Consécration au Coeur Immaculé de Marie

jeudi 31 décembre 2015
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Consécration au Coeur Immaculé de Marie
1er janvier : Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu
(In octava Nativitatis Domini)



A l’occasion d’une grande fête mariale, de Noël ou de l’Octave de la Nativité, le 1er janvier, ou encore lors d’un premier samedi du mois, consacrons-nous, consacrons nos paroisses au Coeur Immaculé de Marie. Suivons les beaux exemples du roi Louis XIII, de l’abbé Desgenettes à Notre-Dame des Victoires,des papes Pie VII, Pie XII, saint Jean-Paul II et Benoît XVI, de Mgr Rey en son diocèse de Fréjus-Toulon et de nos frères de Cap Fatima 2017.

Vers le Centenaire de Fatima

Lettre de liaison n° 18 (27décembre2015)

« Chers amis,

Avec les consécrations des 8 et 25 décembre, le nombre de personnes consacrées au Cœur Immaculé de Marie a légèrement augmenté (d’environ un millier). Mais il serait dommage d’en rester là : il nous faut continuer à promouvoir la consécration autour de nous, et non seulement la consécration des personnes, mais aussi celle des collectivités. Car par cette dernière, nous pouvons attirer des grâces sur toute une communauté, même si tous ses membres ne se sont pas consacrés personnellement à Notre-Dame. Par exemple, les évêques portugais ont consacré le Portugal en 1931 et 1938 ; le pape Pie XII a consacré le monde les 31 octobre et 8 décembre 1942.

Voici un nouvel exemple. En 1944, les villages de Saint Côme de Fresné, Asnelles et Meuvaines, situés à quelques kilomètres d’Arromanches, un des cinq ports choisis par les alliés pour le débarquement, demandèrent avec insistance à leur curé de consacrer les trois villages à la Sainte Vierge. Le curé reporta sans cesse. L’avant-veille du débarquement, il finit par accepter de le faire. Les trois villages furent consacrés à la Vierge Marie au cours d’une cérémonie publique devant la statue du village d’Asnelles. Au matin du débarquement, une brigade anglaise débarqua sur les plages situées juste en face des villages qui furent libérés à midi. Malgré de rudes combats, aucun villageois ne fut touché. Une seule personne décéda : elle avait quitté son village une semaine avant la consécration ! (Nous tenons cette histoire directement d’un descendant d’une famille de ce village.)

En toute rigueur, il s’agit ici d’une consécration à Notre-Dame et non pas au Cœur Immaculé de Marie. Car à l’époque, le message de Fatima était encore peu connu. En effet, ce n’est qu’à partir de décembre 1927 que sœur Lucie, à la demande de son directeur de conscience, commença à révéler les premiers éléments du secret concernant la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Mais l’esprit est bien le même.
Aujourd’hui, dans l’ambiance d’interdiction des crèches dans les mairies, on imagine mal les maires faisant consacrer leur commune au Cœur Immaculé de Marie. Mais rien ne nous empêche de demander à notre curé de consacrer notre paroisse. Une telle consécration est d’autant plus recommandée que la toute première demande du Ciel concernant la dévotion au Cœur Immaculé de Marie fut justement pour demander la consécration d’une paroisse, celle de Notre-Dame des Victoires.

Située en plein cœur de Paris, cette paroisse avait été ravagée par la Révolution : sur les 40 000 âmes qu’elle comprenait, 40 personnes seulement allaient à la messe le dimanche. En 1836, après 4 ans d’efforts pour redresser la situation, le curé de la paroisse, l’abbé Desgenettes, se désespérait du peu de résultats obtenus. Le 3 décembre, un premier samedi du mois, en disant sa messe, il entendit plusieurs fois une voix intérieure lui dire : « Consacre ta paroisse au Cœur Immaculé de Marie ». D’abord surpris, il ne voulut pas croire à la réalité de la chose. Mais après réflexion, il décida de passer à l’acte, se disant que si cela ne faisait pas de bien, cela ne pouvait faire aucun mal. De retour chez lui, il composa les statuts d’une association du Saint et Immaculé Cœur de Marie pour la conversion des pécheurs. Les membres de cette association s’engageaient à assister à la messe et à prier pour la conversion de pécheurs chaque 1er samedi du mois.

Craignant cependant d’avoir été victime d’une illusion, il demanda à la Sainte Vierge de bien vouloir lui donner un signe qu’elle était bien à l’origine de cette inspiration et acceptait cette association. Le samedi suivant, l’évêque de Paris, Monseigneur de Quelen, en approuva les statuts et donna son accord pour commencer dès le lendemain les exercices de piété proposés. Ce jour-là, l’abbé Desgenettes annonça en chaire aux dix fidèles qui assistaient à la grand-messe que le soir il célébrerait un office de dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Dès cet instant, une pluie de grâces commença à inonder la paroisse. À la fin de la messe, deux pères de famille demandèrent à se confesser. Le soir, entre 400 et 500 personnes assistèrent à l’office annoncé le matin. Jamais, l’abbé Desgenettes n’avait vu une telle affluence dans l’église.

Ce premier événement fut suivi par une série ininterrompue de signes. Le lendemain, l’abbé Desgenettes rendit visite à M. de Joly, dernier garde des Sceaux de Louis XVI, qui était à l’article de la mort et refusait catégoriquement le secours des sacrements. Ce jour-là, il accepta de recevoir son curé. Et après quelques instants de conversation, il demanda à se confesser et mourut saintement quatre mois plus tard.
Quelques jours après, le 12 janvier 1837, l’abbé Desgenettes procéda à l’ouverture des registres de l’association. Dix jours plus tard, il y avait 214 inscrits. L’année suivante, l’association fut érigée par Grégoire XVI en archiconfrérie universelle. Cinq ans après sa création, elle comptait deux millions de membres et mille neuf cent paroisses affiliées. Et en 1848, Notre-Dame des Victoires était l’église la plus fréquentée de Paris. Depuis, nombreux sont ceux qui y obtinrent des grâces : Alphonse de Ratisbonne, le père Libermann qui y découvrit sa vocation et y dit sa première messe, Dom Bosco, sainte Thérèse de Lisieux, ...

Que l’exemple de Notre-Dame des Victoires nous incite à demander à notre curé de consacrer ou de renouveler la consécration de notre paroisse au Cœur Immaculé de Marie. Peut-être certains objecteront ils qu’en France, notamment depuis le vœu de Louis XIII, de nombreuses paroisses sont déjà consacrées à Notre-Dame. Nous leur ferons remarquer que c’était le cas de Notre-Dame des Victoires. Pourtant, pour la redresser, le Ciel demanda à l’abbé Desgenettes de consacrer la paroisse au Cœur Immaculé de Marie. Il n’hésita pas à le faire et l’on a vu les heureux résultats de sa prompte obéissance. Alors, en plus des consécrations individuelles, œuvrons pour que toutes les paroisses de France se consacrent au Cœur Immaculé de Marie d’ici octobre 2017. Objectif peut-être irréalisable à vue humaine, mais si déjà tous ceux qui se sont consacrés les 8 et 25 décembre derniers obtenaient que leur paroisse soit consacrée au Cœur Immaculé de Marie, ce serait déjà un beau résultat.

