Sainte Louise de Marillac

vendredi 15 mars 2019
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Sainte Louise de Marillac
Fondatrice des Filles de la Charité
« Toutes les âmes vraiment chrétiennes doivent avoir un grand amour de la Sainte Vierge et l’honorer beaucoup pour sa qualité de Mère de Dieu et pour les vertus que Dieu lui a données à ce dessein »



« Née en 1591, Louise était une fille illégitime et elle ne sut jamais qui était sa mère mais elle fut reconnue et élevée par Louis de Marillac, membre de la noblesse. Lorsque Louis se maria, Louise fut placée en pension dans un couvent dominicain où sa tante était religieuse. Cette expérience permit à Louise d’approfondir son cheminement intérieur, de développer ses nombreuses compétences intellectuelles, ainsi que son désir d’être religieuse. Lorsque mourut Louis de Marillac, et que les ressources furent limitées, elle vécut dans une pension où elle eut l’occasion d’acquérir de nombreuses compétences domestiques de base et de développer des capacités organisationnelles. Cette expérience compléta son éducation classique de niveau supérieur, et la prépara pour son futur service.

Louise se maria avec Antoine Legras (Secrétaire de la Reine de France) à Saint-Gervais, en 1613. Mais leur bonheur conjugal fut de courte durée en raison de la santé fragile de ce dernier. Lorsqu’elle était jeune femme, Louise voyagea et côtoya l’aristocratie française avec autant d’aise que les pauvres, aux situations désespérées. Elle joua ensuite un rôle de leader parmi les Dames de la Charité, une organisation de femmes riches qui se consacraient à aider les pauvres.
La souffrance n’était jamais loin de Louise. Durant les troubles de la guerre civile, ses deux oncles, qui occupaient un rang élevé dans le gouvernement, furent emprisonnés. L’un fut publiquement exécuté et l’autre mourut en prison. En 1623, alors que la maladie minait peu à peu Antoine, qui mourut en 1625, la dépression eut raison de Louise. A Saint-Nicolas-des-Champs, sa paroisse, elle reçoit à la Pentecôte 1623, une grâce de l’illumination spirituelle qui la libère de ses troubles de conscience. Alors qu’elle priait, Louise eut une vision dans laquelle elle se vit en train de servir les pauvres et de vivre des vœux religieux en communauté.

Elle écrivit cette » lumière » sur un parchemin et le porta sur elle pour se rappeler qu’en dépit de ses difficultés, Dieu guidait sa vie. Dans cette vision, un prêtre lui apparut, qu’elle identifia plus tard comme étant Vincent de Paul, son futur confesseur et collaborateur dans le service. En 1629, Vincent de Paul, qui avait établi la Congrégation de la Mission (les Lazaristes) en 1625, invita Louise à l’aider dans les Confréries de la Charité dans les paroisses de France. Ces activités servirent de thérapie à Louise et furent formatrices pour ses tâches futures et celles de la famille vincentienne. Elle entreprenait des visites pour s’assurer de la qualité des services qui étaient offerts ; elle passait en revue les comptes et les rapports des gérants, et encourageait les travailleuses et les bénévoles à voir le Christ dans les personnes qu’elles servaient.

Elle quitte son hôtel du Marais pour habiter rive gauche, sur la paroisse Saint-Nicolas-du-Chardonnet, à proximité du Collège des Bons-Enfants. C’est là qu’en 1633, avec l’assentiment de Monsieur Vincent, devenu son directeur de conscience, elle groupe, dans sa maison de la rue des Fossés-Saint-Victor (actuelle rue du Cardinal Lemoine), les premières Servantes des Pauvres – ou Filles de la Charité -, cheville ouvrière des Confréries de charité fondées par Monsieur Vincent au cours de ses missions. L’afflux des vocations impose le transfert de la communauté en 1636 au village de la Chapelle, puis en 1641 au faubourg Saint-Denis, et le 15 mars 1660 sur la paroisse Saint-Laurent.

La fondation de Louise irrigue une capitale d’un demi million d’habitants. Elle a la charge du vétuste et énorme Hôtel-Dieu, puis dès sa création en 1657, de l’hôpital général de la Salpêtrière, qui reçoit le flot des pauvres que la Fronde a multiplié. Louise fonde également avec Monsieur Vincent, « l’oeuvre des Enfants Trouvés » en 1638, installée plus tard dans le château de Bicêtre.

Louise, qui mourut le 15 mars 1660, juste quelques mois avant Vincent de Paul, fut proclamée sainte de l’Église en 1934. En 1960, le Pape Jean XXIII la proclama Patronne des Oeuvres sociales. En tant que femme, mère, enseignante, infirmière, assistante sociale et fondatrice religieuse, elle peut être le modèle de toutes les femmes. Elle vit aujourd’hui dans les 21 000 Filles de la Charité qui servent dans le monde entier, comme dans leur nombreux collaborateurs.

Depuis 1815, son corps repose rue du Bac, dans la chapelle où la Vierge apparut à sainte Catherine Labouré. »

Chapelle de la Médaille Miraculeuse
140, rue du Bac, 7e arr. – M° Sèvres-Babylone

Église Saint-Nicolas des Champs, 254 , rue Saint-Martin, 3e arr. – M° Arts et Métiers.
C’est l’église paroissiale de sainte Louise de Marillac de 1623 à 1626 et c’est dans cette église, à la Pentecôte 1623, le 4 juin, qu’elle est délivrée de ses doutes et reçoit la grâce qui illumine son âme.

