municipalités ou les Conseils d’administration, pour les Etablissements hospitaliers confiés aux Soeurs de Notre-Dame des Apôtres. Elle a composé un long directoire.

Elle voit clair et juste dans une situation, comme dans un cas de conscience. Ses directions sont nettes, précises, particulièrement pratiques. Elle connaît particulièrement chacune de ses mille quatre cents filles, avec leurs aptitudes et leurs vertus, et est ainsi capable pour les nominations aux différents postes, de choisir celles qui sont les plus qualifiées. Elle a également une connaissance exacte, personnelle, des besoins, des ressources de sa Congrégation, de la situation de chaque maison. Elle a fait la visite de toutes ses missions.

Nous voulons noter aussi son esprit de prévoyance. Elle a pris toutes les dispositions nécessaires pour que, dans l’avenir, chaque établissement hospitalier ou scolaire, ait les Soeurs diplômées et ce dont il aura besoin pour vivre et se développer. Il me paraît tout spécialement intéressant enfin, de faire remarquer que Mère Eugénie semble douée d’un esprit de décision, du sens du réel et d’une volonté réalisatrice. En six ans elle a fait soixante sept fondations et elle a su apporter bien des améliorations utiles dans la Congrégation.

Si je révèle ses qualités d’intelligence, de jugement, de volonté, ses aptitudes de gouvernement, c’est parce qu’elles me paraissent écarter définitivement, toutes ces hypothèses qu’il a bien fallu envisager à un moment au cours de l’enquête, mais qui étaient impuissantes à donner l’explication satisfaisante : hypothèses d’hallucinations, d’illusions, de médiumnité, d’hystérie, de délire. La vie de la Mère est une constante démonstration de son équilibre mental et général, et, cet équilibre semble même à des regards observateurs, être la note dominante de sa personnalité. Les autres hypothèses de suggestibilité, de maniabilité, qui avaient poussé les enquêteurs à se demander s’ils n’étaient pas en présence d’une nature très impressionnable, véritable miroir à facettes subissant toutes les influences et les suggestions, ont été également réfutées par la réalité quotidienne. Mère Eugénie, bien que douée d’une nature sensible et d’un tempérament émotif, a prouvé qu’elle ne faisait pas acception des personnes et que, bien loin de se laisser influencer par les considérations humaines, elle savait marquer ses projets, son activité, ses réalisations et s’imposer aux autres par son rayonnement personnel. Un simple fait en dira plus long que toutes les appréciations : au lendemain de son élection comme Supérieure Générale, elle dut procéder à des élections de Supérieures, or, elle n’hésita pas à remplacer une de celles qui venaient de voter pour elle : en débarquant en Egypte, cette Supérieure locale apprit son changement, notifié par avion.

2°) Sur l’objet de la Mission :

L’objet de la Mission qui aurait été confié à Mère Eugénie, est précis et, du point de vue doctrinal, me paraît légitime et opportun.

Objet précis : faire connaître et honorer le Père, notamment par l’institution d’une fête spéciale, demandée à l’église. L’enquête a établi qu’une fête liturgique en l’honneur du Père, serait bien dans la ligne de tout le culte catholique, conforme au mouvement traditionnel de la prière catholique, qui est une ascension vers le Père, par le Fils, dans l’Esprit, comme le prouvent les oraisons de la Messe et l’oblation liturgique au Père dans le Saint Sacrifice. D’autre part, cependant, c’est un fait qu’il n’existe aucune fête spéciale en l’honneur du Père ; la Trinité est honorée comme telle, le Verbe et l’Esprit-Saint sont honorés dans leur mission et leurs manifestations extérieures, seul, le Père n’a pas une fête propre, qui attirerait l’attention du peuple chrétien sur sa Personne. Faut-il attribuer à cette absence d’une fête liturgique en Son honneur ce fait, qu’une enquête assez étendue auprès de nombreux fidèles a révélé, dans les diverses classes de la société et, même auprès de nombreux prêtres et religieux :

« Le Père n’est pas connu, on ne le prie pas, on ne pense pas à Lui ». L’enquêteur découvre même avec stupeur, qu’un grand nombre de chrétiens se détournent du Père, parce qu’ils voient en Lui, un Juge terrible. Ils préfèrent s’adresser à l’humanité du Christ et, combien demandent à Jésus de les protéger contre la colère du Père !
Une fête spéciale, aurait donc comme premier effet de rétablir l’ordre dans la piété de beaucoup de chrétiens et, de les ramener à la consigne du Divin Sauveur : « Tout ce que vous demandez au Père, en mon nom... » et ensuite :
« Désormais, vous prierez ainsi : Notre Père... ».

Une fête liturgique en l’honneur du Père aurait égale-ment pour effet, d’élever le regard vers Celui que l’Apôtre Saint Jacques appelait : « Le Père des Lumières de qui nous viennent tous les dons... ».

Elle habituerait les âmes à considérer la Bonté Divine les bienfaits de Dieu Trinité et, c’est par sa nature divine, commune aux Trois Personnes, que Dieu répand sur le monde les trésors inépuisables de sa Miséricorde Infinie.

Il semblerait donc, au premier abord, qu’il n’y ait aucune raison spéciale d’honorer le Père en particulier, pour-tant, n’est-ce pas le Père qui a envoyé Son fils dans le monde ? et, s’il est souverainement juste de rendre un culte au Fils et à l’Esprit, pour leurs manifestations extérieures, ne serait-il point juste et équitable, de rendre grâces à Dieu le Père, comme le demandent les préfaces de la Messe, pour le Don qu’Il nous a fait de son Fils.

L’objet propre de cette fête spéciale se dégage ainsi nettement : Honorer le Père, Le remercier, Le louer, pour nous avoir donné Son Fils ; en un mot, comme le dit exactement le Message : comme Auteur de la Rédemption. - Rendre grâces à Celui qui a tant aimé le monde, qu’Il lui a donné Son Fils Unique, pour que tous les hommes, rassemblés dans le Corps Mystique du Christ, récapitulent ce Fils, deviennent fils en Lui. A l’heure où le monde égaré par les doctrines du laïcisme, de l’athéisme et des philosophies modernes ne connaît plus Dieu, le vrai Dieu, cette fête ne ferait-elle pas connaître à beaucoup le Père vivant que Jésus nous a révélé, le Père de miséricorde et de bonté ?

Ne contribuerait-elle pas à accroître le nombre de ces adorateurs du Père « en esprit et en vérité » que Jésus a annoncés ? A l’heure où le monde déchiré par des guerres meurtrières va éprouver le besoin de chercher un principe solide d’union, pour un rapprochement entre les peuples, cette fête n’apporterait-elle pas une grande lumière, en apprenant aux hommes, qu’ils ont tous au Ciel le même Père : Celui que Jésus leur a donné et vers qui 111es entraîne, comme membres de son Corps mystique, dans l’unité du même Esprit d’Amour ! A l’heure où tant d’âmes épuisées ou lassées par les épreuves de la guerre, pourraient être avides de se tourner vers une vie intérieure profonde, cette fête n’est-elle pas capable de les appeler « au-dedans » pour adorer le Père qui est dans le secret et pour se livrer en une oblation filiale et généreuse au Père, Source unique de la Vie de la Trinité Sainte en elles ? Une telle fête, ne conserverait-elle pas le beau mouvement de vie surnaturelle qui entraîne logiquement les âmes, autour de l’enfance spirituelle et de la vie filiale vers le Père, par la confiance, l’abandon à la Volonté Divine, l’esprit de foi ?
Par ailleurs, distinct de cette question d’une fête spéciale et quelle que soit la décision de l’église sur ce point, il y a un problème de doctrine qui se pose.

D’éminents théologiens estiment que la doctrine des rapports de l’âme avec la Trinité Sainte demande à être approfondie et qu’elle pourrait être pour les âmes, une source de lumière sur la vie en société avec le Père et le Fils, dont parle S. Jean, sur la participation à la vie de Jésus, Fils du Père, par une commune disposition du Christ, intime de son Coeur Sacré, notamment à sa charité filiale pour son Père.
Quoiqu’il en soit de ces problèmes théologiques, ce que je veux souligner ici, c’est ce fait : qu’une pauvre ignorante en théologie déclare, avoir des communications divines, qui pourraient bien être riches de doctrine.

Les constructions imaginaires d’une visionnaire, sont pauvres, stériles, incohérentes.
Par contre, le Message que la Mère Eugénia dit, lui avoir été confié par le Père, est fécond, - avec un mélange harmonieux de deux caractères qui le rend plus sûr : d’une part, il se présente comme traditionnel dans l’église, sans un aspect de nouveauté, qui pourrait le faire taxer de suspect, car, il répète sans cesse, que. tout a été dit déjà, par la Révélation du Christ sur Son Père, et que tout est dans l’évangile.
Mais, d’autre part, il déclare que cette grande Vérité, sur la connaissance du Père, demande à être repensée, approfondie, vécue.