Enfin, n’oublions pas de prier pour la conversion des pécheurs. Le 13 juillet 1917, pour nous accorder la paix et la conversion des pécheurs, Notre-Dame a demandé la consécration à son Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Or le samedi qui vient sera le premier des premiers samedis du mois de l’année de la Miséricorde. Alors ce jour-là, allons communier pour essayer de sauver un pécheur. Nous ne connaîtrons sans doute jamais son nom ici-bas. Mais peut-être qu’un jour, lorsque (souhaitons-le) nous arriverons au Ciel, nous serons accueillis par une âme nous disant : Notre-Dame m’a accordé telle grâce à cause de la communion que vous avez faite tel jour.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie ».

Yves de Lassus
Président de Cap Fatima 2017

Petite chronique du projet :

« Pour illustrer tous les bienfaits de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, il est prévu de mettre sur le site d’une part la liste des paroisses et diocèses de France consacrés au Cœur Immaculé de Marie, d’autres part l’histoire de ceux qui ont reçu une grâce particulière suite à une telle consécration.

Pour cela, vous êtes invités à nous communiquer(à l’adresse : contact@fatima100.fr) tous les éléments en votre possession, notamment la date des consécrations que vous connaissez avec si possible des pièces justificatives. Ces éléments seront publiés dans des pages du site qui vont être créées à cet effet ».

Lois Spalwer

le salon beige

+ Consécration au Cœur Immaculé de Marie

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Sainte Vierge Marie, l’Immaculée-Conception, Mère de Dieu et notre Mère, Reine du Ciel et de la terre, pour être pleinement offerts et consacrés au Seigneur et à son Cœur miséricordieux, nous consacrons à votre Cœur Immaculé notre personne, notre famille, notre Paroisse, l’Eglise en notre pays et la France dont vous êtes la Patronne principale en la fête de votre Assomption. Dans votre douceur maternelle, soyez notre Reine, Reine de notre famille et de notre Paroisse, Mère de l’Eglise et Reine de France, Mère de la Paix et Reine de l’Univers.

Par vous nous serons présentés au Christ, et, par Lui et avec Lui, à son Père Eternel. Nous marcherons à la lumière de la foi, de l’espérance et de l’amour pour que le monde croie que le Christ est l’envoyé du Père. Avec Lui nous voulons porter l’amour et le Salut jusqu’aux confins de la terre.

Sous la protection de votre Cœur Immaculé, nous serons un seul peuple avec le Christ. Nous serons les témoins de sa Résurrection, et par Lui offerts au Père pour la gloire de la Très Sainte Trinité, que nous adorons, louons et bénissons. Amen
Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !
Notre-Dame de la Prière, apprenez-nous à prier !

Saint Gabriel Archange, veillez sur nous !

+ Salve Regina, mater misericordiae, vita, dulcedo et spes nostra, salve. Ad te clamamus, exules filii Evae. Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle. Eia ergo, advocata nostra, illos tuos misericordes oculos
ad nos converte. Et Iesum benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exsilium ostende. O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria.

+ Salut, Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, salut ! Vers toi nous crions, enfants d’Eve exilés, vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. O toi notre avocate, tourne vers nous ton regard miséricordieux et Jésus, le fruit béni de tes entrailles, montre-le nous après cet exil. O clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie.

Sur la Croix Jésus donna sa Mère

1 En quittant ce monde, le Christ donna à sa mère un homme qui serait pour elle comme un fils : Jean. Il le lui confia (Jn 19, 25-27). Et par suite de ce don, de cette remise entre ses mains, Marie devint la mère de Jean. La Mère de Dieu est devenue la mère de l’homme.

2. « Il la prit chez lui » peut également signifier, littéralement, dans sa maison. Les lieux où Marie se rencontre avec les hommes sont une manifestation particulière de sa maternité à leur égard, comme le sont aussi les maisons où elle habite, les maisons où l’on sent une présence particulière de la Mère. (...)
L’homme lui ouvre son cœur et lui parle de tout : il la prend chez lui, c’est à dire au milieu de tous ses problèmes, parfois difficiles. Ses problèmes et ceux des autres. Problèmes de familles, des sociétés, des nations, de l’humanité entière. (...)

5 Maternité veut dire sollicitude pour la vie du fils. Or donc, si Marie est mère de tous les hommes, son empressement pour la vie de l’homme est de portée universelle. L’empressement d’une mère embrasse l’homme tout entier. La maternité de Marie commence par sa sollicitude maternelle pour le Christ. Dans le Christ, au pied de la croix, elle a accepté Jean, et elle a accepté tout homme et tout l’homme. Marie les embrasse tous avec une sollicitude particulière dans l’Esprit Saint. (...)
La maternité de Marie est donc une participation à la puissance de l’Esprit Saint, de celui qui ‘donne la vie’. Elle est en même temps l’humble service de celle qui dot d’elle même : ‘Voici la servante du Seigneur.’ »

La révélation privée rappelle l’Evangile...

6 L’Eglise a toujours enseigné et continue à proclamer que la révélation de Dieu a trouvé son accomplissement en Jésus-Christ et qu’ « aucune nouvelle révélation publique n’est à attendre avant la manifestation glorieuse du Seigneur » (Dei Verbum, 4). L’Eglise apprécie et juge les révélations privées selon le critère de leur conformité avec cette unique révélation publique.
Si l’Eglise a accueilli le message de Fatima, c’est surtout parce qu’il contient une vérité et un appel qui, dans leur contenu fondamental, sont la vérité et l’appel de l’Evangile lui-même.

« Convertissez-vous (faites pénitence) et croyez à l’Evangile » (Mc 1, 15) : telles sont les premières paroles que le Messie a adressées à l’humanité. Le message de Fatima est, dans son noyau fondamental, l’appel à la conversion et à la pénitence, comme dans l’Evangile.

Cet appel a été prononcé au début du vingtième siècle et, par conséquent, il a été particulièrement adressé à ce siècle.

La Dame du message semble lire avec une perspicacité spéciale les « signes des temps », les signes de notre temps. L’appel à la pénitence est maternel et, en même temps, ferme et déterminé. La charité qui « trouve sa joie dans ce qui est vrai » (cf. 1 Co 13, 6), sait être franche et décidée. L’appel à la pénitence est associé, comme toujours, à l’appel à la prière.

