Une procession catholique scandaleusement agressée par des militants d’extrême gauche

lundi 31 mai 2021
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Une procession catholique scandaleusement agressée par des militants d’extrême gauche



« Ce samedi 30 mai, alors que la gauche s’élançait dans Paris pour célébrer les morts de la Commune de Paris en 1871, le diocèse de Paris avait organisé une marche de quatre kilomètres depuis le square de la Roquette, dans le XIe arrondissement, jusqu’à Notre-Dame des Otages, dans le XXe arrondissement. Cette marche, qui avait rassemblé près de 300 fidèles, voulait commémorer l’assassinat des prêtres de la rue Haxo par les Communards. « Il n’ y avait aucune revendication politique », insiste un participant. Simplement une commémoration de ces prêtres assassinés par anticléricalisme alors qu’ils consacraient leur vie au service des pauvres.

Or, ces 300 manifestants ont été violemment pris à partie, menacés, agressés et ont été la cible de plusieurs projectiles. Ces exactions ont été notamment filmées par le très conversé Taha Bouhafs, ce militant de La France insoumise, apôtre du « décolonialisme » reconverti dans le « journalisme ». Une séquence filmée avec un parti pris évident, puisque Bouhafs a qualifié les processionnaires d’intégristes et a pris soin de flouter le visage des agresseurs.

Le professeur d’Histoire Nicolas Louis-Riel, qui a participé à cette marche, raconte, sur Twitter : « Je ne filme pas car mes amis et moi-même voulons rester recueillis, mais je vous assure que ça vaut le coup d’être vécu pour comprendre de quoi est capable cette gauche-là… Une femme hurle des injures, un individu nous menace de chambre à gaz et un autre de brûler nos églises. Des cagoulés hurlant, certains avinés, s’en prennent physiquement à nous et ils commencent à jeter des gros projectiles. Mes amis sont inquiets pour leur sécurité. Nous décidons de quitter ce beau pèlerinage. Les forces de l’ordre sont là mais clairement en sous-effectif… »
En France, en 2021, ce sont des curés, des femmes, des enfants et des personnes âgées qui ont été agressés par des militants d’extrême gauche en raison de leur foi.

Une agression qui, à cette heure, n’a suscité aucune condamnation politique, aucune excuse, aucune dénonciation. Cette gauche radicale prête à tous les compromis avec les islamistes s’en prend maintenant à un cortège familial. Le tout dans le glaçant silence de la presse et des professionnels de l’indignation. »

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bvoltaire

La Marche des Martyrs, une procession organisée samedi 29 mai par le diocèse de Paris en mémoire du massacre de plusieurs otages lors de la Commune, violemment prise à partie puis interrompue par un groupe de militants d’extrême gauche

« La Marche des Martyrs, une procession organisée samedi 29 mai par le diocèse de Paris en mémoire du massacre de plusieurs otages lors de la Commune, a été violemment prise à partie puis interrompue par un groupe de militants d’extrême gauche.

150 ans après la Commune, la violence et l’incompréhension demeurent. Ce samedi 29 mai, le diocèse de Paris a organisé une procession, la Marche des Martyrs, afin de commémorer le 150e anniversaire du massacre de la rue Haxo au cours duquel cinquante otages ont été fusillés dont dix ecclésiastiques. Elle devait suivre le chemin que les otages ont emprunté depuis le lieu de l’ancienne prison de la Roquette (Square de la Roquette, XIe) jusqu’à l’église Notre-Dame des Otages (XXe), édifiée là où ils ont été tués.

On entendait des personnes attablées aux terrasses scander « Vive la Commune », « À bas les Versaillais »…

Mais c’était sans compter la violence des réactions que le passage de la procession a suscitée. Les quelque 300 participants ont été pris à partie à proximité du cimetière du père Lachaise. « Je ne m’attendais pas à une telle violence », confie à Aleteia Camille, qui animait les chants lors de la marche. « On entendait des personnes attablées aux terrasses scander « Vive la Commune », « À bas les Versaillais » »…
Jusqu’au moment où, comme en témoignent plusieurs vidéos, une dizaine de militants d’extrême gauche (ils se sont déclarés eux-mêmes « antifascistes ») ont attrapé des verres servis sur les tables installées en terrasses et les ont lancés sur les manifestants qui chantaient et priaient. Ils se sont ensuite battus avec quelques paroissiens en arrachant les bannières. L’un d’eux a été hospitalisé dans un état grave.

- La procession interrompue

Plusieurs personnes bloquant l’avancée de la procession, cette dernière a dû être interrompue et les participants se sont réfugiés dans l’église Notre-Dame de la Croix de Ménilmontant. « Ce ne devait être qu’une étape mais nous avons dû arrêter la procession », reprend Camille. Ce n’est qu’à l’arrivée des renforts de la police qu’ils ont pu sortir.

Comment expliquer un tel déferlement de violence ? Il y avait des bannières, bien sûr, « mais rien de choquant ou agressif », avance la jeune femme. « Ces clivages de 1871 sont censés être lointains mais pourtant ils sont toujours présents… J’ai trouvé cela tellement triste ».

Organisée par le diocèse de Paris et menée par l’évêque auxiliaire du diocèse de Paris, Mgr Denis Jachiet, cette procession avait bien été déposée et validée par la préfecture de Police de la capitale. Mais les agents de sécurité et les policiers, trop peu nombreux, ont vite été débordés. »

Agnès Pinard Legry - Publié le 30/05/21 - Mis à jour le 31/05/21

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Aleteia