Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

vendredi 29 avril 2016
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Saint Louis-Marie Grignion de Montfort
Fondateur des Montfortains et des Filles de la Sagesse (✝ 1716)



« Aîné des dix-huit enfants d’un avocat breton, Louis naît à Montfort près de Rennes. A 19 ans, il entre au séminaire Saint-Sulpice de Paris.

Prêtre en 1700, il devient aumônier de l’hôpital de Poitiers. Il partage la table des pauvres malades et regroupe les jeunes filles désireuses de servir les pauvres. Parmi elles, Marie-Louise Trichet, fille d’un haut magistrat qui, lui, ne l’entend pas de cette oreille. Les réformes de Louis-Marie indisposent la bourgeoisie de la ville qui le congédie de l’hôpital. Mais les missions attirent Louis-Marie. Il se rend à Rome pour demander d’être envoyé au loin. Le Pape l’envoie ... en France comme prédicateur des missions paroissiales. Là encore il déchaîne l’enthousiasme des uns et la colère des autres : « Monsieur de Montfort est fou. » Entièrement voué à la Mère de Dieu, il écrit « l’Amour de la Sagesse éternelle » et surtout « le Traité de la vraie dévotion à Marie. » Il mène les foules à Jésus par Marie.

Vient le temps des fondations. Les jeunes filles de l’hôpital de Poitiers deviennent l’œuvre des « Filles de la Sagesse ». Il rêva aussi d’une petite compagnie de prêtres pour les missions populaires : les Missionnaires de la « Compagnie de Marie » qui ne verront le jour qu’après sa mort.

Saint Montfort est reconnu aujourd’hui comme Fondateur de trois congrégations religieuses : les Pères Missionnaires Montfortains, appelés à l’origine « Compagnie de Marie », les Filles de la Sagesse et les Frères de saint Gabriel.
Disciples du Christ, dans l’esprit de Montfort, les Frères de Saint Gabriel.

Chronologie de la vie de saint Louis-Marie

« D’origine bretonne, le Père de Montfort se consacrera à la prédication de missions rurales au travers des diocèses de l’Ouest de la France... Son activité inlassable l’avait mis en conflit d’autorité avec plusieurs évêques. Mais il trouva en celui de La Rochelle - Etienne de Champflour - un protecteur efficace. Dès 1711, Montfort prêcha dans sa ville épiscopale trois missions : une pour les hommes, une pour les soldats et une pour les femmes... Le saint dut fuir la ville à la suite d’une tentative d’empoisonnement contre sa personne. Montfort revint cependant prêcher en Aunis dès l’année suivante : à Thairé, Saint-Vivien, Esnandes et Courçon. En 1714, il reviendra encore et ira même prêcher dans le diocèse de Saintes, à l’île d’Oléron. Sa dernière mission aunisienne fut pour Taugon-La Ronde en mars 1715. » (diocèse de La Rochelle Saintes - Saint Louis Grignon de Montfort 1673 - 1716)

Né en 1673 à Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine), il devint prêtre à l’âge de vingt-sept ans. A la suite de saint Jean-Eudes, il fut missionnaire en France, parcourant les diocèses de l’Ouest, Saint-Brieuc, Saint-Malo, Nantes, Poitiers, Luçon, Bayeux et Coutances. Il fondait des écoles, plantait des croix, se juchait dans les arbres pour prêcher à une assistance passionnée. Clément XI le déclara missionnaire apostolique, ce qui n’empêcha pas certains évêques - dont celui d’Avranches - de le repousser et même de lui interdire de célébrer la messe. Il fut en revanche très bien accueilli à Villedieu-les Poêles, à Saint-Lô et dans tout le diocèse de Coutances. Le Mesnil-Hermant conserve le souvenir de son passage. Vouant une immense piété à la Vierge Marie, il est considéré comme l’un des maîtres modernes de la théologie mariale. Fondateur des Sœurs de la Sagesse et des Prêtres de la Compagnie de Marie, il était à Saint-Laurent-sur-Sèvres en Vendée lorsqu’il fut terrassé par la maladie. Source : Liturgie des heures du diocèse de Coutances et Avranches 1993.
La première évangélisation fut l’œuvre de St Hilaire (+ 368), évêque de Poitiers, et de St Philbert de Noirmoutier (+ 685), fondateur de monastères. St Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716) fut le missionnaire des campagnes et fonda une famille religieuse importante et diversifiée. (historique - diocèse de Luçon en Vendée)

A lire aussi : le 28 avril, le diocèse de Luçon fête St Louis-Marie Grignion de Montfort.
« On ne peut pas parler de l’histoire du diocèse sans évoquer la figure de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort qui parcourut le diocèse pendant quatre années au tout début du 18e siècle et qui marqua profondément la foi des fidèles. Son souvenir reste attaché à l’édification du calvaire de Pont-Château. Son œuvre se perpétue aujourd’hui grâce aux nombreuses congrégations issues de son apostolat présentes encore dans le diocèse (Frères de Saint Gabriel, les Pères Montfortains, les sœurs de la Sagesse…). » (Une histoire riche - Église catholique en Loire Atlantique)
Mémoire de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, prêtre, qui annonça à travers l’Ouest de la France le mystère de la Sagesse éternelle, fonda l’Institut des Filles de la Sagesse et, pour les prêtres, la Compagnie de Marie, prêcha et écrivit sur la Croix du Christ et la vraie dévotion à la Vierge Marie et conduisit des foules à la pénitence. Il acheva sa pérégrination sur terre à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en 1716. »

Martyrologe romain

Sa fin montre sa simplicité et sa joie de vivre : mourant, il trouva la force de se redresser pour chanter un cantique de sa composition :

"Allons, mes bons amis,
Allons en paradis
Quoiqu’on gagne en ces lieux,
Le Paradis vaut mieux"...