La disproportion, entre la faiblesse de l’instrument incapable par lui-même de découvrir une doctrine de cette nature, et la profondeur du Message que la Soeur apporte, ne laisse-t-elle pas entrevoir, qu’une autre cause supérieure, surnaturelle, divine, est intervenue pour lui confier ce Message ?

Je ne vois pas comment, humainement, on pourrait expliquer la découverte, par la Soeur, d’une idée dont les enquêteurs théologiens n’ont entrevu que, peu à peu, l’ori-ginalité et la fécondité.

Un autre fait me semble également très suggestif : lors-que la Soeur Eugénia a annoncé qu’elle avait eu des apparitions du Père, les enquêteurs théologiens lui ont répliqué, que les apparitions du Père, étaient en elles-mêmes impossibles, qu’elles ne s’étaient d’ailleurs jamais produites dans l’histoire, - à ces objections, la Soeur a résisté, déclarant simplement : « Le Père m’a dit de décrire ce que je voyais. Il demande à ses fils théologiens de chercher. » La Soeur n’a jamais varié dans ses explications, elle a mainte-nu ses affirmations pendant de longs mois. Or, ce n’est qu’en janvier 1934, que les théologiens découvrirent, dans Saint Thomas d’Aquin lui-même, la réponse à l’objection qu’ils se faisaient.

La réponse du grand docteur, sur la distinction entre l’apparition et la mission fut lumineuse. Elle leva l’obstacle qui paralysait toute l’enquête. Contre de savants théolo-giens, la petite ignorante avait eu raison. Comment là encore expliquer humainement la lumière, la sagesse, la persévérance de la Soeur ? Une fausse visionnaire aurait cherché à s’adapter aux explications des théologiens. La Soeur a tenu bon ; Voilà de nouvelles raisons pour lesquelles son témoignage nous paraît digne d’être appuyé avec confiance. *

En tout cas, ce qui me parait digne de remarque c’est cette attitude de réserve prise et indiquée à l’égard du merveilleux. Tandis que de fausses mystiques font passer à leur plan ou même ne voient que les choses extraordinaires. Celles-ci sont, dans le cas de la Soeur, reléguées au 2éme plan, à titre de preuves et de moyens. Il y a une absence d’exaltation, un équilibre des valeurs qui font bonne impression.
De l’enquête des théologiens je ne dirai que peu de choses. Les Révérends Pères Albert et Auguste Valencin sont estimés pour leur autorité philosophique et théologique, pour leur connaissance de la vie spirituel le aussi . Il savaient intervenir déjà en d’autres circonstances pour des faits du genre de ceux qui étaient soumis, cette fois, à leur examen.
Nous savons qu’ils l’avaient fait avec beaucoup de prudence. Ce sont ces raisons qui les avaient désignés à notre choix.

Nous leur sommes reconnaissants pour une collaboration qui fut dévouée et vraiment consciencieuse. Leur témoignage en faveur de la Soeur et en faveur d’une explication surnaturelle des faits dans leur ensemble a d’autant plus de valeur qu’ils sont demeurés longtemps, d’abord hostiles et sceptiques, puis hésitants. Ils ont été gagnés peu à peu après avoir soulevé toutes sortes d’objections et imposé à la Soeur de rudes épreuves.

CONCLUSIONS

En mon âme et conscience avec le sentiment très vif de ma responsabilité devant l’église, je déclare :

Que l’intervention surnaturelle et divine me parait seule capable de donner de l’ensemble des faits une explication logique et satisfaisante.
Dégagé de tout ce qui l’entoure, ce fait essentiel m’apparaît plein de noblesse, d’élévation, de fécondité surnaturelle.
Une humble religieuse a rappelé les âmes au vrai culte du Père, tel que Jésus l’a enseigné et tel que l’église l’a fixé dans sa liturgie. Il n’y a là rien de troublant, rien que de très pur et conforme à une solide doctrine.
Les faits merveilleux qui accompagnent ce message, pourraient être dissociés de cet événement central que celui-ci conserverait toute sa valeur. L’église dira si l’idée de la Fête spéciale peut être retenue séparément du fait particulier de la Soeur, et pour des raisons doctrinales.

J’estime que la grande preuve de l’authenticité de la Mission de la Soeur nous est fournie par la manière dont elle applique à sa vie réelle, la belle doctrine qu’elle serait venue rappeler.

J’estime qu’il convient de la laisser continuer son oeu-vre. Je crois qu’il y a là le doigt de Dieu et, après dix années de recherches, de réflexions et de prières, je bénis le Père d’avoir daigné choisir mon diocèse, comme le lieu de manifestations aussi touchantes de son Amour.

MOIGNAGE DE MONSEIGNEUR CAILLOT évêque de Grenoble à l’époque où a été donné le Message

Message de notre Père premier cahier

1er Juillet 1932

TE DU PRECIEUX SANG DE NOTRE SEIGNEURSUS CHRIST

Voici enfin le jour à jamais béni de la Promesse du Père céleste !
Aujourd’hui se terminent les longs jours de la prépara-tion etje me sens près, tout près de la venue de mon Père et du Père de tous les hommes.
Quelques minutes de prière et puis, des joies toutes spi-rituelles ! Une soif de Le voir et de L’entendre m’ont saisie.

Mon coeur tout brûlant d’amour s’ouvrait avec une confiance tellement grande, que je constatais que jusqu’ici, je n’avais jamais été si confiante avec personne.
La pensée de mon Père me jetait comme dans une folie d’allégresse.
Enfin des chants commencent à se faire entendre ! Des Anges viennent et m’annoncent cette heureuse arrivée ! Leurs cantiques étaient si beaux, que je me suis proposée de les écrire quand je le pourrai.
Cette harmonie cessa un instant, et voilà le cortège des élus, des Chérubins ainsi que des Séraphins, avec DIEU

NOTRE CRéATEUR et NOTRERE !

Prosternée, la face contre terre, abîmée dans mon néant, je récitai Le MAGNIFICAT
Tout de suite après, le Père me dit de m’asseoir avec Lut pour écrire ce qu’il a décidé de dire aux hommes.
Toute sa Cour qui L’avait accompagné, a disparu. Le Père seul reste avec moi et, avant de s’asseoir Il me dit :
"JE te l’ai déjà dit et JE te le dis encore : JE ne peux plus donner une autre fois mon Fils Bien-Aimé, pour prouver Mon Amour pour les hommes ! Or, c’est pour les aimer et pour qu’ils connaissent cet Amour, que JE viens parmi eux, prenant leur ressemblance, leur pauvreté.
Vois, JE dépose Ma Couronne et Toute Ma gloire, pour prendre l’attitude d’un homme ordinaire" !

Après qu’il eût pris l’attitude d’un homme ordinaire en déposant Sa couronne et Sa gloire à Ses pieds, Il prit le globe du monde sur Son Coeur l’y soutenant de la Main gauche, puis Il s’assit auprès de moi. Je ne puis dire que quelques mots sur Son arrivée et sur l’attitude qu’Il daigna prendre ainsi que sur Son Amour ! Dans mon ignorance je ne trouve pas de mot pour exprimer ce qu’ll me fait com-prendre.
« PAIX et SALUT, dit-Il, dans cette maison et dans le monde entier : Que MA PUISSANCE, MON AMOUR, et MON ESPRIT-SAINT touchent les coeurs des hommes, pour que l’humanité toute entière se tourne vers le salut et qu’elle vienne vers SONRE qui la cherche, pour l’aimer et la sauver !

« Que Mon Vicaire PIE XI comprenne que voici des jours de salut et de bénédiction. Qu’il ne laisse pas perdre l’occasion d’appeler l’attention des enfants sur LEURRE qui vient parmi eux pour leur faire du bien en cette vie, et préparer leur bonheur éternel.
JE choisis ce jour pour commencer MON OEUVRE parmi les hommes, parce que c’est la FÊTE du SANG PRéCIEUX de MON FILSSUS. J’ai l’intention de pétrir dans ce Sang l’Oeuvre que JE viens commencer, pour qu’Elle porte de grands Fruits dans l’humanité entière.