Conformément à la tradition de nombreux siècles, la Dame du message de Fatima indique le rosaire, qui peut justement se définir « la prière de Marie » : la prière dans laquelle elle se sent particulièrement unie à nous. Elle-même prie avec nous. Par cette prière, on embrasse les problèmes de l’Eglise, du Siège de saint Pierre, les problèmes du monde entier. En outre, on se souvient des pécheurs, pour qu’ils se convertissent et se sauvent, et des âmes du purgatoire.

Les paroles du message ont été adressées à des enfants de 7 à 10 ans… Les enfants de Fatima sont devenus les interlocuteurs de la Dame du message et aussi ses collaborateurs.

Dans l’urgence de notre époque

7 Lorsque Jésus dit sur la croix : Femme voici ton Fils (Jn 19,26), il ouvrit d’une manière nouvelle le cœur de sa mère, le Cœur immaculé, et il lui révéla la nouvelle dimension de l’amour, et la nouvelle portée de l’amour auquel elle était appelée dans l’Esprit saint par la force du sacrifice de la croix. » (…)

Le salut éternel de l’homme se trouve en Dieu seul. Si le refus de Dieu de la part de l’homme devient définitif, il mène logiquement au refus de l’homme de la part de Dieu (cf. Mt 7,23 ; 10,33), à la damnation.

Alors que la Mère, avec toute la puissance de l’amour qu’elle nourrit dans l’Esprit-Saint, désire le salut de tout homme, peut-elle garder le silence sur ce qui menace les bases mêmes de ce salut ? Non, elle ne le peut pas !

C’est pourquoi le message si maternel de la Dame de Fatima est en même temps si ferme et s déterminé. Il semble sévère. C’est comme si Jean Baptiste parlait sur les rives du Jourdain. Il invite à la pénitence. Il avertit. Il appelle à la prière. Il recommande le rosaire.

C’est aussi un appel à nous faire aider par elle, la Mère

8 Le cœur immaculé de Marie, ouvert par la parole « Femme, voici ton fils », rencontre spirituellement le cœur de son Fils ouvert par la lance du soldat.
Le cœur de Marie a été ouvert par l’amour même pour l’homme et pour le monde dont le Christ a aimé l’homme et le monde, s’offrant lui-même pour eux sur la croix, jusqu’au coup de lance du soldat.

Confier le monde au Cœur Immaculé de Maire signifie nous approcher, grâce à l’intercession de la Mère, de la Source même de la vie, qui a jailli au Golgotha. Cette source jaillit sans interruption avec la rédemption et avec la grâce. En elle s’opère continuellement la réparation pour les péchés du monde. Elle est en permanence source de vie nouvelle et de sainteté.

Confier le monde au cœur immaculé de Marie signifie revenir au pied de la croix du Fils.

Plus encore, cela veut dire confier ce monde au cœur transpercé du sauveur, le faite remonter à la source même de la rédemption. La rédemption surpasse toujours le péché de l’homme et le péché du monde.

La puissance de la rédemption est infiniment supérieure à toutes les possibilités de mal qui se trouvent dans l’homme et dans le monde.

Le cœur de la Mère, comme aucun autre dans tout l’univers, visible et invisible, en est bien conscient. C’est pour cela qu’il appelle. Il n’appelle pas seulement à la conversion, il nous appelle à nous faire aider par elle, la Mère, pour revenir vers la source de la rédemption.

Se remettre entre les mains de Marie

9. Se remettre entre les mains de Marie signifie se faire aider par elle pour nous offrir, nous-mêmes et l’humanité, à celui qui et saint, infiniment saint, se faire aider par elle – en ayant recours à Son Cœur de Mère qui, au pied de la croix s’est ouvert à l’amour pour tout homme, pour le monde entier – afin d’offrir le monde, et l’homme, et l’humanité, et toutes les nations, à Celui qui est infiniment saint. La sainteté de Dieu a été manifestée dans la rédemption de l’homme, du monde, de l’humanité entière, des nations, rédemption qui s’est accomplie par le Sacrifice de la croix.

Sur le modèle de la consécration du Christ

« Pour eux je me consacre moi-même » avait dit Jésus (Jn 17,19). Par la puissance de la rédemption, le monde et l’homme ont été consacrés. Ils ont été offerts et confiés à l’amour même, à l’amour miséricordieux.

La Mère du Christ nous appelle et nous invite à nous unir à l’Eglise du Dieu vivant dans cette consécration du monde, dans cet acte d’offrande par lequel le monde, l’humanité, les nations, tous et chacun des hommes sont présentés au père éternel avec la puissance de la rédemption du Christ. Ils sont offerts dans le cœur du Rédempteur transpercé sur la croix.

La Mère du Rédempteur nous appelle, nous invite et nous aide à nous unir à cette consécration, à cet acte d’offrande du monde. Alors, en effet, nous nous trouverons le plus près possible du Cœur du Christ transpercé sur la croix. »

Dans la foi de l’Eglise

« 2 Et je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu ; elle s’est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux. 3 J’entendis alors une voix clamer, du trône : "Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. »
(Apocalypse 21,2-3)

C’est de cette foi que vit l’Eglise. C’est avec cette foi que chemine le Peuple de Dieu.
« La demeure de Dieu avec les hommes » est déjà sur la terre.
En elle se trouve le Cœur de l’épouse et de la Mère, Marie, paré du joyau de la conception immaculée :
le Cœur de l’Epouse et de la mère que la parole du Fils sur la croix a ouvert à un nouvel et grand amour de l’homme et du monde ;
le Cœur de l’Epouse et de la mère qui connaît toutes les souffrances des hommes et des sociétés de cette terre.

Le peuple de Dieu chemine sur les routes de ce monde dans une perspectives eschatologiques. Il accomplit son pèlerinage vers la Jérusalem éternelle, vers la demeure de Dieu avec les hommes. (…)

Jusqu’à maintenant cependant, « le premier ciel et la première terre » subsistent encore autour de nous et en nous. Nous ne pouvons pas l’ignorer. Cela nous permet au contraire de mesurer quelle grâce immense a été faite à l’homme lorsque, au cœur de ce cheminement, à l’horizon de la foi de notre temps, est apparu ce « signe grandiose : une femme » (Ap 12,1) !

Oui, en toute vérité, nous pouvons répéter : « Bénie sois-tu ma fille, par le Dieu Très Haut, entre toutes les femmes de la terre ! »

« En agissant résolument sous le regard de Dieu… tu es intervenue pour empêcher notre ruine. » En vérité tu es bénie ! Oui, ici et dans toute l’Eglise, dans le cœur de chaque homme et dans le monde entier : sois bénie, ô Marie, notre très douce Mère »

Extraits de :
, homélie du 13 mai 1982 à Fatima

Jean-Paul II (Pape Jean-Paul II)

Source :

Marie de Nazareth

Le « Cœur immaculé de Marie » est célébré le samedi de la troisième semaine après la Pentecôte, le lendemain de la solennité du Sacré Coeur de Jésus.