Source :

nominis saint Louis Marie Grignion de Montfort

Marie est le secret de Dieu qui doit être révélé aujourd’hui

28 avril - Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

« Notre association Marie de Nazareth a pour but de « faire connaître et aimer Marie » pour contribuer à faire advenir le règne du Christ. Cette vocation s’inspire directement de Saint Louis Marie Grignion de Montfort (1673-1716), prêtre vendéen qui a proposé une doctrine mariale très puissante, reprise et vécue en notre temps avec beaucoup de fécondité par beaucoup de Chrétiens et notamment par le pape Jean Paul II, qui en avait tiré sa devise : « Totus tuus » (« Tout à toi » Jésus, par Marie).
Ce petit écrit sera enveloppé longtemps dans le silence d’un coffre …

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort nous invite à imiter Jésus en prenant Marie pour Mère. Son œuvre majeure est le « Traité de la Vraie Dévotion », que le Pape Jean-Paul II décrivait en ces termes :

« Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a composé le « Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge » au début des années 1700, mais le manuscrit est resté pratiquement inconnu pendant plus d’un siècle. Lorsque, finalement, presque par hasard, il fut découvert en 1842, et publié en 1843, il eut un succès immédiat, et se révéla être une œuvre d’une extraordinaire efficacité pour diffuser la « vraie dévotion » à la Très sainte Vierge. Dans ma jeunesse, j’ai été moi-même très aidé par la lecture de ce livre, dans lequel « j’ai trouvé la réponse à mes perplexités » dues à la peur que le culte de Marie, « développé excessivement, finisse par compromettre la suprématie du culte dû au Christ ». La lecture de ce livre a marqué dans ma vie un tournant décisif. (…) Alors qu’auparavant je me tenais en retrait de crainte que la dévotion mariale ne masque le Christ au lieu de lui céder le pas, j’ai compris à la lumière du traité de Grignion de Monfort qu’il en allait en réalité tout autrement. Notre relation intérieure à la Mère de Dieu résulte organiquement de notre lien au mystère du Christ. Il n’est donc pas question que l’un nous empêche de voir l’autre. (…) On peut même dire qu’à celui qui s’efforce de le connaître et de l’aimer le Christ lui-même désigne sa Mère comme il l’a fait au Calvaire pour son disciple Jean. »(1)

« A Jésus par Marie »

« Ah, le Père de Montfort ! Il ne savait sans doute pas, quand il écrivait le Traité de la Vraie Dévotion, qu’il le faisait sous l’inspiration directe du Saint-Esprit ! » disait Marthe Robin qui le portait en très haute estime. (2)

Le Traité de la Vraie Dévotion a connu une postérité extraordinaire et sa première phrase est comme une prophétie et un programme : « C’est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c’est aussi par elle qu’il doit régner dans le monde. » Marie est le secret de Dieu qui doit être révélé aujourd’hui : voici ci-dessous l’un des extraits importants du Traité de la Vraie Dévotion, à se remémorer aujourd’hui en ce bel anniversaire :

« Dieu veut donc révéler et découvrir Marie, le chef-d’œuvre de ses mains, dans ces derniers temps. Elle est l’aurore qui précède et découvre le Soleil de justice, qui est Jésus-Christ, elle doit être connue et aperçue, afin que Jésus-Christ le soit. Étant la voie par laquelle Jésus-Christ est venu à nous la premières fois, elle le sera encore lorsqu’il viendra la seconde, quoique non pas de la même manière. Marie doit éclater, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce dans ces derniers temps. Dieu veut que sa sainte Mère soit à présent plus connue, plus aimée, plus honorée que jamais elle n’a été : ce qui arrivera sans doute, si les prédestinés entrent, avec la grâce et lumière du Saint-Esprit, dans la pratique intérieure et parfaite que je leur découvrirai dans la suite ; (…) ils connaîtront les miséricordes dont elle est pleine et les besoins où ils sont de son secours, et ils auront recours à elle en toutes choses comme à leur chère avocate et médiatrice auprès de Jésus-Christ ; ils sauront qu’elle est le moyen le plus assuré, le plus aisé, le plus court et le plus parfait pour aller à Jésus-Christ, et ils se livreront à elle corps et âme, sans partage, pour être à Jésus-Christ de même. »


(1) André Frossard, dialogue avec Jean Paul II, « N’ayez pas peur ! », 1982, p. 184-185
(2) Père Jean Hemery dans son livre sur la Vierge (« La Mère de Jésus était là », éd. Letheilleux, p. 194).

L’équipe de Marie de Nazareth

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