VOICI LE VRAI BUT DE MA VENUE

1° )- Je viens pour bannir la crainte excessive que mes créatures ont de Moi, et pour leur faire comprendre que Ma joie est d’être connu et aimé de mes enfants, c’est-à-dire de toute l’humanité présente et future.
2°) - JE viens apporter l’espérance aux hommes et aux nations. Combien l’ont perdue depuis longtemps déjà ! Cette espérance les fera vivre dans la paix et la sécurité en travaillant à leur salut.
3°) - JE viens pour Me faire connaître TEL que JE suis. Pour que la confiance des hommes grandisse en même temps que leur amour pour MOI leur PèRE, qui n’ai qu’un seul souci : celui de veiller sur tous les hommes et de les aimer comme mes enfants.
Le peintre fait ses délices de la contemplation du tableau qu’il a peint lui-même ; ainsi MOI, JE ME com-plais, JE mets Ma joie à venir parmi les hommes, chef-d’oeuvre de MA création.
Le temps presse, JE voudrais que l’homme sût au plus tôt que JE l’aime et que JE mets mon plus grand bonheur à être avec lui et à converser avec lui, comme un Père avec ses enfants.
JE suis l’Eternel et lorsque JE vivais seul, J’avais déjà résolu d’employer MA Toute-Puissance pour créer des êtres à Mon Image. Mais, avant il fallait la création matérielle pour que ces êtres puissent trouver leur subsistance : alors ce fut la création du monde ! JE le remplissais de ce que JE savais devoir être nécessaire aux hommes :
l’air, le soleil et la pluie et de tant d’autres choses que JE savais être nécessaires à leur vie.

Enfin l’homme est créé ! JE ME suis complu dans Mon Oeuvre. L’homme commet le péché, mais c’est alors que Mon infinie Bonté va se montrer.

Pour vivre parmi les hommes que JE créai, JE choisis dans l’Ancien Testament des Prophètes à qui J’ai cornu-fliqué Mes désirs, mes peines et mes joies, pour qu’ils les fassent passer à tous. Plus le mal grandissait, plus Ma Bonté Me pressait de Me communiquer à des âmes justes pour qu’elles transmissent mes ordres à ceux qui causaient le désordre. Aussi dussé-JE parfois user de sévérité pour les reprendre, non pour les châtier - ce qui n’aurait fait que du mal, mais pour les détourner du vice et les tourner vers leur Père et leur Créateur qu’ils avaient oublié et méconnu dans leur ingratitude. Plus tard, le mal submergea tellement le coeur des hommes, que JE fus contraint d’envoyer des malheurs sur le monde pour que l’homme fût purifié par la souffrance, la destruction de ses biens ou même la perte de la vie ; ce fut le déluge, la destruction de Sodome et de Gomorrhe, les guerres de l’homme contre l’homme, etc. etc..
J’ai toujours voulu rester dans ce monde parmi les hommes. Ainsi pendant le déluge, J’étais auprès de Noé -le seul Juste d’alors - De même dans les autres cala-mités, Je trouvais toujours un Juste auprès duquel demeurer et, par lui, Je demeurais au milieu des hommes de ce temps et il en fut toujours ainsi.
Le monde a été souvent purifié de sa corruption par Mon infinie Bonté envers l’humanité.
Alors Je continuais à choisir des âmes dans lesquelles JE ME complaisais , pour que par elles , Je puisse ME complaire avec Mes créatures, les hommes.
J’avais promis au monde le MESSIE. Que n’ai-Je pas fait pour préparer Sa Venue ! en ME montrant dans les figures qui LE représentaient même 1000 et 1000 ans avant Sa venue !

Car ce MESSIE qui est-IL ? D’où vient-IL ? que fera-t-IL sur la terre ? Qui vient-IL représenter ?

LE MESSIE, c’est DIEU.

- Qui est Dieu ? Dieu c’est le PéRE, le FILS et le SAINT-ESPRIT. - D’où vient-IL ou plutôt qui Lui a ordonnné de venir parmi les hommes ? C’est MOI son
RE, DIEU.
- Qui représentera-t-IL sur la terre ? Son PèRE ; DIEU.
- Que fera-t-IL sur la terre ? Il fera connaître et aimer le PèRE : DIEU. N’a-t-IL pas dit :
« Ne savez-vous pas qu’il faut que Je sois aux choses de Mon Père ? » - « Nesciebatis quia in his, quae Patris mei sunt oportet me esse », dans St. Lue, ch. 2 verset 49.
« Je ne suis venu que pour faire la volonté de Mon Père ». -« Tout ce que vous demanderez à Mon Père en mon
Nom, Il vous le donnera ».
« Vous le prierez ainsi : Notre Père qui êtes aux Cieux, etc.. » et ailleurs, comme il est venu pour glorifier le Père et Le faire connaître aux hommes, Il dit :
« Qui Me voit, voit Mon Père>’.
« Je suis dans le Père et le Père est en Moi>’.
« Personne ne vient au Père si ce n’est par Moi » - nemo venit ad Patrem nisi per me », dans St. Jean, eh. XIV ver-set 6.

« Quiconque est avec Moi, est aussi avec Mon Père » etc. etc..
Concluez, ô hommes, que de toute éternité Je n’ai eu qu’un désir celui de Me faire connaître aux hommes et de M’en faire aimer, désirant rester sans cesse auprès d’eux.

Voulez-vous une preuve authentique de ce désir que Je viens d’exprimer ?

Pourquoi ai-JE ordonné à Moïse de construire le Tabernacle et l’Arche d’Alliance, si ce n’est parce que J’avais le désir ardent de venir habiter, comme un Père, un Frère, un Ami confiant avec mes créatures, les hommes ? Malgré cela ils M’ont oublié, offensé, par des fautes sans nombre. Et pour qu’ils se souviennent malgré tout de leur Père Dieu et de l’unique désir qu’IL a de les sauver, J’ai donné Mes Commandements à Moïse, pour que étant tenus de les observer, ils pussent se souvenir du Père infiniment bon, tout occupé de leur salut présent et éternel. Tout cela tomba encore dans l’oubli et le hommes sombrèrent dans l’erreur et la crainte, trouvant pénible à observer les Commandements tels que Je les avais transmis par Moïse, ils se sont forgé d’autres lois en conformité avec leurs vices, pour les observer plus facilement. Peu à peu, dans la crainte exagérée qu’ils avaient de Moi, ils M’ont encore oublié et accablé d’outrages.

Mon Amour pour ces hommes, mes enfants, ne s’est point arrêté cependant. Toutefois, lorsque J’eus bien con-staté que ni les Patriarches, ni les Prophètes, n’avaient pu Me faire connaître et aimer des hommes, j’ai résolu d’aller MOI-Même.
Mais, comment faire pour Me trouver au milieu des hommes ? Il n’y avait pas d’autre moyen que d’aller Moi-Même, dans la deuxième Personne de Ma Divinité. Les hommes Me connaîtront-ils ? M’écouteront-ils ?

Pour moi rien n’était caché dans l’avenir, comme réponse à ces deux questions. Je répondais Moi-Même :
« Ils ignoreront Ma présence, tout en étant près de Moi. Dans Mon Fils ils Me maltraiteront, malgré tout le bien qu’IL leur fera. Dans Mon Fils, ils me calomnieront , ils Me crucifieront pour Me faire mourir.

M’arrêterai-Je pour cela ? Non, Mon Amour est trop grand pour mes enfants, les hommes !

Je ne Me suis pas arrêté là ; mais reconnaissez bien que Je vous ai aimés pour ainsi dire, plus que Mon Fils Bien-Aimé, ou pour mieux dire encore : plus que Moi-Même.
Ce que Je viens de vous dire est tellement vrai, que s’il avait suffi d’une de mes créatures pour expier les péchés des autres hommes, par une vie et une mort telle que celle de Mon Fils, J’aurais hésité. Pourquoi ? Parce que J’aurais trahi Mon Amour en faisant souffrir une autre créature que J’aime, au lieu de souffrir Moi-Même, en Mon Fils. Je n’aurais jamais voulu faire souffrir de la sorte mes enfants.

Voilà donc en raccourci le récit de Mon amour jusqu’à Ma venue par Mon Fils, au milieu des hommes. Tous ces événements la plupart des hommes les connaissent, mais ils en ignorent l’essentiel, à savoir : que c’est l’Amour qui a tout conduit !
Oui, c’est l’Amour, voilà ce que J’entends vous faire remarquer dans ce récit que vous venez de lire.

Or, cet Amour est oublié. Je veux vous le rappeler pour que vous appreniez à Me connaître Tel que JE suis. pour que vous ne soyez pas craintifs comme des esclaves, envers un Père qui vous aime à ce point.

Voyez, dans ce récit nous ne sommes qu’au premier jour du premier siècle et Je voudrais le conduire jusqu’à nos jours : au XXe siècle.

Oh ! que Mon Amour de Père a été oublié parmi les hommes ! Pourtant JE vous aime si tendrement ! En Mon FILS, c’est-à-dire dans la Personne de Mon Fils fait homme, que n’ai-JE fait encore ! La divinité, en cette humanité, s’est voilée, petite, pauvre, humiliée. JE menais avec Mon Fils Jésus, une vie de sacrifice, de travail. JE recevais Ses prières pour que l’homme ait un chemin tracé, pour marcher toujours dans la justice, afin de venir en sûreté jusqu’à MOI.