Le « Cœur immaculé de Marie » est une expression qui concerne toute la personne de Marie.

Les lectures liturgiques sont :
Is 61, 9- 11
et Luc 2, 41-51 (Jésus perdu et retrouvé au temple).

L’Evangile révèle le Coeur de Marie parce qu’il montre comment Marie a cherché et suivi Jésus : la pureté du coeur, c’est de suivre Jésus !

Marie n’a pas compris immédiatement, mais a médité ce qu’elle n’a pas compris, avec un coeur ouvert, attendant de mieux comprendre : son coeur est humble, docile, ouvert à une révélation toujours plus profonde, ouvert à une lumière toujours plus forte.

Un peu d’histoire :

La dévotion au Cœur immaculé de Marie est fondée sur la théologie mariale de saint Bernard, les révélations privées à sainte Gertrude et à sainte Mechtilde, les visions de sainte Marguerite-Marie Alacoque au XVII° siècle, et elle fut largement répandue par saint Jean Eudes. Au XIX° siècle, l’ordre des Augustins puis le diocèse de Rome en célèbrent la fête. Et finalement, la fête entre dans le calendrier liturgique universel.
Après les apparitions de Fatima (1917), la dévotion au cœur immaculé de Marie augmente partout dans le monde. Le pape Pie XII institue une autre fête en 1954, celle de Marie Reine, (initialement prévue le 31 mai puis déplacée par Paul VI au 22 août), en ordonnant que « ce jour-là, on renouvelle la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie. » (Pie XII, Ad Cœli Reginam § 34).
On peut donc dire qu’il y a une croissance dans la liturgie de l’attention portée au Cœur Immaculé de Marie.

Cependant, dans sa réforme liturgique de 1969, Paul VI fait descendre la fête du Cœur Immaculé de Marie au rang de simple mémoire.

Mais depuis 1986, dans la Messe votive en l’honneur de la Vierge Marie (n°28) « Le cœur immaculé de Marie », la préface eucharistique s’adresse à Dieu le Père en lui rendant gloire car :

Tu as donné à la Vierge Marie un cœur sage et docile pour qu’elle accomplisse parfaitement ta volonté ;

un cœur nouveau et doux, où tu pourrais graver la loi de l’Alliance nouvelle ;
un cœur simple et pur, pour qu’elle puisse concevoir ton Fils en sa virginité et te voir à jamais ;

un cœur ferme et vigilant pour supporter sans faiblir l’épée de douleur et attendre avec foi la résurrection de ton Fils.

Marie de Nazareth

Une véritable consécration du monde au Coeur immaculé de Marie

Ce que le pape François a voulu et a fait ce dimanche 13 octobre, place Saint-Pierre, au pied de la statue de la Vierge du sanctuaire de Fatima, au terme de la messe, apparaît bien comme une véritable consécration du monde au Cœur immaculé de Marie, pas une simple « prière de confiance », au sens le plus dilué. Petite mise au point de vocabulaire, et pas seulement.

Certains ont compris qu’il s’agissait d’une simple prière de confiance, entendant « atto di affidamento », au sens atténué d’ « acte de confiance ». Mais il faudrait aussi s’entendre sur le terme de spiritualité mariale que l’on appelle en français : « consécration ».

Le mot italien « affidamento » (remise totale de tout son être avec confiance) est l’équivalent français de « consécration » dans la mesure où le français n’a pas de substantif correspondant à « affidamento », mais l’italien réserve le terme « consécration » à l’eucharistie ou aux sacrements de l’Ordre (prêtres et évêques) ou à la consécration dans la vie religieuse selon les trois vœux des conseils évangéliques de pauvreté, chasteté et obéissance ou de personnes laïques consacrées dans la virginité et le célibat, pour éviter toute confusion. Le risque de confusion est levé en français lorsque l’on ajoute l’expression « au Coeur immaculé de Marie ». On comprend qu’il ne s’agit pas que le monde entier fasse les « trois vœux ». Nous verrons plus loin une autre objection à ce terme.

Les termes employés par les papes

Quels termes ses prédécesseurs ont-ils employés ? Le 12 mai 2010, à Fatima, Benoît XVI s’était entouré de toutes les sécurités en consacrant les prêtres au Coeur immaculé de Marie, en disant en italien, à la fois et « affidamento » et « consacrazione » : et pour bien faire comprendre de quoi il s’agit, le Vatican publie la prière en titrant par un seul mot : « consécration » en français.

Mais, au-delà des mots, et de la formalité, c’est la volonté du pape qui compte. Et cette volonté est clairement exprimée par « affidamento », selon l’usage italien lorsqu’il s’agit de la Vierge Marie, et « consécration » selon l’usage en français.
Une confirmation de cet usage. Le 25 mars 1984, lors du jubilé des familles, place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II utilisait aussi ensemble deux verbes de la même racine « affidato » et « consacrato » pour caractériser la « consécration » faite par le pape Pie XII, du 31 octobre 1942. Or il parle (en italien) d’ un « acte » d’ « affidamento » « particulier » pour la consécration qu’il fait.

Soeur Lucie a bien confirmé que c’était cela que la Vierge Marie avait voulu. Elle écrit : « Sim, està feita, tal como Nossa Senhora a pediu, desde o dia 25 de Março de 1984 » - « Oui, cela a été fait, comme Notre-Dame l’avait demandé, le 25 mars 1984 » (Soeur Lucie, Lettre du 8 novembre 1989).

Pas une simple prière de confiance

C’est bien, dans ce sens, une « consécration » du monde au Coeur immaculé de Marie que le pape François a faite, très solennellement, ce dimanche matin, place Saint-Pierre en mondovision, pas une simple « prière de confiance » : la télévision italienne, la RAI a ainsi reconnu l’importance de l’événement. Les messes du pape place Saint-Pierre ne sont pas toutes transmises à la télévision en mondovision !

Le soin de la préparation a été hors du commun, avec une veillée place Saint-Pierre en présence du pape qui a tenu à accueillir personnellement la statue de la Vierge Marie, à l’honorer publiquement notamment par l’offrande d’un chapelet précieux. La veillée a été suivie par toute une nuit de prière en préparation, en communion avec les sanctuaires mariaux du monde entier, dans le cadre de l’Année de la foi, et d’un pèlerinage des diocèses des cinq continents sur deux jours.

Le pape a marqué l’importance de l’événement par pas moins de quatre textes : l’allocution de samedi, le message enregistré en vidéo pour la nuit de prière, l’homélie du jour et la prière de consécration elle-même, à la fin de la messe. Une simple « prière » n’aurait pas nécessité une telle mobilisation.