43, rue du Cardinal Lemoine 5e arr.
Dans cette maison, Louise de Marillac s’installe avec cinq filles de la Charité. Ce fut l’embryon de la congrégation des Filles de la Charité. Elles y demeurent jusqu’en 1636, date à laquelle elles émigrent au village de La Chapelle.

Eglise Saint-Laurent
68, boulevard Magenta, 10e arr. – M° Gare de l’Est
Le corps de Louise de Marillac y est inhumé et y repose pendant quatre-vingt-cinq ans, comme le rappelle une inscription dans la chapelle Saint-François-de-Sales.

Fondatrice des filles de la Charité (✝ 1660)

« Louise est la nièce du chancelier royal Michel de Marillac et du maréchal Louis de Marillac, arrêtés tous deux et condamnés à mort par Richelieu après la « Journée des Dupes » du 10 novembre 1630. Fille naturelle d’un grand seigneur, elle est élevée par les religieuses dominicaines de Poissy. En 1613, mariée à un simple bourgeois, elle devient Mademoiselle Le Gras. Son fils Michel lui donnera beaucoup de soucis. A 34 ans, elle se retrouve veuve. C’est alors qu’elle rencontre saint Vincent de Paul. Subjuguée par la charité contagieuse du prêtre, elle devient rapidement sa collaboratrice dans toutes ses actions charitables. En 1633, ils fondent ensemble la « Compagnie des Filles de la Charité », appelée communément Soeurs de Saint Vincent de Paul.

Louise, supérieure de la nouvelle communauté, oriente les soeurs vers tous les exclus de son temps : elle crée des petites écoles pour les fillettes pauvres ; elle organise l’accueil et l’éducation des enfants trouvés ; elle développe la visite à domicile pour les malades pauvres ; elle envoie des soeurs auprès des galériens... Une passion l’habite : l’amour de l’homme créé à l’image de Dieu et racheté par le sang de son Fils unique. Comme Monsieur Vincent, elle mourra à la tâche. Son corps repose à Paris au 140 rue du Bac.

Elle a été béatifiée en 1920, canonisée par Pie XI en 1934 ; en 1960, Jean XXIII la déclare patronne de tous les travailleurs sociaux chrétiens.

- Rendant hommage à sainte Louise de Marillac, ’à qui Monsieur Vincent confia l’animation et la coordination des Charités’, le Pape appelle à redécouvrir ’cette finesse et cette délicatesse de la miséricorde qui ne blesse jamais ni n’humilie personne mais qui relève, redonne courage et espérance’. (le 15 mars 2017, Le Pape encourage une ’culture de la miséricorde’ à la suite de saint Vincent de Paul)
- Louise de Marillac (1591-1660)
Durant de longues années, Louise de Marillac est une femme habitée par l’anxiété, la culpabilité. Du fait de sa naissance illégitime, hors mariage, elle est rejetée par sa famille, placée dans des institutions...

Figures de sainteté - site de l’Eglise catholique en France
Sainte Louise de Marillac - diocèse de Paris
À Paris, en 1660, sainte Louise de Marillac, veuve, qui sans négliger l’éducation de son fils, fonda les Filles de la Charité, sous la direction de saint Vincent de Paul, et forma par son exemple ses compagnes au soin des malades, à l’instruction religieuse des enfants pauvres, mais surtout à la prière et à la confiance dans le Seigneur. »
Martyrologe romain

15 mars, Fête
Patron(ne) des Travailleurs sociaux chrétiens

« Malgré son désir de rentrer au couvent, Louise de Marillac (1591-1660), après sa rencontre avec saint Vincent de Paul, consacrera toute sa vie à organiser la charité, d’abord en coordonnant les Confréries de la Charité puis en fondant la Compagnie des Filles de la Charité.

Avec saint Vincent de Paul, Louise de Marillac imprime aux Filles de la Charité une spiritualité pleinement mariale. Elle écrit notamment : Toutes les âmes vraiment chrétiennes doivent avoir un grand amour de la Sainte Vierge et l’honorer beaucoup pour sa qualité de Mère de Dieu et pour les vertus que Dieu lui a données à ce dessein (Autobiographie, M 33).

Elle consacre la Compagnie à la Sainte Vierge, à Chartres où elle se rend en pèlerinage en octobre 1644. Elle choisit comme fêtes principales des Filles de la Charité deux dates mariales : le 25 mars, jour de l’Annonciation, où sont renouvelés les vœux annuels des membres, et le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception (qui n’est pourtant pas encore reconnue dans toute l’Église : ce ne sera le cas que le 8 décembre 1854, après les apparitions de la rue du Bac, justement chez les Filles de la Charité, et peu avant celles de Lourdes), où les membres renouvellent leur consécration à Marie.

Elle fait d’ailleurs réciter par ses Filles la prière suivante : Très Sainte Vierge, je crois et confesse votre sainte et immaculée Conception. »

Michèle Rivière de Précourt
Présidente de la Fédération Française des Équipes Saint-Vincent de 2013 à 2016
Notre Histoire avec Marie

Sites sources :

Notre Histoire avec Marie

nominis Sainte Louise de Marillac

Saint Nicolas des champs Sainte Louise de Marillac