Certes, JE sais bien comprendre la faiblesse de mes enfants ! C’est pourquoi JE demandais à Mon Fils de leur donner des moyens de se soutenir dans leur défaillance. Ces moyens les aideront à se purifier de leur péché, pour qu’ils soient encore les enfants de Mon Amour. Ce sont principalement les sept Sacrements et surtout le grand moyen pour vous sauver, malgré vos chutes : c’est le Crucifix, c’est le Sang de Mon Fils qui, à chaque instant jaillit sur vous, pourvu que vous le vouliez, soit par le Sacrement de Pénitence, soit aussi par le Saint Sacrifice de la Messe.
Mes chers enfants, voilà vingt siècles que JE vous comble de ces biens par des grâces spéciales et le résultat est bien minime ! Combien de mes créatures, devenues enfants de Mon Amour par Mon Fils, se sont jetées très rapidement dans l’abîme éternel ! En vérité, ils n’ont pas connu mon Infinie Bonté, Je vous aime tant ! (expression préférée de Soeur Eugenia et qui revient souvent).

Ah ! vous du moins qui savez que JE viens Moi-Même pour vous parler, vous faire connaître Mon Amour, par pitié de vous-même, ne vous jetez pas dans le précipice. Je suis Votre Père !

Serait-il possible qu’après M’avoir appelé Votre Père et M’avoir témoigné votre amour, vous trouviez en Moi un coeur assez dur et assez insensible pour vous laisser périr ? Non, non ! ne le croyez pas ! je suis le meilleur des Pères. JE connais la faiblesse de mes créatures. Venez, venez à Moi avec confiance et amour ! Et Moi JE pardonnerai à votre repentir. Même si vos péchés étaient répugnants comme la boue, votre confiance et votre amour Me les feront oublier, si bien que vous ne serez pas jugés. Eh quoi, JE suis juste il est vrai, mais l’Amour paie tout.

Ecoutez, mes enfants, faisons une supposition et vous aurez l’assurance de Mon Amour. Pour Moi, vos péchés c’est comme du fer, pour Moi vos actes d’amour, c’est comme de l’or. Quand vous Me livreriez mille kilos de fer, ce ne serait pas tant que si vous Me donniez dix kilos d’or ! Ce qui signifie, qu’avec un peu d’amour on rachète d’immenses iniquités.

Voilà donc, une très faible figure de Mon Jugement sur mes enfants les hommes, tous sans exception. Il faut donc arriver jusqu’à Moi. Je suis Si près de vous ! Il faut donc M’aimer et M’honorer pour que vous ne soyez point jugés ou tout au plus jugés avec un Amour infiniment Miséricordieux !

N’en doutez pas ! Si Mon Coeur n’était pas fait ainsi, J’aurais déjà exterminé le monde autant de fois qu’il aurait commis de péché ! Tandis que, vous en êtes témoins, à chaque instant Ma protection se manifeste par des grâces et des bienfaits.
De là vous pouvez conclure qu’il y a un Père au-des-sus de tous les Pères, qu’IL vous aime et qu’IL ne cessera jamais de vous aimer, pourvu que vous le vouliez.

Je viens parmi vous par deux chemins : la Croix et l’Eucharistie

LA CROIX est Mon chemin pour descendre parmi Mes enfants, parce que c’est par Elle que JE vous ai fait racheter par Mon Fils. Et pour vous, la Croix, c’est votre chemin pour monter vers Mon Fils et de Mon Fils jusqu’à Moi. Sans elle vous ne pourriez jamais venir, parce que l’homme, par le péché, a attiré sur lui le châtiment de la séparation d’avec Dieu.

Par l’EUCHARISTIE JE réside parmi vous, comme un Père dans sa famille. J’ai voulu que Mon Fils institue l’Eucharistie pour faire de chaque Tabernacle le réservoir de Mes grâces, de mes richesses et de Mon Amour, pour les donner aux hommes mes enfants. C’est encore par ces deux chemins que JE fais descendre sans cesse, et Ma Puissance, et Mon infinie Miséricorde.

Maintenant que JE vous ai montré que Mon Fils Jésus me représente parmi les hommes, et que, par lui, Je demeure sans cesse parmi eux, JE veux vous montrer aussi que JE viens parmi vous par MON ESPRIT-SAINT.

L’Oeuvre de cette troisième personne de Ma Divinité s’accomplit sans bruit et l’homme ne l’aperçoit pas sou-vent. Mais pour Moi, c’est un moyen très propre pour demeurer non seulement dans le Tabernacle, mais enco-re dans l’âme de tous ceux qui sont en état de grâce, pour y établir Mon Trône et y demeurer toujours comme le Vrai père qui aime, protège et soutient son enfant. Nul ne peut comprendre la joie que J’éprouve quand Je suis seul à seul avec une âme. Personne encore jusqu’ici, n’a compris les désirs infinis de Mon Coeur de PèRE DIEU, d’être connu, aimé et honoré de tous les hommes, justes et pécheurs. Pourtant ce sont ces trois Hommages que je désire recevoir de l’homme pour que Je sois toujours miséricordieux et bon, même envers les plus grands pécheurs. Que n’ai-JE pas fait à mon Peuple depuis Adam jusqu’à Joseph, Père Nourricier de Jésus, et depuis Joseph jusqu’à ce jour, pourque l’homme puisse Me ren-dre le CULTE SPéCIAL qui M’est dû comme Père, Créateur et Sauveur ! Pourtant ce Culte Spécial que J’ai tant désiré et que JE désire encore, ne m’est pas encore donné !

Dans l’Exode vous lisez qu’il faut honorer Dieu d’un Culte spécial. Les Psaumes de David surtout, renferment le même enseignement. Dans les Commandements que j’ai donnés Moi-même à Moïse, J’ai mis en premier lieu :

« Un seul Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement ». Or, aimer et honorer quelqu’un, les deux choses vont ensemble. Puisque JE vous ai comblés de tant de bienfaits, JE dois donc être tout particulièrement honoré de vous !

En vous donnant la vie, J’ai voulu créer à Ma ressemblance. Votre coeur est donc sensible comme le Mien, le Mien comme le vôtre !

Que ne feriez-vous pas si un de vos proches vous avait rendu quelque petit service pour vous faire plaisir ? L’homme le plus froid conserverait pour cette personne une reconnaissance inoubliable.

Tout homme, en général chercherait même ce qui lui ferait le plus plaisir pour la récompense du service rendu. Eh bien Moi, JE serai bien plus reconnaissant envers vous, en vous assurant la Vie éternelle, si vous Me rendez le petit service de M’honorer comme JE vous le demande.

Je reconnais que vous M’honorez par Mon Fils et il y en a qui savent tout faire monter par Mon Fils Jusqu’à Moi, mais c’est un bien, bien petit nombre ! Cependant ne croyez pas qu’en honorant mon Fils, vous ne M’honorez pas ! Certes oui, vous M’honorez puisque JE demeure en Mon Fils ! Donc tout ce qui est gloire pour Lui, l’est aussi pour Moi.

Mais JE voudrais voir l’homme HONORER SONRE et SON CRéATEUR par un Culte Spécial. Plus vous M’honorerez, plus aussi vous honorerez Mon Fils, car, selon Ma Volonté, IL S’est fait le VERBE INCARNé et Il est venu parmi vous, pour vous faire connaître Celui qui L’a envoyé.

Si vous Me connaissez, vous M’aimerez et vous aime-rez Mon Fils Bien-Aimé, plus que vous ne le faites main-tenant. Voyez combien de Mes créatures, devenues mes enfants par le Mystère de la Rédemption, ne sont pas dans les pâturages que J’ai établis par Mon Fils pour tous les hommes. Voyez combien d’autres - et vous en connaissez - ignorent encore ces pâturages ; et tant de créatures sorties de Mes Mains dont Je sais l’existence alors que vous l’ignorez, qui ne connaissent pas même la Main qui les a créées !

Ah ! que JE voudrais ME faire connaître comme le Père tout-puissant que JE suis pour vous et que JE serai aussi pour eux par Mes bienfaits ! JE voudrais leur faire passer une vie plus douce par Ma Loi, JE voudrais que vous alliez à eux en Mon Nom, et que vous leur parliez de Moi. Oui dites-leur qu’ils ont un Père qui après les avoir créés, veut leur donner les trésors qu’IL possède. Surtout dites-leur que JE pense à eux, que JE les aime et que JE veux leur donner le bonheur éternel. Ah ! JE vous le pro-mets : les hommes se convertiront plus vite !