Quant au débat sur « atto di affidamento » traduit par le Vatican en 1984 (pour l’Acte de Jean-Paul II confirmé par soeur Lucie) par « consécration », et encore aujourd’hui par certaines éditions de Radio Vatican et différentes agences, ce n’est pas notre propos de journaliste d’entrer dans un débat de théologiens.

Nous nous contenterons de suggérer qu’il faudrait s’expliquer sur ce que l’on définit par « consécration » à Marie. On découvrirait peut-être qu’en français, et dans la tradition spirituelle mariale, c’est un vrai acte de remise de soi confiant à Marie pour qu’elle conduise à Jésus. Mais n’est-ce pas justement ce que dit l’italien : un « atto di affidamento » ?

Le danger du mot « consécration »

Pourtant, diront certains, on ne peut se consacrer qu’au Christ par les mains de Marie, dans un sens baptismal et sacramentel. Il est bon de rappeler que, de fait, la prière que l’on appelle couramment « consécration à Marie » de saint Louis-Marie Grignion de Montfort est une consécration de soi même à Jésus-Christ, Sagesse éternelle, par les mains de Marie, avec une forme de renouvellement des promesses du baptême.

Toutefois il ne faudrait peut-être pas trop vite croire que les raccourcis d’expression reflètent une erreur spirituelle des fidèles : ceux qui la prient quotidiennement en l’appelant « consécration à Marie » savent bien cela, à l’école du bienheureux Jean-Paul II qui la disait « tout entière », comme il l’a confié un jour à des visiteurs français. Celui qui la prie se confie à la maternité et à la souveraineté de Marie : « Je te choisis (...) pour ma Mère et ma Reine (...) ».

Et lorsque Benoît XVI dit « consacrazione » des prêtres, à Fatima, en 2010, personne ne soupçonne le pape théologien d’approximation ...

Une prière simple

En conclusion, pour ne pas donner au terme « affidamento » le sens faible de simple prière de confiance (comme d’aucuns l’avaient comprise), ce qui serait trahir le sens fort de l’italien, nous avons traduit par « consécration », suivant en cela des traductions utilisées par le Saint-Siège déjà en 1984.

Mais nous nous gardons bien de donner à ce terme le sens fort de consécration quasi sacramentelle au Christ.

Il s’agit du sens courant donné en français par la piété populaire à un acte de confiance dans la maternité de la Vierge Marie, que la Passion et Résurrection du Christ a dilatée aux dimensions de l’humanité, selon les paroles de Jésus en croix : « Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère » » (Jean 19, 26-27).
Comme Jean-Paul II l’écrit dans son message aux jeunes pour la JMJ de 2003 (un commentaire de sa devise Totus Tuus) : « C’est Elle qui, pratiquant son ministère maternel, vous éduque et vous modèle jusqu’à ce que Christ soit formé en vous pleinement. »

Dans Mulieris Dignitatem, dont c’est l’anniversaire, Jean-Paul II utilise le même mot « affidamento », mais cette fois en parlant de la maternité humaine et spirituelle de la femme. Dans son discours, le pape François souligne le sens de cette maternité exprimée par le mot « affidamento » : cela éclaire certainement aussi la maternité de Marie indiquée par cet « affidamento » filial à Marie, si bien exprimé par Grignion de Montfort.

Reste la réalité de l’acte fait ce dimanche de la remise du monde à l’intercession et à la protection maternelle de la Vierge Marie, dont le Coeur immaculé, au sens biblique, signifie toute sa personne.

Le style et le vocabulaire de chaque sensibilité spirituelle peut ainsi signifier au bout du compte la même réalité spirituelle qui ne change pas - et ce définitif de l’option fondamentale du chrétien dont par le pape François dans son homélie - et l’éclairer selon différentes facettes. La « consécration » de l’ « affidamento », n’est-ce pas, au fond, la reconnaissance de la maternité de Marie et la réponse à cette tendresse maternelle ?

N’est-ce pas cela, la véritable consécration au Coeur immaculé de Marie : la réponse d’amour à sa maternité.

Dans la solennité de l’acte posé par le pape François, on reconnaît en même temps le style « de simplicité qui va à l’essentiel, intentionnellement cultivée par le pape », selon les termes du père Federico Lombardi.

Une fois la « consécration » (« affidamento ») faite par Jean-Paul II, il n’y a pas a revenir sur un acte définitif posé. Mais à raviver à chaque génération la joie de cette maternité de Marie. Les mots que nous mettons ensuite sur la réalité visent uniquement à cela. C’est avec cette simplicité que le pape François conduit à Marie, qui conduit au Christ.

La prière du pape François à Notre Dame de Fatima n’était pas une « simple prière », mais une prière simple qui indique le chemin de cette maternité de Marie.

Lettre à l’évêque de Savone-Noli, Mgr Vittorio Lupi pour les 200 ans du couronnement de la statue de la Vierge de Notre-Dame de la Miséricorde, le 10 mai 1815, par le pape Pie VII (traduction intégrale)

A l’approche de l’Année sainte extraordinaire de la Miséricorde (8 décembre 2015-20 novembre 2016), le pape souhaite que se répande dans toute l’Église et dans le monde « la consécration à la Mère de la Miséricorde ».

C’est ce que l’on peut lire dans la lettre que le pape François a fait parvenir à l’évêque de Savone-Noli, Mgr Vittorio Lupi, pour les 200 ans du couronnement de la statue de Notre-Dame de la Miséricorde, le 10 mai 1815, par le pape Pie VII.

Lettre du pape François

Je souhaite m’unir à la dévotion du peuple de Dieu du diocèse de Savone-Noli pour rendre hommage à Notre-Dame de la Miséricorde, invoquant de manière spéciale sa protection maternelle sur le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde dont j’ai récemment fait l’annonce.

Me plaçant spirituellement dans le sillage de mon prédécesseur Benoît XVI, je me rends au sanctuaire érigé il y a pas moins de cinq siècles, à l’endroit même où la Vierge Marie apparut au paysan Antonio Botta, demandant pénitence et conversion, avant de prendre congé de lui en disant : « Miséricorde et non justice », une exhortation plus que jamais d’actualité, en cette période particulière de miséricorde. La réponse unanime du peuple savonnais à l’appel de la Vierge attira une vraie « cascade » de grâces du Ciel, et entraîna la réalisation de tant d’œuvres sociales et de bienfaisance, pour témoigner que la miséricorde de l’esprit et celle du corps sont inséparables.

A un moment fortement dramatique de l’histoire de l’Europe, le pape Pie VII, enlevé par Napoléon et emprisonné à Savone, reçut l’autorisation de se rendre au sanctuaire et il fit vœu qu’une fois libéré, il reviendrait pour la couronner. Ce fut le cas le 10 mai 1815, et le 24 du même mois il institua la fête de Marie, Auxiliatrice des chrétiens. En effet, la Mère de la miséricorde est toujours proche de ses enfants et prête à les secourir quand ils sont en danger et quand ils souffrent, comme aujourd’hui, de discriminations et persécutions.

