Jean Raspail, patriote et royaliste, catholique de coeur

lundi 15 juin 2020
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Jean Raspail, patriote, royaliste, catholique et Français



« Peu de gratte-papiers contemporains se sont donnés la peine de comprendre notre grand écrivain, Jean Raspail.

Il commença sa longue vie en voyageant, en canot sur les chemins d’eau du Roi, depuis le Quebec jusqu’au Mississipi. Puis en voiture, de l’Alaska à la Terre de Feu. Il vécut aussi un certain temps au Japon et en Amérique latine puis il revint tel Ulysse en son petit Liré et découvrit que son peuple souffrait des mêmes maux que tous les peuples ou tribus rencontrés au loin , envahis ou déplacés, perdant leur joie de vivre et se réfugiant dans les rêves de leur ancienne vie. Levi-Strauss de notre temps, il revint avec deux certitudes : le sacré, Dieu ou les dieux pour certains et le Roi sont essentiels à la vie des hommes . De même les rites exigés par Dieu et le Roi structurent un peuple et l’aident à marcher droit. Ainsi peut-on comprendre son admiration pour le scoutisme, le devoir de servir et d’aimer. Gros scandale pour les gratte-papiers. La lutte des classes ou celle des races, très peu pour lui. Il y a de grands hommes partout.

Quand il écrit Le Camp des saints, certains traitent le roman de sulfureux. Mais ces gens qui, voyant un volcan en éruption, disent tranquillement qu’il est éteint, n’ont pas rencontré autant de victimes de famines, d’invasions successives ou de déportations que notre écrivain. Si ce roman a tant plu, c’est que le réel en était le héros. Les créateurs ne font pas des colliers de nuages, mais des tableaux des champs et des bois, des princes et des paysans, des courageux et des lâches.

Assistant impuissant à l’endormissement de sa patrie, il s’inventa le rôle de consul général de Patagonie dont un français, Antoine de Tounens était devenu roi durant six semaines au 19e siècle. Et des milliers d’hommes et de femmes qui voulaient échapper à la laideur, au mensonge et à la soumission entrèrent dans son jeu.
Il inventa aussi une grande famille, les Pikkendorff, véritable élite européenne au sens prononcé de l’honneur, dont chaque héros suit d’abord ses propres pas. » Des êtres « Sire de Soi » disent les normands de Jean de La Varende.

Remercions-le d’avoir réveillé le peuple de France en commémorant sur la place de la Concorde le bicentenaire de la mort de Louis XVI . Remercions-le d’avoir rappelé, dans “Sire”, le sac de la nécropole royale de la basilique Saint-Denis par les vandales des premiers temps républicains.

Remercions-le pour son dernier livre offert, “La miséricorde”, si actuel par son thème : le retour à Dieu d’un prêtre criminel.

Remercions-le enfin d’avoir, chaque matin, pensé si fort : « Je maintiendrai » que ses milliers de lecteurs émergent d’un lourd désespoir et entrevoient à l’horizon une lueur d’espoir.

« Fidèle à ma patrie je le serai
Tous les jours de ma vie je servirai » chantent les jeunes scouts.

Cela ennuie les gratte-papiers mais, derrière notre Jean, nous passons outre. »

Anne Brassié
Vice consul des Oursinières

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