Croyez que SI VOUS AVIEZ COMMENCé DéS LA PRIMITIVE éGLISE à M’HONORER et ME faire honorer par un CULTE SPéCIAL, après vingt siècles écoulés, il serait resté bien peu d’hommes vivant dans l’idolâtrie, dans le paganisme et dans tant de sectes fausses et mauvaises, dans les quelles l’homme court les yeux fermés se jeter dans les gouffres du feu éternel ! Et voyez combien de travail reste à faire !

MON HEURE EST VENUE ! Il faut que JE sois connu, aimé et honoré des hommes, pour qu’après les avoir créés JE puisse être leur Père, ensuite leur Sauveur et enfin l’Objet de leurs éternelles délices !

Jusqu’ici, JE vous ai parlé de choses que vous saviez déjà, J’ai voulu vous les rappeler pour que vous soyez toujours plus convaincus que JE suis un PèRE très bon et non pas terrible, comme vous le croyez et encore, que JE suis le Père de tous les hommes actuellement vivants et que je créerai jusqu’à la fin du monde.

Sachez aussi que JE veux être connu, aimé et surtout honoré. Que tous reconnaissent Mes Bontés Infinies envers tous et surtout envers les pécheurs, les malades, les mourants et tous ceux qui souffrent. Qu’ils sachent que JE n’ai qu’un seul désir : les aimer tous, leur donner Mes grâces, pardonner à leur repentir et surtout, ne pas les juger par Ma justice, mais par Ma Miséricorde, pour que tous soient sauvés et mis au nombre de mes élus.

Pour conclure ce petit exposé, JE VOUS FAIS UNE PROMESSE dont l’effet sera éternel et la voici :

Que Mon Fils, ton Père Spirituel, sache s’occuper de Ma gloire et mettre phrase par phrase ce que JE t’ai fait écrire et aussi, ce que JE te ferai encore écrire, pour que les hommes trouvent facile et agréable à lire l’exposé de ce que JE veux qu’ils sachent, sans cependant rien ajouter.

Un peu chaque jour JE te parlerai de MES Désirs sur les hommes, de Mes Joies, de Mes peines et surtout, JE montrerai aux hommes Mes infinies Bontés et la tendres-se de Mon Amour Compatissant.

Je voudrais aussi que tes Supérieures te permissent d’employer tes moments de liberté à t’entretenir avec Moi et que tu pusses une demi-heure par jour, Me consoler et M’aimer et obtenir ainsi que les coeurs des hommes mes enfants, soient bien disposés à travailler à l’extension de ce Culte, dont JE viens vous révéler la forme, pour que vous arriviez à une grande confiance envers ce Père qui veut être aimé de ses enfants.

Pour que cette oeuvre que JE voudrais faire parmi les hommes, puisse s’étendre au sein de toutes les nations le plus rapidement possible, sans cependant que ceux qui seront chargés de l’étendre commettent la moindre imprudence. JE te demande de passer tes journées dans un grand recueillement. Tu serais heureuse de parler peu avec les créatures et dans le secret de ton coeur, même quand tu seras au millieu d’elles, tu Me parleras et tu M’écouteras.

Voici d’ailleurs ce que Je veux que tu fasses : Quand parfois Je te parlerai pour toi, tu écriras Mes confidences, dans un petit carnet spécial. Mais ici, J’entends par-ler aux hommes : Je vis avec les hommes en plus grande intimité qu’une mère avec ses enfants.

Depuis la création de l’homme, JE n’ai jamais cessé un seul instant de vivre auprès de lui, Comme Créateur et Père de l’homme, JE sens comme un besoin de l’aimer. Ce n’est pas que J’aie besoin de lui, mais mon Amour de Père et de Créateur ME fait sentir ce besoin d’aimer l’homme. JE vis donc près de l’homme, JE le suis par-tout, Je l’aide en tout, Je supplée à tout. Je vois ses besoins, ses peines, tous ses désirs et Mon plus grand bonheur est de le secourir et de le sauver.

Les hommes croient que JE suis le Dieu terrible et que JE précipite toute l’humanité en enfer. Quelle surprise à la fin des temps, lorsqu’ils verront tant d’âmes qu’ils croyaient perdues, jouir de l’éternel bonheur au milieu des élus.

Je voudrais que toutes mes créatures aient la conviction qu’il y a un Père qui veille sur elles et qui voudrait leur donner, même dès ici-bas, un avant-goût du bonheur éternel.

Une mère n’oublie jamais la petite créature qu’elle vient de mettre au monde. N’est-ce pas encore plus beau de ma part, que JE ME souvienne de toutes les créatures que J’ai mises au monde ! Or, si la mère aime ce petit être que JE lui ai donné, MOI JE l’aime plus qu’elle, parce que JE l’ai créé. Si même parfois, il arrivait qu’une mère aimât moins son enfant, à cause d’un défaut qui pourrait exister en Lui, Moi au contraire JE l’aimerais encore davantage. Viendrait-elle même à l’oublier ou à n’y penser que rarement, surtout quand son âge l’aura enlevé à sa vigilance, Moi JE ne l’oublierai jamais. JE l’aime toujours, même ne se souviendrait-il plus de Moi Son Père et Son Créateur, Je Me souviens de lui et JE l’aime encore.

JE vous ai dit plus haut que JE voudrais vous donner, même ici-bas, le bonheur éternel, mais vous n’avez pas compris cette parole dont voici le sens :
Si vous M’aimez et si vous m’appelez avec confiance de ce doux Nom de Père, vous commencez dès ici-bas, l’amour et la confiance qui feront votre bonheur dans l’éternité et que vous chanterez au Ciel dans la compagnie des élus. N’est-ce pas là comme une anticipation du bonheur du Ciel qui durera éternellement ?

JE désire donc que l’homme se souvienne souvent que JE suis là où il est. Qu’il ne pourrait pas vivre si JE n’étais pas avec lui, vivant comme lui. Malgré son incrédulité, Je ne cesse jamais d’être auprès de Lui.

Ah ! que JE désire voir se réaliser le projet que JE veux vous communiquer et que voici :
Jusqu’ici, l’homme n’a guère pensé à faire à Dieu Son Père, ce plaisir que JE vais dire.

JE voudrais voir s’établir une grande confiance entre l’homme et son Père des Cieux, un véritable esprit de familiarité et de délicatesse en même temps, pour ne pas abuser de Ma grande bonté.

JE connais vos besoins, vos désirs et tout ce qui est en vous. Mais combien JE serais heureux et reconnaissant, si JE vous voyais venir â Moi et Me faire la confidence de vos besoins, comme un enfant bien confiant fait avec son Père. Comment pourrais JE vous refuser quoi que ce soit de minime ou de grande importance, si vous Me le demandez ? Bien que vous ne Me voyez pas, ne Me sentez-vous pas tout près de vous, par les événements qui arrivent en vous et autour de vous ? Comme il sera méritoire pour vous, un jour de M’avoir cru sans M’avoir vu !
Même maintenant que JE suis ici, en personne au milieu de vous tous, que JE vous parle, vous répétant sans cesse, sous toutes les formes que JE vous aime et que JE veux être connu, aimé et honoré par un Culte Spécial, vous ne Me voyez pas, excepté une seule personne, celle à qui JE dicte ce message ! Une seule dans toute l’humanité ! Pourtant voici que JE vous parle et en celle que JE vois et à qui JE parle, JE vous vois tous et JE vous parle à tous et à chacun et JE vous aime comme si vous ME voyiez !

JE désire donc que les hommes puissent me connaître et sentir que JE suis auprès de chacun d’eux ! Rappelez-vous ô hommes, que JE voudrais être l’espoir de l’humanité, ne Le suis-JE pas déjà ? Si JE n’étais pas l’espoir de l’homme, l’homme serait perdu ! Mais il faut que JE sois connu comme tel, pour que la paix, la confiance et l’Amour entrent dans le coeur des hommes et arrivent à les mettre en relation avec leur Père du Ciel et de la terre !

JE voudrais que tous, depuis l’enfant jusqu’au vieillard, m’appellent du nom familier de Père et d’ami

Ne croyez pas que JE sois ce terrible vieillard que les hommes représentent dans leurs images et dans leurs livres ! Non ! Non ! JE ne suis ni plus jeune, ni plus vieux que Mon Fils et Mon Esprit Saint. C’est pourquoi JE voudrais que tous, depuis l’enfant jusqu’au vieillard, m’appellent du nom familier de Père et d’ami, puisque JE suis toujours avec vous et de frère, puisque JE ME fais semblable à vous, pour vous faire semblables à Moi.