Je souhaite donc qu’à l’approche de l’Année sainte extraordinaire, il y ait dans toute l’Église une réflexion sur la consécration à la Mère de la Miséricorde, que cette consécration se répande sur cette terre, cette même terre où celle-ci a laissé à jamais la trace de sa tendresse et de sa proximité avec le peuple de Dieu pèlerin dans le monde.

Vénérable frère, je vous prie de croire, vous et votre chère communauté diocésaine de Savone-Noli, à mon meilleur souvenir. Je vous demande de prier pour moi et pour mon ministère, et vous envoie de tout cœur ma bénédiction apostolique.

Traduction de Zenit, Océane Le Gall

zenit Jubilé de la Miséricorde

CONSÉCRATION AUUR IMMACULÉ DE MARIE


(Prière de Fatima)

Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, nous nous consacrons a votre Cœur Immaculé pour être pleinement offerts et consacrés au Seigneur.
Par Vous, nous serons présentés au Christ, votre Fils et Fils unique de Dieu, et, par Lui et avec Lui, à son Père Eternel.
Nous marcherons a la lumière de la foi, de l’espérance et de l’amour pour que le monde croie que le Christ est l’envoyé du Père dont Il est venu nous transmettre la parole.
Nous serons nous aussi ses envoyés afin de le faire connaître et aimer jusqu’aux confins de la terre.

Ainsi, sous la maternelle protection de votre Cœur Immaculé, nous serons un seul peuple avec le Christ qui nous a acquis par sa Mort, témoins de sa Résurrection, et par Lui offerts au Père pour la gloire de la Très Sainte Trinité, que nous adorons, louons et bénissons.

Ainsi soit-il.

(Imprimatur, 8 décembre 1986, Alberto évêque de Leiria-Fatima)

lieu de prière

Acte de consécration au Cœur Immaculé de Marie

O Marie, Vierge puissante et Mère de miséricorde, Reine du Ciel et refuge des pécheurs, nous nous consacrons à votre Cœur immaculé. Nous vous consacrons notre être et notre vie tout entière ; tout ce que nous avons, tout ce que nous aimons, tout ce que nous sommes. A vous nos corps, nos âmes. A vous nos foyers, nos familles, notre patrie. Nous voulons que tout en nous, tout autour de nous vous appartienne et participe aux bienfaits de vos bénédictions maternelles. Et pour que cette consécration soit vraiment efficace et durable, nous renouvelons aujourd’hui à vos pieds, o Marie, les promesses de notre baptême et de notre première Communion.

Nous nous engageons à professer courageusement et toujours les vérités de la Foi, à vivre en catholiques pleinement soumis à toutes les directions du Pape et des Evêques en communion avec lui. Nous nous engageons à observer les commandements de Dieu et de l’Eglise, et particulièrement la sanctification du Dimanche. Nous nous engageons à faire entrer dans notre vie - autant qu’il nous sera possible - les consolantes pratiques de la Religion chrétienne et surtout la sainte Communion. Nous vous promettons enfin, ô glorieuse Mère de Dieu et tendre Mère des hommes, de mettre tout notre cœur au service de votre culte béni, afin de hâter, d’assurer, par le règne de votre Cœur immaculé, le règne du Cœur de votre adorable Fils dans nos âmes et dans toutes les âmes, dans notre cher pays et dans tout l’univers, sur la terre comme au ciel. Ainsi soit-il.

Notre Dame des Neiges

1er janvier : Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu (In octava Nativitatis Domini)

Huit jours après la Sainte Nativité de Notre Seigneur, la Liturgie de l’Église nous invite aujourd’hui à célébrer Sa Très Sainte Mère, Celle qui Lui a donné avec l’Esprit-Saint Sa Sainte Substance humaine, corps et âme raisonnable, la plaçant ainsi dans l’orbite de la Paternité Divine. C’est pourquoi le Concile d’Ephèse (431) proclama le Dogme de la « Theotokos » (Θεοτόκος), c’est-à-dire de la Mère « qui a enfanté Dieu » dans le temps, puisque Son Divin Fils est véritablement Dieu par la Deuxième Personne Divine de la Très Sainte et Adorable Trinité qui s’est incarnée en Son précieux sein depuis la Très Sainte Union Hypostatique lors de l’Annonciation. Introït de la Messe : « Salve sancta parens enixa puerpera Regem qui caelum terramque regit in saecula saeculorum. Ps. Eructavit cor meum Verbum bonum. Dico ego opera mea Regi. Gloria Patri... » (« Salut O Sainte Mère, Toi qui a enfanté un Roi, qui gouverne le ciel et la terre pour les siècles des siècles. Ps. Mon coeur frémit de bonnes paroles. Je dis mon oeuvre pour le Roi. Gloire au Père... »)

« Je m’étonne qu’il y ait des gens pour poser cette question : faut-il, ou ne faut-il pas appeler la Sainte Vierge Mère de Dieu ? Car si Notre-Seigneur Jésus-Christ est Dieu, comment la Vierge qui l’a mis au monde ne serait-elle pas la Mère de Dieu ? [...] L’Ecriture divinement inspirée déclare que le Verbe de Dieu s’est fait chair, c’est-à-dire s’est uni à une chair douée d’une âme raisonnable. A sa suite le grand et saint concile de Nicée enseigne que c’est le même Fils unique de Dieu, engendré de la substance du Père, par qui tout a été fait, en qui tout subsiste, qui pour nous autres hommes et pour notre salut est descendu des cieux, s’est incarné, s’est fait homme, a souffert, est ressuscité, et reviendra un jour comme juge ; le Concile nomme le Verbe de Dieu : le seul Seigneur Jésus-Christ. Et que l’on observe bien qu’en parlant d’un seul Fils, et en le nommant le Seigneur, le Christ-Jésus, le Concile déclare qu’il est engendré par Dieu le Père, qu’il est le Monogène. Dieu de Dieu, lumière de lumière, engendré, non créé, consubstantiel au Père... Et dès lors la Sainte Vierge peut être appelée à la fois Mère du Christ, et Mère de Dieu, car elle a mis au monde non point un homme comme nous [ce qui explique le miracle de la Virginité Perpétuelle : la naissance est exclusivement Divine car l’Éternelle Personne qui est née dans le temps est exclusivement divine, nullement humaine. Nombreux sont les hérétiques nestoriens qui existent encore aujourd’hui. NDLR], mais bien le Verbe du Père qui s’est incarné et s’est fait homme. Mais, dira-t-on : « La Vierge est-elle donc Mère de la divinité ? ». A quoi nous répondons : Le Verbe vivant, subsistant, a été engendré de la substance même de Dieu le Père, il existe de toute éternité, conjointement avec celui qui l’a engendré, il est en lui, avec lui. Mais dans la suite des temps, il s’est fait chair, c’est-à-dire s’est uni une chair possédant une âme raisonnable, dès lors on peut dire qu’il est né de la femme, selon la chair.