Que Ma joie serait grande de voir les Parents apprendre à leurs enfants à M’appeler souvent du nom de Père comme JE LE suis ! Que JE désirerais voir mettre en ces jeunes âmes une confiance, un amour tout filial envers Moi ! J’ai tout fait pour vous. Ne ferez vous pas cela pour Moi ?

JE voudrais M’établir en chaque famille comme en Mon domaine, afin que tous puissent dire en toute sécurité « nous avons un Père qui est infiniment bon, immen-sément riche et largement miséricordieux. Il pense à nous, Il est près de nous, Il nous aime, Il nous regarde, Il nous soutient Lui-même, Il nous donnera tout ce qui nous manque, si nous Le Lui demandons. Toutes Ses richesses sont nôtres, nous aurons tout ce qu’il nous faut », - JE suis là exprès pour que vous Me demandiez ce qu’il vous faut : "Demandez et vous recevrez ». Dans Ma paternelle Bonté Je vous donnerai tout, pourvu que tous sachent Me considérer comme un vrai Père vivant au milieu des miens, comme Je le fais en vérité.

JE désire encore que chaque famille expose à la vue de tous l’image que plus tard JE ferai connaître à ma « petite enfant ». JE désire que chaque famille puisse se mettre ainsi sous ma protection toute spéciale, pour pouvoir M’honorer plus facilement. Là chaque jour la famille me fera part de ses besoins, de ses travaux, de ses peines, de ses souffrances, de ses désirs et aussi de ses joies, car un Père doit connaître tout ce qui touche à ses enfants.

Je le sais sans doute puisque JE suis là, mais J’aime tant la simplicité. Je sais ME plier à votre condition. JE ME fais petit avec les petits, JE ME fais moyen avec les hommes d’âge moyen, avec les vieillards JE ME fais semblable à eux pour que tous comprennent ce que JE veux leur dire pour leur sanctification et pour Ma gloire.
La preuve de ce que JE viens de vous dire, ne l’avez-vous pas en Mon Fils qui s’est fait petit et faible comme vous ? Ne l’avez-vous pas encore maintenant, en Me voyant ici à vous parler ? Et pour que vous puissiez com-prendre ce que JE veux vous dire, n’ai je pas pris pour lui parler, une pauvre créature comme vous ? Est-ce que maintenant JE ne ME fais pas semblable à vous ?

Voyez, J’ai mis Ma couronne à Mes pieds, le monde sur Mon Coeur, J’ai laissé ma gloire au Ciel et JE suis venu ici, Me faisant tour à tour, pauvre avec les pauvres et riche avec les riches.

JE veux protéger la jeunesse, comme un tendre Père. il y a tant de mal dans le monde ! Ces pauvres âmes inexpérimentées se laissent séduire par les attraits du vice qui, peu à peu, les conduisent à la ruine totale. O vous qui, spécialement avez besoin de quelqu’un qui vous garde dans la vie, pour que vous puissiez éviter le mal, venez à Moi ! Je suis votre Père qui vous aime plus que toute autre créature vous aimera jamais ! Réfugiez-vous tout près de Moi, confiez-Moi vos pensées et vos désirs. Moi, JE vous aimerai tendrement. JE vous donne-rai des grâces pour le présent et JE bénirai votre avenir. Soyez certains que JE ne vous oublie pas, depuis 15 ou 20 ou 25 ou 30 ans que JE vous ai créés. Venez ! JE vois que vous avez grand besoin d’un Père doux et infiniment bon tel que Moi.

Sans M’attarder à tant d’autres choses qu’il serait fort à propos de dire ici mais que JE pourrai dire plus tard, JE veux maintenant parler tout particulièrement, aux âmes de ceux que JE Me suis choisis, prêtres et religieux : à vous, les enfants chéris de Mon Amour, J’ai de grands desseins sur vous.

AU PAPE

Avant tous les autres JE M’adresse à toi, mon Fils bien-aimé, à toi Mon Vicaire, pour mettre entre tes mains cette Oeuvre qui devrait être la première de toutes et que, par la crainte que le démon a inspirée à l’homme, on ne verra s’accomplir que dans ce temps. Ah ! JE voudrais que tu comprisses l’extension de cette Oeuvre, sa grandeur, sa largeur, sa profondeur, sa hauteur. JE voudrais que tu comprisses les désirs immenses que J’ai sur l’humanité présente et future ! Si tu savais comme JE désire être connu, aimé et honoré des hommes, par un Culte Spécial ! Ce désir, JE l’ai en Moi de toute éternité et depuis la création du premier homme. Ce désir, JE l’ai exprimé plusieurs fois aux hommes, sur-tout dans l’Ancien Testament. Mais l’homme ne l’a jamais compris. A présent ce désir Me fait oublier tout le passé, pourvu qu’il soit réalisé maintenant dans mes créatures du monde entier.

JE M’abaisse jusqu’à la plus pauvre de mes créatures afin de pouvoir, dans son ignorance lui parler et, par elle, de pouvoir parler aux hommes, sans qu’elle s’aperçoive de la grandeur de l’Oeuvre que JE voudrais faire parmi eux !

JE ne peux pas parler théologie avec elle, je serais sûr d’échouer, elle ne comprendrait pas.

JE permets qu’elle soit ainsi, pour que JE puisse faire Mon Oeuvre par la simplicité et l’innocence. Mais, c’est à toi maintenant de mettre cette Oeuvre à l’étude et de la mener très vite à exécution.

Pour être connu, aimé et honoré d’un culte Spécial JE ne demande rien d’extraordinaire. Ce que JE désire seulement le voici :

Si vous préférez Me rendre ce Culte Spécial un dimanche, JE choisis le premier dimanche d’Août

1°) - Qu’un jour ou du moins un dimanche, soit consacré à m’honorer tout particulièrement sous le NOM DE PERE DE L’HUMANITE toute entière.

JE voudrais pour cette fête, une Messe- et un Office propres. Il n’est pas difficile d’en trouver les textes dans l’Ecriture Sainte. Si vous préférez Me rendre ce Culte Spécial un dimanche, JE choisis le premier dimanche d’Août : si vous prenez un jour de la semaine, JE préfère que ce soit toujours le 7 de ce même mois.

2°) - Que tout le clergé s’attache à développer ce Culte et surtout qu’il ME fasse connaître aux hommes tel que JE suis et Tel que JE serai toujours auprès d’eux, e est-à-dire le Père le plus tendre et le plus aimant de tous les pères.

3°) - JE désire qu’il ME fasse entrer dans toutes les familles, dans les hôpitaux, même les ateliers et les usines, les casernes, les salles de délibération des ministres des nations, partout enfin où se trouvent mes créatures, n’y en aurait-il même qu’une seule ! Que le signe sensible de Mon invisible Présence soit une image montrant que Je suis réellement là présent, ainsi tous les hommes feront toutes leurs actions sous le regard de leur Père et j’aurai Moi-même aussi sous les yeux la créature que j’ai adoptée après l’avoir créée, ainsi tous mes enfants seront comme sous le regard de leur tendre Père.

Sans doute suis-Je partout même maintenant, mais JE voudrais être représenté d’une manière sensible.

4°) - Que pendant l’année le Clergé et les fidèles adoptent quelques exercices de piété en Mon honneur, sans nuire à leurs occupations ordinaires.

Que sans crainte nos Prêtres aillent partout, parmi toutes les nations porter aux hommes le flambeau de mon paternel Amour. Alors les âmes seront éclairées, gagnées, - non pas seulement parmi les infidèles -’ mais dans toutes les sectes qui ne sont pas de la véritable église. Oui, que ces hommes aussi, qui sont mes enfants, voient luire ce flambeau devant eux, qu’ils con-naissent la vérité, qu’ils l’embrassent et pratiquent toutes les vertus chrétiennes.

5°) - JE voudrais être honoré tout particulièrement dans les séminaires, dans les noviciats, dans les écoles et les pensionnats. Que tous du plus petit au plus grand, puissent ME connaître et aimer comme leur Père, leur Créateur et leur Sauveur.

6°) - Que les prêtres s’appliquent à chercher dans les Saintes écritures ce que J’ai dit autrefois et qui est demeuré jusqu’ici ignoré, relativement au Culte que JE désire recevoir des hommes. Qu’ils travaillent aussi pour faire parvenir Mes désirs et Ma volonté à tous les fidèles et à tous les hommes, en spécifiant ce que JE dirai pour tous les hommes ensemble et pour les Prêtres, les Religieux et les Religieuses en particulier. Ceux-là sont les âmes que JE choisis pour ME rendre de grands hommages plus que les hommes du monde.

Certes il faudra du temps pour arriver à une complète réalisation de ces désirs que J’ai conçus sur l’humanité et que JE t’ai fait connaître ! Mais un jour avec les prières et les sacrifices des âmes généreuses qui s’immoleront pour cette Oeuvre de Mon Amour, oui un jour JE serai satisfait. JE te bénirai, Mon Fils bienaimé et JE te don-nerai le centuple de tout ce que tu feras pour Ma Gloire.