Ce mystère d’ailleurs a quelque analogie avec notre génération même. Sur la terre en effet les mères, d’après les lois mêmes de la nature, portent dans leur sein un fruit qui, obéissant aux mystérieuses énergies déposées par Dieu, évolue et finalement se développe en forme humaine ; mais c’est Dieu qui dans ce petit corps met une âme de la manière que lui seul connaît. « C’est Dieu qui façonne l’âme de l’homme », dit le prophète. Or, autre chose est la chair, autre chose est l’âme. Pourtant bien que les mères aient produit le corps seulement, on ne laisse pas de dire qu’elles ont mis au monde l’être vivant, corps et âme, et non point seulement une de ses parties. Nul ne dirait par exemple qu’Elisabeth est la mère de la chair (sarkotokos), qu’elle n’est pas la mère de l’âme (psychotokos) ; car elle a mis au monde Jean-Baptiste, avec son corps et son âme, cette personne unique, l’homme composé de corps et d’âme. C’est quelque chose de semblable qui se passe à la naissance de l’Emmanuel. II a été engendré, avons-nous dit, de la substance du Père, étant son Verbe, son Fils unique ; mais quand il a pris chair, et qu’il s’est fait Fils de l’homme, il est nécessaire de confesser, qu’il est né de la femme selon la chair [...] »

Lettre de St Cyrille d’Alexandrie aux moines d’Egypte, avant le Concile, pour les mettre en garde contre Nestorius

Epist. I, P.G., 77. (traduction E. Amann, « Le dogme catholique dans les Pères de l’Eglise », Beauchesne, 1922)

Comment peut-on vivre de manière concrète la consécration au Cœur Immaculé de Marie ?

Conseils de Sœur Emmanuelle :

• Choisissez la prière de consécration à Marie qui vous convient le mieux.
• La consécration au cœur immaculé n’est pas une simple prière, c’est un acte qui va vous prendre complètement, qui va changer complètement votre vie.
• C’est un choix extrêmement prenant qui va vous brûler !
• Vous ne pourrez plus vivre comme avant, parce que vous allez saisir la main de la Sainte Vierge, vous allez lâcher le volant car c’est elle qui va vous conduire.
La consécration se vit dans tous les domaines de notre vie.

1. Mon âme et mon corps :

Donnez votre corps et votre santé à la Sainte Vierge : que ce soit elle qui s’en occupe !
Vous renoncerez à toutes ces angoisses qui peuvent surgir face à la maladie, la souffrance, l’hôpital, la solitude, et toutes ces misères qui nous paralysent.
Il ne s’agit pas de rejeter les médecins, si vous donnez votre santé à Marie, c’est l’angoisse qui vous lâchera.
Vous vivrez tout avec elle. Est-on malade ? On offre la maladie ! Est-on en bonne santé ?
On offre ses forces, parce que l’on ne s’appartient plus.
A la place de l’angoisse, on reçoit la paix.

2. Consacrez à Marie votre vie affective, tous ceux que vous aimez, et ceux aussi que vous ne savez pas aimer. En les nommant, confiez-lui toutes ces personnes
3. Consacrez votre avenir à la Sainte Vierge.

Elle vous montrera les choses qui ne sont pas de Dieu et qui vous entraînent dans le péché.
C’est important de lui donner votre cœur, votre affectivité, votre sensibilité, et même votre sexualité.
Vivre vraiment un acte de consécration fait toujours un peu mal.
Vous savez que vous êtes réellement consacré(e) au Cœur Immaculé de Marie lorsque vous permettez à Dieu de faire le tri. Tant que vous avez rien qui vous fait mal de quitter, c’est que vous n’êtes pas vraiment consacré(e).
La Sainte Vierge veut vous prendre en main d’une manière réaliste, concrète, dans tous les domaines de votre vie.

4. Une petite visite dans votre maison…

Avec la Sainte Vierge vous ferez une petite promenade dans votre lieu d’habitation.
Commencez par la cuisine. Dites-lui : » Marie, maintenant, c’est ta cuisine ! « Vous allez peut-être liquider des tiroirs pleins de choses inutiles !
Passez à la salle à manger et là, vous n’avez qu’à vous mettre à table avec elle.
Elle va vous aider à voir les noms de ceux qui n’ont jamais eu l’honneur d’être invités à votre table, les pauvres de votre famille, certains voisins qui sont seuls. Avec Marie, vous allez les accueillir, leur préparer de bons repas.
Et votre maison sera ouverte, accueillante, comme la maison du Bon Dieu. » Désormais, c’est toi, Marie, qui fera les invitations ! » (Vous ne risquerez plus de vous ennuyer !)

5. « Tout ce qui est à moi est à toi »

Ensuite vous passerez au salon, et vous lui consacrerez la télévision et les choix de vos programmes. Vous réviserez aussi avec elle vos vidéos, vos livres. Mais n’allez pas les donner au voisin !
N’oubliez pas le téléphone : « Maintenant, Marie, ce téléphone est à toi ». A chaque fois que je l’utiliserai, je penserai que tu es à côté de moi. Les médisances vont donc disparaître et je passerai moins de temps en paroles inutiles. J’appellerai ceux que je n’appelle jamais, qui sont peut-être dans le besoin, la solitude »
Vous pourrez aussi lui consacrer votre voiture. Marie vous soufflera aussi des occasions de très beaux actes de charité.
Faites un petit tour aussi dans votre chambre, vérifiez la garde-robe… votre manière de vous habiller.
Désormais vous irez faire vos achats avec la Sainte Vierge, vous choisirez tout selon son goût à elle.
Elle va vous attirer vers des choses peut-être nouvelles, et vous faire abandonner d’autres choses.
Comme la Sainte Vierge est la plus belle femme du monde, il n’y a pas de crainte à avoir…

6. Et votre argent, votre compte en banque, vos biens matériels, votre entreprise, les héritages, les bijoux, etc…
Se consacrer à Marie, c’est vraiment lui remettre toute chose pour qu’elle en dispose.
Si nous lui disons : » Tu peux disposer de ce que j’ai « , elle va l’utiliser pour ses plans, et en même temps, parce qu’elle nous aime, elle va pourvoir à nos besoins. Et là aussi, vous serez complètement libérés…
Voilà l’aventure d’une vraie consécration à Marie.

Il y a ici que quelques éléments, mais vous trouverez les autres en repassant tous les domaines de votre vie.
Vous vous apercevrez que l’activité de la Sainte Vierge est extraordinaire.
Heureux ceux qui se consacrent à elle de cette manière !
Plus vous avancez avec elle, plus vous goûtez la joie de la vie.

Les gens viendront à vous en disant :
 » Mais tu as complètement changé ! Qu’est-ce qui se passe ? Tu n’es plus le même ! »
Et vous pourrez partager votre secret.

Si vous vous consacrez de cette manière au Cœur Immaculé de Marie, votre vie aura une autre saveur.

Marie recrute des apôtres qui acceptent de se mettre à son école, de prendre son Cœur et de lui donner le leur, qui acceptent de lui ressembler, de s’abandonner complètement à elle pour devenir entre ses mains des instruments pour ses plans de paix.
Le triomphe du Cœur Immaculé s’accomplira dans l’intime des cœurs, telle une nouvelle effusion de l’Esprit, lorsque ces grands handicapés de l’amour que sont nos cœurs s’ouvriront à la venue de leur Mère et la laisseront écraser de son talon la tête de tous nos serpents.

L’amour s’engouffrera, libre ! Il sera plus fort que tout.

Si vous travaillez avec Marie, vous éprouverez une joie surprenante.
Quelqu’un qui lui appartient est son » protégé « . Elle n’a de cesse de créer en chacun de nous une oasis de paix et de lumière, qui brille dans la nuit de ce monde.

Récitez le plus souvent votre prière de consécration et le Rosaire

En priant le rosaire, on reçoit la vie de Jésus et de Marie.

La joie de Jésus, sa douceur, sa bonté, la beauté de Marie, coulent en nous alors que nous les contemplons dans les différents mystères de leur vie.

Belle occasion de devenir ressemblant à Marie et à Jésus !

Le rosaire réserve de grandes grâces de transformation.

Notre Dame de France

Consécration au Coeur douloureux et immaculé de la Vierge Marie
(Diocèse de Fréjus-Toulon)

« 1 – Du cœur du Christ au cœur de sa mère

Dans la tradition biblique, le cœur est le résumé de la personne humaine. L’être vaut ce que vaut son cœur. Celui-ci désigne la personnalité dans ce qu’elle a de plus intime. Le cœur est la source de la pensée (cf. « Marie méditait toutes ces choses dans son cœur. » Luc 2, 19) et le tabernacle de la présence de Dieu.

Au terme de sa vie terrestre, Jésus révèle à l’humanité l’amour infini dont il nous aime. Du haut de la croix, il ouvre son « cœur ». De son côté ouvert jaillissent le sang et l’eau, livrant ainsi l’Esprit et la vie aux pécheurs que nous sommes.
Jésus révèle en premier lieu à sa mère son amour surabondant. Il introduit Marie dans la révélation intime de son coeur, et dans le partage de sa mission salvifique. Marie reçoit de son Fils, le « cœur nouveau » dont avait parlé le prophète Ezéchiel.

2 – Le cœur de Marie, immaculé et douloureux

« Jésus est le cœur de Marie » (saint Jean Eudes). La Vierge se reçoit et se conçoit à partir de celle de son Fils.

Le cœur de Marie est à la fois immaculé et douloureux.

Quand on dit « cœur immaculé de Marie », on souligne que Notre-Dame a reçu la grâce d’être prémunie, dès sa conception, de la faute originelle. Elle a été par avance rachetée. Elle est « plus jeune que le péché » (Bernanos). Par pure miséricorde, cette grâce a été obtenue de son Fils, par anticipation.

Quand on dit « cœur douloureux », on rappelle tout ce que la Vierge a souffert et offert avec son divin Fils depuis les paroles prononcées par le vieillard Syméon à l’occasion de la présentation au Temple (« un glaive te transpercera le cœur »), jusqu’au Calvaire. « Son cœur a été le premier autel sur lequel Jésus a offert sa vie en sacrifice de louange » (cardinal de Bérulle).

Le privilège de l’Immaculée Conception, loin de soustraire Marie à la douleur, augmente considérablement en elle, sa capacité d’aimer et donc de souffrir pour les pécheurs. Marie accepte volontairement la douleur pour s’unir au sacrifice rédempteur de son Fils.

Dans l’invocation « cœur douloureux et immaculé », « immaculé » rappelle ce que Marie a reçu de Dieu, et « douloureux » rappelle ce que la Vierge a fait pour Dieu en participant aux souffrances de son enfant pour le salut de l’humanité.

Quand nous dirons immaculé, nous glorifierons Dieu en Marie.
Quand nous dirons « douloureux », nous glorifierons Marie en Dieu.

3 – Se consacrer au cœur douloureux et immaculé de Marie

Se consacrer au cœur douloureux et immaculé de Marie, c’est confier notre vie au Seigneur par l’intercession de la Vierge, suivant quatre modalités :

1. S’ouvrir comme au jour de l’Annonciation

Marie accueille dans son cœur et dans sa chair la présence de Dieu. Elle n’oppose aucune résistance à la venue de Dieu dans sa vie. Elle dit « oui ». A sa suite, j’accepte de me laisser faire par Dieu, en toute confiance, pour qu’il prenne la direction de ma vie, même si je ne comprends pas ses desseins, même si j’éprouve des craintes ou des réticences. A mon tour, je dis « fiat ».

2. S’offrir

Marie, debout au pied de la Croix, offre son Fils pour le salut de l’humanité. En me consacrant, j’offre au Seigneur mon existence, mes richesses, mais aussi mes pauvretés. Je confie au Dieu de toute miséricorde mes péchés, ceux de l’humanité. Je présente au Père le cœur transpercé de son Fils Jésus. J’accepte, comme Marie, d’entrer en compassion vis-à-vis de l’humanité, qui est en quête de salut et de libération.

3. S’unir

Au Cénacle, la première communauté chrétienne se rassemble autour de la Vierge, dans l’attente de l’Esprit-Saint. De même qu’elle a porté en son sein le corps physique de Jésus, Marie porte par sa prière la naissance de l’Eglise, sa croissance et sa fécondité. Elle est Mère de l’Eglise. Je peux lui confier la vie de nos communautés chrétiennes, l’unité de nos familles qui sont les premières cellules de l’Eglise, les vocations sacerdotales et religieuses dont le monde a besoin, la paix dans le monde.

4. Témoigner

Marie est par toute son existence témoin de la Bonne Nouvelle. Toute sa vie est sous le regard de Dieu, la juste réponse à son appel. Elle est en parfaite correspondance avec sa volonté. Marie est habitée par la charité. Se consacrer au cœur immaculé et douloureux de la Vierge, c’est devenir témoin du Christ par notre manière d’être, mais aussi par nos paroles.

diocèse de Fréjus-Toulon Consécration au Coeur douloureux et immaculé de Marie


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