A L’évêque

JE veux te dire un mot à toi aussi ! Mon Fils Alexandre pour que Mes désirs soient réalisés dans le monde.

Il faut qu’avec le Père Spirituel de la « Petite Plante » de Mon Fils Jésus, vous soyez les promoteurs de cette Oeuvre, c’est-à-dire de ce Culte Spécial que J’attends des hommes. C’est à vous mes enfants que JE confie cette Oeuvre et son avenir si important.

Parlez, insistez, faites connaître ce que JE dirai pour que JE sois connu, aimé et honoré de toutes mes créatures et vous aurez fait ce que J’attends de vous : c’est-à-dire Ma volonté et vous aurez réalisé les désirs que depuis longtemps J’ai gardés dans le silence.

De tout ce que vous ferez pour Ma Gloire, JE ferai le double pour votre salut et pour votre sanctification. Enfin ce sera au Ciel et seulement au Ciel, que vous verrez la grande récompense que JE vous donnerai, à vous tout particulièrement et à tous ceux qui travailleront dan ce même but.

J’ai créé l’homme pour Moi et il est bien juste que JE sois TOUT pour l’homme. L’homme ne goûtera pas de vraies joies en dehors de son Père et son Créateur, parce que son coeur n’est fait que pour Moi. De mon côté aussi, Mon Amour pour mes créatures est si grand que JE ne goûte aucune joie comme celle d’être parmi les hommes. Ma Gloire au Ciel est infiniment grande, mais Ma Gloire est encore plus grande lorsque JE ME trouve parmi mes enfants : les hommes du monde entier. Votre Ciel à vous mes créatures, est au Paradis avec mes élus, parce que c’est là-haut dans le ciel, que vous Me contemplerez dans une perpétuelle vision et que vous jouirez d’une gloire éternelle. Mon Ciel à Moi est sur la terre avec vous tous, O hommes ! Oui, c’est sur la terre et dans vos âmes que JE cherche mon bonheur et ma joie. Vous pouvez Me donner cette joie et c’est même un devoir pour vous de le faire pour Votre Créateur et Père qui le désire et l’attend de vous.

Ma joie d’être parmi vous n’est pas moins grande que celle que J’éprouvais lorsque J’étais avec Mon Fils Jésus pendant sa vie mortelle ; Mon Fils, c’était Moi qui l’envoyais. Il était connu de mon Esprit-Saint, qui est encore Moi, en un mot Il était toujours Moi.

A vous mes créatures, en vous aimant comme Mon Fils qui est Moi, je vous dis comme à Lui :- vous êtes mes enfants bien-aimés en qui JE mets mes complaisances :

c’est pourquoi JE jouis en votre- compagnie et désire rester avec vous. Ma Présence parmi vous est comme le soleil sur le monde terrestre. Si vous êtes bien disposés à Me recevoir, JE viendrai tout près de vous, J’entrerai en vous, JE vous éclairerai, JE vous réchaufferai de Mon Amour infini.

Pour vous, âmes en état de péché, ou ignorantes de la vérité religieuse, JE ne pourrai pas entrer en vous, mais JE serai quand même auprès de vous car JE ne cesse jamais de vous appeler, de vous inviter à désirer recevoir les biens que JE vous apporte pour que vous voyiez la lumière et que vous guérissiez du péché.
Tantôt JE vous regarde avec compassion pour le malheureux état dans lequel vous vous trouvez, tantôt JE vous regarde avec amour pour vous disposer à céder aux attraits de la grâce. JE passe parfois des jours, des années même auprès de certaines âmes, pour pouvoir leur assurer le bonheur éternel. Elles ignorent que JE suis là qui les attends, qui les appelle à chaque instant du jour.

Cependant JE ne Me lasse point et JE mets quand même Ma joie à rester auprès de vous, toujours avec l’espoir qu’un jour, vous reviendrez à Votre Père et ME ferez au moins quelques actes d’amour avant de mourir.

Voici par exemple, une âme qui va mourir tout à l’heure : cette âme a toujours été pour Moi comme l’enfant prodigue. (NOTE de Mère Eugenia : cet exemple je l’ai vu s’accomplir, tel que notre Père nous le dit et que je l’écris.)

JE la comblais de biens, elle s’en allait gaspiller tous ces biens, ces dons gratuits de Son Père très aimant et par surcroît, elle M’offensait gravement. JE l’attendais ; JE la suivais partout, JE lui donnais de nouvelles faveurs telles que la santé et les biens que JE faisais produire à ses travaux si bien qu’elle avait du superflu. Parfois Ma Providence lui en procurait de nouveaux encore. Elle était donc dans l’abondance mais elle ne voyait qu’à la triste lueur de ses vices et toute sa vie fut un tissu d’égarements par le péché mortel d’habitude. Mais Mon Amour ne s’est jamais lassé. JE la suivais quand même ; JE l’aimais ; et surtout malgré les refus qu’elle M’opposait, J’étais content de vivre patiemment auprès d’elle, dans l’espoir que peut-être un jour, elle écouterait Mon Amour et qu’elle reviendrait â Moi, Son Père et son Sauveur.

Enfin son dernier jour approche : JE lui envoie une maladie pour qu’elle puisse se recueillir et revenir à Moi son Père. Mais le temps passe et voici mon pauvre enfant, âgé de 74 ans à sa dernière heure. JE suis là encore, comme toujours : JE lui parle avec plus de bonté que jamais. J’insiste, J’appelle mes élus, qu’ils prient pour lui afin qu’il demande le pardon que JE lui offre... A cette minute, avant de rendre le dernier soupir, il ouvre les yeux, reconnaît ses égarements et combien il s’est éloigné du vrai chemin qui conduit jusqu’à Moi. Il rentre en lui-même, puis de sa faible voix que personne dans son entourage n’entendit, il Me dit :

« O mon Dieu, Je vois maintenant comme Votre Amour pour moi a été grand et moi, je vous ai offensé continuellement par une si mauvaise vie. Je ne pensais jamais à Vous, mon Père et Mon Sauveur. Maintenant Vous voyez tout et pour tout ce mal que Vous voyez en moi et que je reconnais dans ma confusion, je Vous demande pardon et j e Vous aime Mon Père et Mon Sauveur ».

Il mourut à l’instant même et le voici devant Moi. JE le juge avec l’amour d’un Père comme il m’a appelé ; et il est sauvé. Il restera quelque temps au lieu de l’expiation, puis il sera heureux pour une éternité. Et Moi, après M’être complu pendant sa vie dans l’espoir de la sauver par son repentir, JE jouis encore plus avec Ma cour céleste d’avoir réalisé Mon désir et d’être Son Père pour toute l’éternité.

Quand aux âmes qui vivent dans la justice et la grâce sanctifiante, JE fais Mon bonheur de M’établir en elles. Je ME donne à elles. Je leur confie l’USAGE DE MA PUISSANCE et PAR MON AMOUR, elle.s trouvent une anticipation du Paradis en MOI, leur Père et leur Sauveur !

Ainsi finit le premier cahier du Message.

Message de notre Père Deuxième cahier

Le deuxième cahier commence le 12 aout 1932. Un jour le démon s’en empara et en lacéra la tête avec des ciseaux.

« JE viens ouvrir une source d’eau Vive qui, dès aujourd’hui et jusqu’à la fin des temps ne se tarira jamais. C’est à vous, mes Créatures que JE viens pour vous découvrir mes entrailles paternelles passionnées d’Amour pour vous, Mes enfants, JE veux que vous soyez témoins de Mon amour Infini et Miséricordieux. Il ne Me suffit pas de vous avoir montré Mon Amour, JE veux encore vous ouvrir Mon Coeur, d’où sortira une Source rafraîchissante où tous les hommes se désaltéreront. Ils goûteront alors les joies qu’ils n’avaient pas connues jusqu’ici à cause de ce poids immense de crainte exagérée qu’ils avaient de Moi, leur tendre Père.

C’est depuis que J’ai promis un Sauver aux hommes que J’ai fait jaillir cette Source - (cette Source, depuis qu’il M’en parle je la vois tous les jours) - et JE l’ai fait passer par le Coeur de mon Fils pour qu’elle arrive jusqu’à vous. Mais Mon Amour immense pour vous me pousse à faire plus encore en ouvrant mon Sein d’où jaillira cette eau de salut pour Mes enfants et, JE leur permets de puiser librement tout ce qui leur est nécessaire pour le temps et pour l’éternité.

Si vous voulez éprouver la puissance de cette source dont JE vous parle, apprenez d’abord à Me connaître mieux et à M’aimer jusqu’au point que JE désire, c’est-à-dire non seulement comme Votre Père, mais comme Votre Ami et Votre Confident.
Pourquoi vous étonner de ce que Je vous dis ? Ne vous aije pas créés à Mon Image ? Je vous ai faits à Mon Image pour que vous ne trouviez rien d’étrange lorsque vous parlez et vous vous familiarisez avec votre Père, votre Créateur, Votre Dieu ; car vous êtes devenus par Ma Miséricordieuse bonté, les enfants de Mon Amour Paternel et Divin.

Puisque Mon Fils Jésus est en Moi et que JE suis en Lui, en notre mutuel Amour qui est l’Esprit-Saint, qui nous tient unis par ce lien de charité qui fait que nous ne sommes qu’Un.

Lui, Mon Fils, est le réservoir de cette Source, pour que les hommes puissent aller puiser dans Son Coeur qui est toujours rempli de l’Eau du salut jusqu’à déborder ! Mais il faut vous assurer de cette Source que Mon Fils vous ouvre, pour que vous puissiez vous convaincre qu’elle est rafraîchissante et agréable ! Alors, venez à Moi par Mon Fils et, quand vous serez près de Moi, confiez-Moi vos désirs. Je vous montrerai cette Source en Me faisant connaître Tel que Je suis. Quand vous Me connaîtrez, vous serez désaltérés, rafraîchis, vos maux seront guéris, vos craintes seront évanouies ; votre joie sera grande et votre amour trouvera un repos qu’il n’avait jamais goûté jusqu’ici !

Mais comment Me direz-vous, pouvons-nous venir à Vous ? Ah ! venez par la voie de la confiance, appelez-Moi votre Père, aimez-Moi en esprit et en vérité et cela suffira pour que cette eau rafraîchissante et toute puissante arrive à vous désaltérer.
Mais si vous voulez vraiment qu’elle vous donne tout ce qui vous manque pour Me connaître et M’aimer et si vous vous trouvez froids et indifférents, appeliez-Moi seulement du doux Nom de Père et Je viendrai à vous. Ma Source vous donnera l’Amour, la confiance et tout ce qui vous manque pour être toujours aimés de votre Père et Créateur.

Puisque Je désire surtout Me faire connaître à vous tous, pour que vous puissiez tous jouir, même ici-bas de Ma Bonté et de Ma tendresse, faites-vous apôtres auprès de ceux qui ne Me connaissent pas, qui ne Me connais-sent pas encore et Moi, JE bénirai vos travaux et vos efforts en vous préparant une grande gloire auprès de MOI, dans l’éternité !

Je suis l’Océan de la Charité ; mes fils, voici une autre preuve de l’Amour paternel que J’ai pour vous tous sans exception quelque soit votre âge, votre état, votre pays. JE n’excepte même pas les sociétés diverses, les sectes, fidèles, infidèles, croyants, indifférents, j’enferme dans cet Amour toutes les créatures raisonnables dont l’ensemble forme l’humanité.

Cette preuve la voici : JE suis l’Océan de la Charité. Je vous ai fait connaître la source qui jaillit de Mon Sein pour vous désaltérer et maintenant, pour que vous goûtiez combien Je suis bon envers tous, JE vais vous montrer l’Océan de Ma Charité universelle pour que vous vous y jetiez les yeux fermés ! Pourquoi ? Parce qu’en se plongeant dans cet océan, les âmes rendues gouttes amères par les vices et les péchés, perdront l’excès d’amertume dans ce bain de la Charité. Elles en sortiront meilleures, heureuses d’avoir appris à être bonnes et pleines de charité. Si vous-même, par ignorance ou par faiblesse, vous retombez dans l’état d’une goutte amère, JE suis encore un Océan de Charité prêt à recevoir cette goutte amère pour la changer en Charité, en Bonté et pour faire de vous des saints comme JE le suis, Moi votre Père.

Voulez-vous, mes enfants, passer ici-bas votre vie dans la paix et dans la joie ? Venez vous jeter dans cet immense Océan et demeurez-y toujours, tout en utilisant votre vie par le travail, cette même vie sera sanctifiée par la Charité.

Quand à mes enfants qui ne sont pas dans la vérité, JE veux à plus forte raison les couvrir de mes plus paternelles prédilections pour qu’ils ouvrent les yeux à la lumière qui, en ce temps, resplendit plus sensiblement que jamais.

C’est le temps des grâces prévu et attendu de toute éternité. Je suis là en personne pour vous parler ; Je viens comme le plus tendre et le plus aimant des Pères. JE M’abaisse, JE M’oublie pour vous élever à Moi et assurer votre salut. Vous tous qui vivez aujourd’hui et vous aussi qui êtes dans le néant, mais qui vivrez de siècle en siècle jusqu’à la fin du monde, pensez que vous ne vivez pas seuls, mais qu’un Père au-dessus de tous les Pères, vit auprès de vous, vit même en vous, pense à vous et vous offre de participer aux incompréhensibles prérogatives de son Amour.

Approchez-vous de la Source qui jaillira toujours de Mon Sein paternel. Goûtez la douceur de cette Eau salutaire et quand vous aurez éprouvé toute sa délicieuse puissance sur vos âmes pour satisfaire à tous vos besoins, venez vous jeter dans l’Océan de ma Charité pour ne plus vivre qu’en Moi et mourir à vous-même pour vivre éternellement en Moi. »

Prière Dieu est mon Père

Ô mon Père des cieux,

Qu’il est doux et suave de savoir que Tu es mon Père et que moi je suis Ton enfant !
C’est surtout quand le ciel de mon âme est noir et ma croix plus lourde, que je sens le besoin de Te dire : Père, je crois à Ton Amour pour moi !
Oui, je crois que Tu es pour moi un Père à tout moment de la vie et que moi je suis Ton enfant !

Je crois que Tu m’aimes d’un Amour infini !
Je crois que Tu veilles sur moi jour et nuit et que pas même un cheveux ne tombe de ma tête sans Ta permission !
Je crois que, infiniment Sage, Tu sais bien mieux que moi ce qui m’est avantageux !
Je crois que, infiniment Puissant, Tu tires le bien du mal !
Je crois que, infiniment Bon, Tu fais tout servir au bien de ceux qui T’aiment ; et derrière les mains qui blessent, je baise Ta main qui guérit !
Je crois… mais augmente en moi la Foi, l’Espérance et la Charité ! Apprends-moi à bien voir Ton Amour diriger tous les événements de ma vie.

Apprends-moi à m’abandonner à Toi comme un enfant dans les bras de sa mère.
Père, Tu sais tout, Tu vois tout, Tu me connais mieux que je ne me connais : Tu peux tout et Tu m’aimes !

Ô mon Père, puisque Tu veux que nous Te demandions tout, je viens avec confiance te demander avec Jésus et Marie... (formuler la grâce désirée).
A cette intention je T’offre, en union avec leurs Sacrés Cœurs, toutes mes prières, mes sacrifices et mortifications, toutes mes actions et une plus grande fidélité à mon devoir. (Si on récite cette prière comme neuvaine, ajouter : « Je Te promets d’être plus généreux, surtout durant ces neuf jours, dans telle circonstance…avec telle personne… »).

Donne-moi la Lumière, la Force et la Grâce de Ton Esprit !
Affermis-moi dans cet Esprit, de manière que je ne Le perde jamais, que je ne Le contriste ou ne L’affaiblisse pas en moi.

Mon Père, c’est au Nom de Jésus Christ, Ton Fils, que je Te le demande ! Et Toi, ô Jésus, ouvre Ton Cœur et mets-y le mien et avec celui de Marie offre-le à notre Divin Père ! Obtiens-moi la grâce dont j’ai tant besoin !

Père Divin, fais toi connaître à tous les hommes. Que tout le monde proclame Ta Bonté et Ta Miséricorde !
Sois mon tendre Père et protège-moi partout comme la pupille de Tes yeux. Que je sois à tout jamais ton digne enfant : aies pitié de moi !

Divin Père, doux espoir de nos âmes,
Sois connu, honoré et aimé des hommes !
Divin Père, bonté infinie, qui s’exerce envers tous les peuples,
Sois connu, honoré et aimé des hommes.
Divin Père, rosée bienfaisante de l’humanité,
Sois connu, honoré et aimé des hommes.

Mère Eugénia.

Indulgence partielle.

Mgr Verdier, archevêque de Paris le 8/05/1936, et Msgr Girard, Vic. Apost. Le Caire, Egypte le 9/10/1935.

Sites sources à consulter

le père divin nous aime

chemin de Marie Père Miséricorde

preghiereagesuemaria le Père parle à ses enfants

la tendresse du Père Abba Père parleà ses enfants